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Mes divagations

第 1 张,共 56 张

Des cas

Elle enfile son kilt, son anorak, prend son képi, puis file en kart voir dans son bunker Franky,  son copain punk.qu'elle kiffe à mort . Quel look kitch il a   avec ses spikes kakis et son kimono ...
Après un cake aux kiwis, un kawa, du raki, un stick de kif, ils chantent en karaoké sur du ska,  puis attaquent une scène d'amour kaleidoscopique digne du Kama-Sutra .
La voisine déboule alors en sautillant comme un kangourou,  hurle tel un kakatoès qu'elle va appeler les keufs, c'est Kafkaïen ! Franky braque sur elle son kalachnikov,  la menaçe de se faire hara-kiri, et après une prise de karaté, la kidnappe, l'enferme dans sa kitchenette .
 Il propose alors à sa copine de partir à Katmandou faire un trekking, du kayak, contempler des yaks ... Kamikase elle accepte,et, bonne kleptomane lui pique ses Kundera, Bukowski, Kérouac, Kubrick,  le K de Buzzati, des kleenex,  des kilos de noix de kola, des kyrielles de coke et ses derniers kopecks ...
  Juliette
 

                   

Ces femmes qui aiment se taper dessus

  

 
Certaines créatures féminines doivent avoir en elles une telle agressivité, être tellement énervées du lever du  jour au coucher du soleil, que plutôt que de se défouler sur leurs tendres et chers époux à coups de rouleaux à patisserie, sur leurs animaux de compagnie à coups de pieds,  sur leurs voisins à coups de balais au plafond, sur des inconnus à coups de fils anonymes, sur les copines en leur faisant des coups fourrés, sur leur patron à coups de boule, elles la libèrent en se battant à coups de poings sur un ring  .
                     C 'est à coup sur préférable ...  
 Quel délicieux spectacle que ceux de ces catcheuses et surtout ceux de ces  boxeuses aux gracieux corps musclés, aux visages souriants,  qui se rentrent dans le lard,  hurlent des vacheries, s'insultent, s'arrachent les cheveux, se mordent, se griffent, se giflent, se crachent au visage, se tordent le nez, se tirent les oreilles, s'enfoncent les doigts dans les orbites des yeux, se piétinent, se déchiquettent ... jusqu'à se donner le coup de grace ...
Le spectateur au tempérament peut être querelleur qui contemple ces combats de tigresses déchainées, décharge lui aussi sa violence.
Je suppose que certains vont aussi admirer ces charmants matchs pour se relaxer de leur journée stressante, et mater ...
Et, puis à chacun sa façon de s'exprimer et de se détendre non ?
Allez ,  je vais m'y mettre ... Yeahhhhhh  !  je vais taper ...
 
Juliette future championne
 

 

Moyens extrêmes pour divorcer ...

   
 
 
Depuis quelques années, son épouse prend un malin et malsain plaisir à lui empoisonner l'existence, alors qu'il n'a rien à se reprocher, ni beuveries avec les copains le soir après le travail,  ni le moindre adultère, pas même un léger flirt . 
C' est un homme sérieux et gentil qui participe du mieux qu'il le peut aux travaux ménagers, ramène l'intégralité de son salaire à la maison, s'occupe parfaitement de ses jeunes enfants qu'il aime par dessus tout, est prévenant, mais rien n'y fait , la mégère persévére !
Acariâtre, jalouse, soupçonneuse à l'extrême,  elle l'épie, le surveille en l'appelant sans arrêt au bureau, fouille ses poches, son portefeuille, épluche ses relevés d'identité bancaires, constamment à l'affût du moindre faux pas, du moindre indice .
Ils en discutent souvent, se disputent, elle s'excuse, puis recommençe à le harceler. C'est  maladif, une maladie qui empire au fil des jours, aussi lui demande t'il de divorcer . Elle refuse catégoriquement... le temps passe ...
Il commence alors à rêver de s'en débarrasser en lui tordant le cou ...
De jour, de nuit , il imagine un tas de façons de l'éliminer, celà le hante,  l'aide à supporter son calvaire ...
 
 
                                                                         Jaime Hernandez
 
Il passe à l'acte .... 
 Mais, toutes ses tentatives pourtant bien mijotées échouent.
Elle est invincible, indestructible, insubmersible, en est quitte pour seulement de petits séjours à l'hôpital ... Dont elle sort à chaque fois pire que jamais ...
 Rien à faire, sa poisse lui colle après ...
 
 
 

Noir c'est noir ...

 

 

 Ouais,  je fume comme un pompier et  je bois comme un trou aujourd'hui, mais il y a de quoi ! encore une histoire noire et écœurante pour changer de l'ordinaire,  une sordide histoire qui m'donne envie de tout larguer.

