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Moyens faciles pour divorcer ...
Depuis quelques années, son épouse prend un malin et malsain plaisir à lui empoisonner l'existence, alors qu'il n'a rien à se reprocher, ni beuveries avec les copains le soir après le travail, ni le moindre adultère, pas même un léger flirt .
C' est un homme sérieux et gentil qui participe du mieux qu'il le peut aux travaux ménagers, ramène l'intégralité de son salaire à la maison, s'occupe parfaitement de ses jeunes enfants qu'il aime par dessus tout, est prévenant, mais rien n'y fait , la mégère persévére !
Acariâtre, jalouse, soupçonneuse à l'extrême, elle l'épie, le surveille en l'appelant au bureau, fouille ses poches, son portefeuille, épluche ses relevés d'identité bancaires, constamment à l'affût du moindre faux pas, du moindre indice .
Ils en discutent parfois, elle s'excuse, puis recommençe à le harceler . C' est maladif chez elle, une maladie qui empire au fil des jours, aussi lui demande t'il de divorcer . Elle refuse catégoriquement... le temps passe ...
Il rêve alors de se débarrasser d'elle en lui tordant le cou ...
De jour, de nuit , il imagine un tas de façons de l'éliminer, celà le hante, l'aide à supporter son calvaire, son enfer ...
Il passe à l'acte ....
Mais, toutes ses tentatives pourtant bien mijotées échouent, elle est invincible, indestructible, insubmersible, en est quitte pour seulement de petits séjours à l'hôpital ... dont elle sort ... pire que jamais ...
Rien à faire, sa poisse lui colle après ...
![]() Noir c'est noir ...
Ouais, je fume comme un pompier et je bois comme un trou aujourd'hui, mais il y a de quoi ! encore une histoire noire et écœurante pour changer de l'ordinaire, une sordide histoire qui m'donne envie de tout larguer. Un jeune gars pas méchant le p'tit Johnny, sans antécédents, mais il s'est fait embrigader par des malfrats pourraves, qui lui ont laissé faire tout le sale boulot !
il a réussi son coup en artiste, volé des millions sans tuer ni blesser personne ... Malheureusement, on l'a retrouvé peu de temps après bien amoché, délesté de son butin par ces moins que rien ... Pauv'gosse, il en réchappera , mais, écopera pour les autres ... Toujours les mêmes qui s'en sortent ... Et, bien sur, c'est moi, l'inspecteur Canardo qui doit les retrouver ...
Allez ma Lili, sers moi encore un verre, console ton pote qui en a plein les bottes de patauger dans la gadoue, de côtoyer la misère, les vauriens, les personnages glauques, malsains, qui en a marre de son boulot qui l'désespère. J'ai envie de changer d'atmosphère, de voir la mer, de gambader sur la plage, de plonger mes pattes dans l'eau, de me péter le tête pour oublier que j'suis oublier qu'un vilain canard que personne aime, tu m'aimes un tout p'tit peu toi, dis ma lili ?
" Tu tiens plus debout , t'es rond comme une bille ! et en plus tu déblatères ! arrête de picoler et de cloper, s'te plaît, tu t' bousilles ...
Allez viens mon gros canard que je t'rafistole, ta Lili va te refaire une santé ! "
Juliette
Mon coté noir ...Déjà gamine, j'aimais me faire peur. Vers l'âge de dix ans, j'ai dévoré goulument chez ma petite grand mère, non pas la Comtesse de Ségur, mais trois succulents livres d'horreurs, oui,oui, c'est pas de la blague !
Mon initiation au fantastique a débuté avec le magnifique roman terrifiant de l'horrible mais pitoyable Dracula de Bram Stoker, puis avec l'histoire effrayante et originale du pauvre homme invisible de Wells, et enfin l'épouvantable mais ô combien sublime et attendrissant être de Frankenstein de Mary Shelley l'a terminée .
Je n'ai pas été traumatisée par ces lectures, mais, elles m'ont quand même donnée des cauchemars et laissée quelques séquelles ...
Par la suite j'ai continué ma cure en me délectant d'Edgar Poe, et dans la foulée, je me suis lancée dans la consommation de petits chefs d'œuvres de science fiction tels des Jules Verne, Bradbury, Huxley, Orwell ... sans oublier bien sur celle de bon polars ...
