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    Dédoublée

                                

     

    Celà lui arriva sans avertissement, sans aucun signe avant-coureur, subitement ...
    Elle se dédoubla, se vit quitter la chaise où elle était installée en train d'écouter une personne dont la conversation l'ennuyait profondément, quitter la pièce et sortir dans la rue .
    Elle tata son corps, pinca sa joue, parla, constata qu'elle était toujours là, assise, mais divisée en deux : une moitié d'elle ne bougeait pas, contrainte de subir un monologue insignifiant, absurde, tandis que l'autre partait à l'aventure, se divertir, rire et vivre ...
    Le souhait qui venait de la traverser d'être ailleurs, était devenue réalité ...
    Elle alla se mêler à la foule en ville, constata qu'elle n'était pas invisible, puisque qu'elle conversa avec quelques personnes . 
    Elle passa un fort bel après midi, rentra chez elle, en sachant que l'enquiquinante visiteuse était partie !
     Le soir même, attablée avec un ami au restaurant, elle s'entretint joyeusement de tout et de rien, se rendit compte que fort heureusement elle demeurait unique, ne se dédoublait plus ...
    Puis au fur et à mesure des jours qui passèrent, elle s'aperçut que cette étrange expérience ne lui arrivait que lorqu'elle vivait des moments banals, insipides, pénibles ...
     
    Sa vie devint exaltante ... avoir une double vie, tout en sachant bien se partager, sans pour autant blesser ceux que l'on aime , qui ne le voudrait pas ?
    quant à moi, je ne dirais pas niet ...
    d'ailleurs je me dédouble déjà sur le Net ....
     
     Juliette la femme invisible
     
     
     
     
     

    Ce corps qui parle !

     
     
     
    Elle se lève à l'aube,  l'estomac dans les talons, elle n'a rien à se mettre sous la dent, elle avale donc juste un café tord- boyaux qui malgré l'envie qu'il lui donne de vomir ses tripes, l'envoie seulement sur la selle vider ses intestins !
    Elle se fait du mauvais sang, croise les doigts, elle a en effet rendez-vous avec son amant, mais par malchance, son casse-pieds d'époux , qui n'arrive pas à la cheville de ce dernier avec un esprit aussi riquiqui qu'un auriculaire, une fourrure dans la main, un cheveu sur la langue, des oreilles en éventail, ne travaille pas aujourd'hui ...
    Malheureusement , elle n'a pas de cul, son coeur qui bat trop fort la chamade le réveille . 
     
    il saute à poil sur ses jambes, les couilles apparemment à l'envers, lui lance un méchant coup d'oeil, et,  lui demande en faisant  une tête d'outre tombe, où donc, de si bonne heure, avec ce froid à glacer les os, elle peut aller traîner ses fesses ...
    Ne te fais pas de bile  lui répond elle la bouche en coeur mais d'une d'une voix tremblante, la gorge nouée, la poitrine serrée, la machoire crispée,  je ne vais pas voir mon amant et puis j'ai ma ceinture de chasteté. 
    Elle se mord  la langue d'avoir prononcé ces mots qui ne tombent pas dans l'oreille d'un sourd, car il riposte en bombant le torse, que malgré sa veine de cocu d'être mariée à  une femme qui lui est dévouée corps et âme,  il veut en avoir le coeur net, et la suivra donc ventre à terre sans la lâcher d'un pouce 
    Son petit doigt lui dit alors qu'elle ne prendra pas son pied aujourd'hui !
     

      

      

    L'affreux jojo

     
     Il se prend pour un super héros 
     
    Il n'a pourtant pas de quoi ...
     
    Pas plus haut que trois pommes l'affreux  jojo ...
     Son coeur en béton armé ne s'émeut jamais pour un étranger
    Ses pensées restent cloitrées dans son monde étriqué
    Son petit moi et ses grosses fins de mois
    Il regarde droit devant lui pas à l'oblique 
      Vulgaire, malsain, dangeureux, pathétique ...
      Le centre du monde est égal à son nombril
    Ses frustrations l'ont rendu horrible .
    Des araignées rampent dans son cerveau
    Il nous mène tous en bateau ...
     
     Ah ! si je le pouvais je prendrais par les pieds
    Je le secouerais comme un prunier !
     
    Vous voyez de qui je veux parler ...
     
     Juliette
                         

    La danse de la mort

            

    Madame Vie, blafarde, aussi pâle qu'une morte,  habillée comme un croque mort, erre,  la mort dans l'âme, et, croise Madame Mort, pimpante, radieuse,  vétue et maquillée comme une femme de mauvaise vie, qui danse dans la rue
    Elles se dévisagent toutes deux du coin de l'œil, interloquées ...
     
    Vous souriez vous à la vie aujourd'hui Madame Mort, avez vous reçu de si macabres nouvelles pour déborder ainsi de vie ?  demande sournoisement Madame Vie, envieuse, à sa mortelle ennemie pleine de vie.
     
    Jamais de la vie, je n'en ai pas eu aujourd'hui, c'est pour moi jour de fête, je trouve donc la vie belle, et puis ...dans la vie, faut pas s'en faire hein !  mais vous même avec votre tête d'enterrement, paraissez être un zombi entre la vie et la mort,  n'avez vous aucune raison de vous apprécier aujourd'hui ? répond la mort ravie de voir son ennemie moribonde.
     