 Tu as entendu parlé du braquage du fourgon blindé ?
Un jeune gars pas méchant le p'tit Johnny, sans antécédents, mais il s'est fait  embrigader par des malfrats pourraves, qui lui ont laissé faire tout le sale boulot !
 il a réussi son coup en artiste,  volé des millions sans tuer ni blesser personne ... Malheureusement, on l'a retrouvé peu de temps après bien amoché,  délesté de son butin par ces moins que rien  ...  Pauv'gosse, il en réchappera , mais, écopera  pour les autres  ... Toujours les mêmes qui s'en sortent ... Et, bien sur, c'est moi,  l'inspecteur Canardo qui doit les retrouver  ...
 Allez ma Lili, sers moi encore un verre, console ton pote qui en a plein les bottes de patauger dans la gadoue, de côtoyer la  misère, les vauriens, les personnages glauques, malsains, qui en a marre de son boulot qui l'désespère.
J'ai envie de changer d'atmosphère, de voir la mer, de gambader sur la plage, de plonger mes pattes dans l'eau, de me péter le tête pour oublier que j'suis oublier qu'un vilain canard que personne aime, tu m'aimes un tout p'tit peu toi, dis ma lili ?
 
" Tu tiens plus debout , t'es rond comme une bille ! et en plus tu déblatères !  arrête de picoler et de cloper, s'te plaît,  tu t' bousilles ...
Allez viens mon gros canard que je t'rafistole, ta Lili va te refaire une santé  ! "
 
 Juliette
 
 
 

Mon coté noir ...

    
 
 
 
Déjà gamine,  j'aimais me faire peur. Vers l'âge de dix ans, j'ai dévoré goulument chez ma petite grand mère, non pas la Comtesse de Ségur, mais trois succulents livres d'horreurs,  oui,oui, c'est pas de la blague !
Mon initiation au fantastique a débuté avec le magnifique roman terrifiant de l'horrible mais pitoyable Dracula de Bram Stoker, puis avec l'histoire effrayante et originale du pauvre homme invisible de Wells,  et enfin l'épouvantable mais ô combien sublime et attendrissant être de Frankenstein de Mary Shelley l'a terminée .
Je n'ai pas été traumatisée par ces lectures, mais,  elles m'ont quand même donnée des cauchemars et laissée quelques séquelles ...
Par la suite j'ai continué ma cure en me délectant d'Edgar Poe, et dans la foulée, je me suis lancée dans la consommation de petits chefs d'œuvres de science fiction tels des Jules Verne,  Bradbury, Huxley, Orwell ... sans oublier bien sur celle de bon polars ...
Puis est arrivée ma folle époque du cinéma , et,  je n'aurais raté pour rien ( sauf pour un concert ),  l' Exorciste, Carrie, Psychose, Shining ou Rosemary's baby  ...et,  j'en passe ....
 
J'ai donc fait une overdose d'horreur, et ,  je ne supporte plus trop maintenant de regarder une scène violente, quelle soit fictive ou encore pire réelle ... Dans ce dernier cas,  j'en pleure !
 
Pourtant, je ne résiste pas à la tentation de coller sous ces lignes un beau dessin, car,  étrangement, je n'ai pas perdu mon goût pour l'étrangeté, comme c'est étrange !
Je dois être un peu tordue ??? Non ?
 
 
Bela Lugosi : Dr Zorka, par Francesco Francavilla
 

La femme-fleur (2)

  
 Ils se contemplent alors longuement, lui, admiratif devant cette beauté stupéfiante, elle, heureusement surprise par cet être venu d'ailleurs ...
Le temps pour eux s'est arrêté ...
Elle l'enveloppe avec tant d'ardeur de si intenses regards aux multiples sentiments, qu'elle se fond en lui .
Totalement pénétré, jusqu'aux recoins les plus intimes de son corps par ces œillades carnivores, qui le fouillent, le mangent,  le dévorent délicatement, il tressaille, envahi de bonheur par ces yeux qui le tourmentent  sans retenue .
Son être entier jouit comme jamais auparavant il n'avait joui , parfaitement, délicieusement, tendrement  torturé par l'adorable femme-fleur .
Plongé dans une extase infinie,  Il demande à nouveau, cette exquise souffrance,  qu'elle lui inflige à nouveau, plongée elle aussi dans une extase infinie...
 
 Puis, le navigateur extasié fut amoureusement englouti par sa femme-fleur  ...
 
Juliette
 
 
 
 

La femme-fleur(1)

 

Il se pose,  après des mois de navigation spatiale sur une planète inconnue où l'accueille le plus sensationnel des êtres qu'il ait jamais vu, une femme-fleur au visage illuminé par six immenses yeux splendides,  captivants, des yeux papillons, des yeux d'améthyste,  translucides, agrémentés de longs et épais cils noirs, une femme-fleur dont la beauté surnaturelle le subjugue.  Cet incomparable visage, repose sur une longue, gracieuse,  fragile tige, entourée d'un feuillage exubérant finement dentelé ... 
L'extraordinaire apparition le regarde ...
 