Puis est arrivée ma folle époque du cinéma , et, je n'aurais raté pour rien ( sauf pour un concert ), l' Exorciste, Carrie, Psychose, Shining ou Rosemary's baby ...et, j'en passe ....
J'ai donc fait une overdose d'horreur, et , je ne supporte plus trop maintenant de regarder une scène violente, quelle soit fictive ou encore pire réelle ... Dans ce dernier cas, j'en pleure !
Pourtant, je ne résiste pas à la tentation de coller sous ces lignes un beau dessin, car, étrangement, je n'ai pas perdu mon goût pour l'étrangeté, comme c'est étrange !
Je dois être un peu tordue ??? Non ?
![]() Bela Lugosi : Dr Zorka, par Francesco Francavilla
La femme-fleur (2) Ils se contemplent alors longuement, lui, admiratif devant cette beauté stupéfiante, elle, heureusement surprise par cet être venu d'ailleurs ... Le temps pour eux s'est arrêté ...
Elle l'enveloppe avec tant d'ardeur de si intenses regards aux multiples sentiments, qu'elle se fond en lui .
Totalement pénétré, jusqu'aux recoins les plus intimes de son corps par ces œillades carnivores, qui le fouillent, le mangent, le dévorent délicatement, il tressaille, envahi de bonheur par ces yeux qui le tourmentent sans retenue .
Son être entier jouit comme jamais auparavant il n'avait joui , parfaitement, délicieusement, tendrement torturé par l'adorable femme-fleur .
Plongé dans une extase infinie, Il demande à nouveau, cette exquise souffrance, qu'elle lui inflige à nouveau, plongée elle aussi dans une extase infinie...
Puis, le navigateur extasié fut amoureusement englouti par sa femme-fleur ...
Juliette
La femme-fleur(1)
Il se pose, après des mois de navigation spatiale sur une planète inconnue où l'accueille le plus sensationnel des êtres qu'il ait jamais vu, une femme-fleur au visage illuminé par six immenses yeux splendides, captivants, des yeux papillons, des yeux d'améthyste, translucides, agrémentés de longs et épais cils noirs, une femme-fleur dont la beauté surnaturelle le subjugue. Cet incomparable visage, repose sur une longue, gracieuse, fragile tige, entourée d'un feuillage exubérant finement dentelé ...
L'extraordinaire apparition le regarde ...
![]() La magnificence à l'état pur, que ni la plus éclatatante des fleurs exotiques, ni le plus précieux des bijoux ne pourra jamais égaler ...
Extasié, il la contemple...
Juliette
Bain de marchéPar une matinée hivernale, je pars au marché pas très bien lunée car il faut que je pédale, à part ça, ça roule !!
Voilà, que par malchance je tombe sur Mr Arrogance, un orgueilleux qui se prend pour un dieu, un de ces jours il recevra un coup de boule
Je m'enfuis en moins de deux !
Et je croise, la chaleureuse famille Bonne humeur, elle me raconte des histoires grivoises à se fendre la poire ...
un vrai bonheur !
Puis, j'entrevois Melle Désespoir, je commence en écoutant les racontars de vipère de la copine à Lucifer à broyer du noir ...
Elle me sort par les yeux !
Je la quitte avec un au revoir sec, lorsque Mme Sourire une sympathique coquine me montre du doigt les Jematuvu qui tortillent leurs culs ...
Je rigole comme une folle !
Un léger coup sur mon épaule, c'est mon pote Jementape, un gars jovial, son tarpé derrière l'oreille qui fredonne un air de rap ...
Tout un poème !
Mais, le père Fripouille s'en mèle, il a le vin mauvais, nous bafouille des obscénités ... vite fait bien fait on le zappe ...
En plus, il emboucane !
Puis, soudain, un vent de douce folie m'enchante, tout dérape dans le bon sens, mon amie, la si charmante Poésie surgit au coin de la rue ...
je l'encense...
Juliette
Le grand incendie
Les buches crépitent, rongées par les gigantesques flammes qui s'élancent vers le ciel étoilé, lèchent la lune, belle, ronde, souriante .
La plage illuminée est en fête, ils mangent, boivent, chantent, se trémoussent au son des guitares, djambés, flutes, accordéons, violons, pianos même ... courent rafraîchir leurs ardeurs sous les vagues, entre deux assiettes, deux verres, deux chansonnettes, deux pas de danse, deux embrassades, deux caresses, sur ce lit improvisé et immense de sable blanc et moelleux.
Ils se déchaînent, se lâchent, se défoulent pour essayer d'oublier l' incendie qui demain ravagera la terre, décimera peut être l'humanité .
Bientôt la planète sera à feu et à sang, de nombreux pays se sont déclarés la guerre pour des enjeux incohérents ...
ça va péter ...
Et cette nuit, les hommes abasourdis expriment leur colère, leur désespoir, leur épouvante, mais aussi leur amour de l'existence ... Certains horrifiés hurlent, beaucoup accablés pleurent, d'autres fatalistes se suicident, quelques irréductibles abrutis se battent ...
Eux, ont choisi d'exorciser leur terreur dans l'exubérance d'une fiesta grandiose, brûlante d'amour et de vie ...
Saloperies de guerres !!!!
Maudites soient elles, et maudits ceux qui en décident
Nous ne sommes et ne seront toujours que des pions !
Je n'aime pas leurs commémorations ...
Juliette pacifiste à fond ...
Dédoublée
Celà arriva subitement, sans aucun avertissement, ni signe avant-coureur ... Elle se dédoubla, se vit quitter la chaise où elle était assise, écoutant parler une personne qui l'ennuyait profondément, puis quitter la pièce .
Elle tata son corps, pinca sa joue, parla, constata qu'elle était toujours là, mais divisée en deux : une moitié d'elle ne bougeait pas, contrainte de subir un monologue insignifiant, absurde, tandis que l'autre partait à l'aventure se divertir ...
Le souhait qui venait de la traverser d'être ailleurs, était devenu réalité ...
Elle alla se mêler à la foule en ville, découvrit qu'elle n'était pas invisible, puisque qu'elle conversa avec quelques personnes .
Elle passa un fort bel après midi, puis rentra chez elle, en sachant que l'enquiquinante visiteuse avait quitté les lieux !
Le soir même, attablée avec un ami au restaurant, avec lequel elle s'entretint joyeusement de tout et de rien, elle se rendit compte que fort heureusement elle demeurait unique, ne se dédoublait pas ... Puis au fur et à mesure des jours qui passèrent, elle s'aperçut que cette étrange et délicieuse expérience n'avait lieu que lorqu'elle vivait des moments banals, insipides, pénibles ...
Sa vie devint exaltante ... avoir une double existence, tout en sachant bien se partager, sans pour autant blesser ceux que l'on aime, qui ne le voudrait pas ?
quant à moi, je ne dirais pas niet...
D'ailleurs je me dédouble déjà sur le Net ....
Juliette la femme invisible !
L'affreux jojo Il se prend pour un super héros
Il n'a pourtant pas de quoi ...
Pas plus haut que trois pommes l'affreux jojo ...
Son coeur en béton armé ne s'émeut jamais pour un étranger
Ses pensées restent cloitrées dans son monde étriqué
Son petit moi et ses grosses fins de mois
Il regarde droit devant lui pas à l'oblique
Vulgaire, malsain, dangeureux, pathétique ...
Le centre du monde est égal à son nombril
Ses frustrations l'ont rendu horrible .
Des araignées rampent dans son cerveau
Il nous mène tous en bateau ... Ah ! si je le pouvais je prendrais par les pieds
Je le secouerais comme un prunier !
Vous voyez de qui je veux parler ...
Juliette
La danse de la mort
Madame Vie, blafarde, aussi pâle qu'une morte, habillée comme un croque mort,
erre, la mort dans l'âme, et, croise Madame Mort, pimpante, radieuse, vétue et maquillée comme une femme de mauvaise vie, qui danse dans la rue ![]() Elles se dévisagent toutes deux du coin de l'œil, interloquées ...
Vous souriez vous à la vie aujourd'hui Madame Mort, avez vous reçu de si macabres nouvelles pour déborder ainsi de vie ? demande sournoisement Madame Vie, envieuse, à sa mortelle ennemie pleine de vie.
Jamais de la vie, je n'en ai pas eu aujourd'hui, c'est pour moi jour de fête, je trouve donc la vie belle, et puis ...dans la vie, faut pas s'en faire hein ! mais vous même avec votre tête d'enterrement, paraissez être un zombi entre la vie et la mort, n'avez vous aucune raison de vous apprécier aujourd'hui ? répond la mort ravie de voir son ennemie moribonde.
Aucune bonne nouvelle vivifiante, c'est pour cela que je souffre de mille morts, quelle vie de chien ! rétorque Madame Vie .