 
La magnificence à l'état pur, que ni la plus éclatatante des fleurs exotiques, ni le plus précieux des bijoux ne pourra jamais égaler ...
  Extasié,  il la contemple...
 
Juliette 
 
 
 
 

Bain de marché

 
 
 
Par une matinée hivernale, je pars au marché pas très bien lunée car il faut que je pédale, à part ça, ça roule !!
 
Voilà,  que par malchance je tombe sur Mr Arrogance, un orgueilleux qui se prend pour un dieu, un de ces jours il recevra un coup de boule
 Je m'enfuis en moins de deux  !
 
 Et  je croise, la chaleureuse famille Bonne humeur, elle me raconte des histoires grivoises à se fendre la poire ...
  un vrai bonheur !
 
 Puis, j'entrevois Melle Désespoir, je commence en écoutant les racontars de vipère de la copine à Lucifer à broyer du noir ...
 Elle me sort par les yeux !
 
Je la quitte avec un au revoir sec, lorsque Mme Sourire une sympathique coquine me montre du doigt les Jematuvu qui tortillent leurs culs ...
 Je rigole comme une folle !
 
 Un léger coup sur mon épaule,  c'est mon pote Jementape, un gars jovial, son tarpé derrière l'oreille qui fredonne un air de rap ...
Tout un poème !
 
 Mais,  le père Fripouille s'en mèle, il a le vin mauvais,  nous bafouille des obscénités ... vite fait bien fait on le zappe ...
En plus, il emboucane !
 
Puis, soudain, un vent de douce folie m'enchante,  tout dérape dans le bon sens, mon amie, la si charmante Poésie surgit au coin de la rue  ...
 je l'encense...
 
 Juliette   
           
  
 

Le grand incendie

 

 

 Les buches crépitent,  rongées par les gigantesques flammes qui s'élancent vers  le ciel étoilé, lèchent  la lune, belle, ronde, souriante . 
La plage illuminée est en fête, ils mangent, boivent, chantent, se trémoussent au son des guitares, djambés, flutes, accordéons, violons, pianos même   ... courent rafraîchir leurs ardeurs sous les vagues,  entre deux assiettes, deux verres, deux chansonnettes, deux pas de danse, deux embrassades, deux caresses,  sur ce lit improvisé et immense de sable blanc et moelleux.
 
Ils se déchaînent, se lâchent, se défoulent pour essayer d'oublier l' incendie qui demain ravagera la terre, décimera peut être l'humanité .
Bientôt la planète sera à feu et à sang, de nombreux pays se sont déclarés la guerre pour des enjeux incohérents ...
ça va péter ...
 
Et cette nuit,  les hommes abasourdis expriment leur colère, leur désespoir, leur épouvante, mais aussi leur amour de l'existence ... Certains horrifiés hurlent, beaucoup accablés pleurent, d'autres fatalistes se suicident, quelques irréductibles abrutis se battent ...
 
Eux, ont choisi d'exorciser leur terreur dans l'exubérance d'une fiesta grandiose, brûlante d'amour et de  vie ...
  
Saloperies de guerres !!!!
Maudites soient elles, et maudits ceux qui en décident
Nous ne sommes et ne seront toujours que des pions !
Je n'aime pas leurs commémorations ...
  
 
Juliette pacifiste à fond  ...
 
 
 
 
 

Dédoublée

 

 

Celà arriva subitement, sans aucun avertissement, ni signe avant-coureur ... Elle se dédoubla, se vit quitter la chaise où elle était assise, écoutant parler une personne qui l'ennuyait profondément, puis quitter la pièce .
Elle tata son corps, pinca sa joue, parla, constata qu'elle était toujours là, mais divisée en deux : une moitié d'elle ne bougeait pas, contrainte de subir un monologue insignifiant, absurde, tandis que l'autre partait à l'aventure se divertir ...
Le souhait qui venait de la traverser d'être ailleurs, était devenu réalité ...
Elle alla se mêler à la foule en ville, découvrit qu'elle n'était pas invisible, puisque qu'elle conversa avec quelques personnes . 
Elle passa un fort bel après midi, puis rentra chez elle, en sachant que l'enquiquinante visiteuse avait quitté les lieux !
 Le soir même, attablée avec un ami au restaurant, avec lequel elle s'entretint joyeusement de tout et de rien, elle se rendit compte que fort heureusement elle demeurait unique, ne se dédoublait pas ...
Puis au fur et à mesure des jours qui passèrent, elle s'aperçut que cette étrange et délicieuse expérience n'avait lieu que lorqu'elle vivait des moments banals, insipides, pénibles ...
Sa vie devint exaltante ... avoir une double existence, tout en sachant bien se partager, sans pour autant blesser ceux que l'on aime, qui ne le voudrait pas ?
quant à moi, je ne dirais pas niet...
D'ailleurs je me dédouble déjà sur le Net ....
 
 Juliette la femme invisible !
 
 
 
 
 
 

pouet pouet Juliette

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