Madame Mort, hypocritement, embrasse alors du bout de ses lèvres desséchées Madame Vie, lui envoyant son haleine pourrie et puante en plein visage.
Ce repoussant baiser de la Mort horrifie cette dernière qui réplique vivement en lui envoyant dans l'estomac un fracassant crochet du droit ...
Il s'ensuivit entre les deux vieilles dames, un sanglant et mortel combat...
Elles s'entretuèrent ...
C'est ainsi, que pour le grand malheur de l'humanité, disparurent vie et mort de la surface de la terre
Depuis, nous vivons bel et bien un enfer !
Juliette
![]() Amoureuse sanguinaire Il la désire comme jamais il n'a désiré aucune femme. Elle le tient sous son charme . Féminine du bout de ses mignons petits pieds à celui de son joli nez, tout en elle le fascine.
Sa voix, son rire, sa douceur le ravissent, ainsi que ses paroles pleines d'esprit .
Deux choses pourtant chez elle l'ennuient, ses proéminentes canines acérées et son obstination à vivre dans l'obscurité .
Très inquiet quant à ses origines, il pose alors devant son visage une glace, ce qui confirme ses doutes, elle n'a pas de reflet !
Visiblement, son geste l'agace au point qu'elle s'en métamorphose, sa féminité, sa douceur s'envolent, elle salive, bave, crache abondamment, et violemment avec un profond dégout !
L'ail , le crucifix ou le pieu sont, il le sait ses uniques recours.
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Mais, il n'a pas même le temps de crier au secours !Elle plante ses dents soudainement dans son cou, suce avec délectation le sang qui goutte à goutte s'en écoule, tout en lui murmurant de voluptueux mots d'amour .
Juliette
J'ai une caisse d'enfer !
Et , voilà que demain matin j'aurai atteint l'âge indéniable de 51 balais ! J'en suis époustouflée, car il me semble être née il y a encore peu d'années. Il est vrai que 18365 jours, ne sont qu'une broutille dans l'histoire de l'humanité, de l'univers, et pourtant, pour moi, lilliputien grain de poussière, c'est plus que la moitié de ma vie, la plus délirante qui s'est envolée dans l'immensité de l'espace, aspirée dans le néant d'un trou noir. Ah ! comme j'aimerais retrouver cette belle inconscience de ma jeunesse qui m'a fait vivre des moments si intenses ...sniff !
Loin d'être une fleur fanée, mon cœur une souche desséchée, je suis pourtant sur le chemin automnal de cette si belle existence ...
Jolie saison que l'automne me direz vous, oui, mais, un peu trop calme, végétative à mon goût, je lui préfère tant et tant l'explosif, le passionnant printemps .
Pourtant, mes pensées, un brin nostalgiques ne m'empêcheront pas d'aller chanter pouêt pouêt tout à l'heure, à une quarantaine de kilomètres, chez nos voisins Italiens, qui eux, malgré leur Berlusconi d'opérette et ses bouffonneries trouvent toujours des occasions de réjouissances, tandis que dans notre pays le rabougri et grotesque Sarko avec ses pitreries nous empêche de plus en plus en nous cassant le moral d'aller au bal ... n'est ce pas ?
![]() Et voilà , la voiture de mes rêves , une Deuch rouge offerte par Michel , youpiiiiiiiiii
J'ai toujours la caisse Inquiète, elle fait grise mine, voilà des jours qu'elle traîne dans ce parking, délaissée par son cher maître qui ne vient plus souvent la voir, la prend seulement pour ne pas qu'elle rouille, et compte même s'en débarrasser. Il a téléphoné devant elle à son garagiste en disant qu'il irait bientôt chercher sa nouvelle Cadillac.
Elle en a pleuré ...
Aussi , c'est décidé, elle va lui parler ... Justement , il arrive ...
Il met le contact et soudain :
Tu vas me quitter ? tu m'as pourtant aimée des années, que t'ai je fait ? ah ! j'ai vieilli, mais je suis encore capable de folies tu sais, je vais te montrer, accroche toi !
N'en croyant pas ses oreilles, il démarre ...et Vroommmmmmm, elle bondit à fond la caisse, pour un excitant, sublime petit voyage, dans lequel ils ne font plus qu'un, en lui remémorant d'une voix attendrissante tout ce qu'ils ont vécu ensemble....
Profondément ému, il se laisse mener par le bout du nez, heureux comme il ne l'a jamais autant été avec elle, en finissant par lui promettre de la promettre garder avec lui jusqu'au bout !
Juliette inspirée par " La vecchia machina " de Dino Buzzati Vous allez voir de quel bois je me chauffe !Je viens à peine de terminer ce travail titanesque dont je suis rudement fière, vous le voyez, j'en ris d'orgueil.
Alors que l'on ne me parle plus de faibles femmes, la preuve qu'elles ne le sont pas : Juliette pouet pouet
Un vent de liberté souffle...Un superbe morceau d'Hawkwind : Wind of change de l'album Hall of the mountain grill Le ciel et la terre sont dans un état d'effervescence indescriptible, les voies ferroviaires et aériennes bloquées !
Les détenus peu dangeureux du monde entier sont évacués des prisons surpeuplées qui ne suffisent plus à les loger. Il y aura bientôt plus d'incarcérés que de personnes en liberté .
Aussi va t'on les envoyer dans l'espace, pas pour y passer du bon temps évidemment, mais pour rassurer les braves gens !
Pour débarrasser la société d'une plaie qu'aucune nation ne veut soigner....
Mais l'un de ces repris de justice, un type ni meilleur ni pire qu'un individu que l'on dit honnête, réussit avant la date fatidique à convaincre tous ces exclus d'unir leurs pensées !
Elles devinrent une seule et unique.
Des ailes leur poussèrent ... Ils se libèrèrent ....
Echappèrent ainsi à la cruelle justice des hommes ...
Depuis ce jour, l'on peut apercevoir d'étranges et magnifiques zoiseaux à figure humaine parcourir le ciel ...
Mais jamais ils ne se posent sur terre, effrayés par le sort qui leur serait réservé s'ils étaient à nouveau capturés
On les mettrait encore derrière des barreaux ....
Sois belle ... mais tais toi !
Lorsqu'elle surgit dans le bar sombre de cette rue lugubre par une mélancolique journée de grisaille, tous les regards se tournent vers elle, les conversations ralentissent, les voix se mettent en bémol, des sourires éclairent les visages. Un rayon de soleil illumine soudain la salle. Elle n'est pourtant pas vraIment belle, mais elle éblouie ...
Elle dégage un quelque chose de surprenant, d'indéfinissable, une impression d'heureux déjà vu, de totale sérénité, de clarté Elle représente au moment précis où elle arrive, l'événement qu'ils espéraient tous sans y croire vraiment, celui qui survient à l'improviste, et, brise en un instant la monotonie d'un banal après midi ...
Et puis, l'enchanteresse s'approche du bar, comme si de rien n'était, habituée à l'effet fulgurant qu'elle produit, commande une boisson ... Et là, c'est la consternation générale, un silence lourd tombe, les sourires s'envolent ... Sa voix de crécelle, aux notes discordantes aussi stridentes que celles d'un violon mal accordé, brise en quelques secondes la magie de son apparition ... ça aussi , elle devait s'y attendre !
Du coup, la pauvrette pour se venger de l'effet dévastateur de ses cordes vocales, devint après avoir bu sa première bière , aussi vulgaire qu'une catin des quartiers latins ...
Juliette
![]() Le bouletDepuis peu, son entreprise lui a imposé un collaborateur grande langue, lèche botte
qui se complaît dans la bêtise, la médiocrité, raconte à longueur de journée des niaiseries, lesquelles l'énervent, le crispent, le rendent dingue.Un boulet de première !
![]() Un type hystérique, à qui il foutrait volontiers son poing sur la gueule, pour lequel il imagine même mille tortures raffinées.
Et voilà que ce matin, ne changeant pas ses habitudes, le boulet déblatère ...
Ding- Dang - Dong l'heure de la vengeance a sonné...
Notre homme lui colle un formidable coup de pied sur le postérieur, qui l'envoie à terre .
L'abruti stupéfait se relève, frotte ses fesses endolories, et, poule mouillée qu'il est , implore pitié, gémit avec des simagrées de chimpanzé, aggravant son cas , déjà presque désespéré ...
Il se retrouve donc, en moins de deux la bouche scotchée puis ligoté .
Ses chaussures et chaussettes lui sont ôtées... ses plantes de pieds chatouillées méthodiquement des heures durant avec la langue fourchue de son tortionnaire au sourire diabolique, rempli d'un malin plaisir...
On n'emmerde pas impunément l'un des attachés aux affaires du " Maître des ténèbres "...
Juliette " pas encore boulette "
Quand les appareils électriques sèment la paniqueAprès plusieurs jours d'absence, elle rentre chez elle, tourne la clef dans la serrure, ouvre la porte, et, découvre un chaos indescriptible, une maison sens dessus dessous qui paraît avoir été dévastée par un cataclysme ... les appareils électriques ont pété les plombs, et semé la révolution .
L'aspirateur, gigantesque bibendum prêt à exploser, les yeux plus gros que le sac s'est goinfré de tapis, de bibelots jusqu'à saturation, et, a dégurgité lits , tables et fauteuils qui gisent en piteux états sous sa brosse.
La salle de bain déborde de tissus propres déchiquetés par la machine à laver .
La cuisine, amoncellement indescriptible de débris de nourriture broyés, mixés par le robot, cuits par le four, refroidis par le frigo empeste .
La vaisselle reluisante y est éparpillée, les couverts, l'inox et l'argenterie étincellent, assiettes et verres cassés en mille morceaux forment un énorme monticule brillant de mille feux .
La cafetière a recraché des litres et des litres de café, dégoulinant sur les murs, blancs il y a encore quelques jours
Le grille pain, faute de pain, s'est rabattu sur les biscottes qu'il a carbonisé .
Les dvd lus et relus par le lecteur traînent un peu partout dans le salon, la télé hurle sans discontinuer ses insupportables stupidités, tandis que l'ordinateur déverse pêle mêle des milliers d'informations dans un fond musical cacophonique ...
Un total capharnaüm d'où elle s'enfuit, prise d'une peur panique, poursuivie par des regards métalliques....
Aucune photo ne pourrait l'illustrer ...
je n'en ai pas trouvé malgré mes recherches approfondies !
Pin up
Elle dévoile ses charmes sous un resplendissant soleil
Sans arrière pensée, avec le plus grand des naturels
Pas du tout pour affrioler, mais, car elle est spontanée
Et puis, son jeune esprit n'est pas encore modelé ...
Sans doute veut elle aussi un peu provoquer bien sur
Car, elle s' imagine bien que certaines frustrées la traîtent de roulure
Que des prédateurs sans scrupules convoitent son corps sculptural
Mais l'impudique s'en fout comme de l'an quarante ...
Elle se sent tellement vivante
Sa sensualité est tellement débordante
Et, joyeuse libellule, elle continue sa balade en ignorant le mal ...
Pourquoi camoufler aux regards la beauté ?
La nature, elle, ne fait pas de simagrées ... Juliette
Le survivant Bienvenus sur Terre , si vous venez en paix, je vous accepte, autrement rebroussez chemin !"Je suis sur cette planète le seul survivant de la pandémie de grippe qui en quelques mois a détruit l'humanité il y de celà des siècles ... et j'en suis heureux ..."
Laissez moi vous expliquer : j'étais le dernier né d'une ribambelle de mouflets, le benjamin de la maisonnée, ce qui n'a pas été un bienfait car je n'ai jamais pu me débarrasser de cette étiquette de dernier, elle m'a toujours collé à la peau .
Le dernier de la classe, le plus souvent au piquet couvert du bonnet du nom de cet adorable animal appellé âne, le dernier gars qu'on prenait comme copain quand on avait personne d'autre sous la main, mais le premier souffre douleur, le dernier aussi des choix possibles pour une jolie fille ... Je ne suis pourtant pas un Quasimodo quoique très laid ... mais je n'ai jamais rencontré mon Esméralda !
Ma vie professionnelle a aussi été un fiasco, à cause de ma réputation d'idiot due à mon étrangeté, on m'a toujours embauché comme roue de secours ...
J'étais un moins que rien, le dernier des cons, voilà pourquoi je jubile aujourd'hui d'être l' unique survivant !
J'ai découvert depuis la catastrophe le secret de l'immortalité, j'ai muté pour m'adapter, je vole comme un oiseau, je nage comme un poisson, j'ai pour uniques amis les animaux qui eux m'acceptent tel que je suis, vous le voyez , je suis un homme comblé .
Une seule chose me manque terriblement : une femme qui m'aime ... que j'essaye de créer depuis toutes ces années, en vain ... mais vous allez m'aider hein les amis ??? "
Juliette
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