    Aucune bonne nouvelle vivifiante, c'est pour cela que je souffre de mille morts, quelle vie de chien !  rétorque Madame Vie .
     
     Madame Mort, hypocritement, embrasse alors du bout de ses lèvres desséchées Madame Vie, lui envoyant son haleine pourrie et puante en plein visage.
    Ce repoussant baiser de la Mort horrifie cette dernière qui réplique vivement en lui envoyant dans l'estomac un fracassant crochet du droit ...
     Il s'ensuivit entre les deux vieilles dames, un sanglant et mortel combat...
     
    Elles s'entretuèrent ...
     C'est ainsi, que pour le grand malheur de l'humanité, disparurent vie et mort de la surface de la  terre 
    Depuis, nous vivons bel et bien un enfer !
     
    Juliette
     

    Amoureuse sanguinaire

     
     
     
     
     Il la désire comme jamais il n'a désiré aucune femme.  Elle le tient sous son charme . Féminine du bout de ses mignons petits pieds à celui de son joli nez,  tout en elle le fascine. 
    Sa voix, son rire, sa douceur le ravissent, ainsi que ses paroles pleines d'esprit .
    Deux choses pourtant chez elle l'ennuient, ses proéminentes canines acérées et son obstination à vivre dans l'obscurité .
    Très inquiet quant à ses origines, il pose alors devant son visage une glace, ce qui confirme ses doutes, elle n'a pas de reflet !
     Visiblement, son geste l'agace au point qu'elle s'en  métamorphose, sa féminité, sa douceur s'envolent, elle salive, bave, crache abondamment, et violemment avec un profond dégout !
     L'ail , le crucifix ou le pieu sont, il le sait ses uniques recours.
    , Mais, il  n'a pas même le  temps de crier au secours  !
    Elle plante ses dents soudainement dans son cou, suce avec délectation le sang qui goutte à goutte s'en écoule, tout en lui murmurant de voluptueux  mots d'amour .
     Juliette
         
      
     

    J'ai une caisse d'enfer !

     

     

     Et , voilà que demain matin j'aurai atteint l'âge indéniable de 51 balais ! J'en suis époustouflée, car il me semble être née il y a encore peu d'années. Il est vrai que 18365 jours, ne sont qu'une broutille dans l'histoire de l'humanité, de l'univers,  et pourtant,  pour moi, lilliputien grain de poussière,  c'est plus que la moitié de ma vie, la plus délirante qui s'est envolée dans l'immensité de l'espace, aspirée dans le néant d'un trou noir.

     Ah ! comme j'aimerais retrouver cette belle inconscience de ma jeunesse qui m'a fait vivre des moments si intenses ...sniff !
     Loin d'être une fleur fanée, mon cœur une souche desséchée, je suis pourtant sur le chemin automnal de cette si belle existence ...
    Jolie saison que l'automne me direz vous, oui, mais,  un peu trop calme, végétative à mon goût,  je lui préfère tant et tant l'explosif, le passionnant printemps .
     
    Pourtant, mes pensées,  un brin nostalgiques ne m'empêcheront pas d'aller chanter pouêt pouêt tout à l'heure, à une quarantaine de kilomètres, chez nos voisins Italiens, qui eux, malgré leur  Berlusconi d'opérette et ses bouffonneries trouvent toujours des occasions de réjouissances, tandis que dans notre pays le rabougri et grotesque Sarko avec ses pitreries nous empêche de plus en plus en nous cassant le moral d'aller au bal ... n'est ce pas ?
     
    Et voilà , la voiture de mes rêves , une Deuch rouge offerte par Michel , youpiiiiiiiiii

     
     
     
      

    J'ai toujours la caisse

     Inquiète, elle fait grise mine, voilà des jours qu'elle traîne dans ce parking, délaissée par son cher maître qui ne vient plus souvent la voir, la prend seulement pour ne pas qu'elle rouille, et compte même s'en débarrasser.
    Il a téléphoné devant elle à son garagiste en disant qu'il irait bientôt chercher sa nouvelle Cadillac.
    Elle en a pleuré ... 
    Aussi , c'est décidé, elle va lui parler  ... Justement , il arrive ...
     Il met le contact et soudain :
    Tu vas me quitter ? tu m'as pourtant aimée des années, que t'ai je fait ? ah ! j'ai vieilli, mais je suis encore capable de folies tu sais, je vais te montrer, accroche toi !
     
    N'en croyant pas ses oreilles,  il démarre ...et Vroommmmmmm, elle bondit à fond la caisse,  pour un excitant, sublime petit voyage, dans lequel ils ne font plus qu'un, en lui remémorant d'une voix attendrissante tout ce qu'ils ont vécu ensemble....
    Profondément ému, il se laisse mener par le bout du nez,  heureux comme il ne l'a jamais autant été avec elle, en finissant par lui promettre de la promettre garder avec lui jusqu'au bout !
     

     Juliette inspirée par " La vecchia machina " de Dino Buzzati

            

    Vous allez voir de quel bois je me chauffe !

    Les premières gelées sont arrivées, alors, malgré mon grand crin dans la main, j'ai pris ma machette, et bien que pas épaisse, vraiment loin d'être une athlète, j'ai fendu pleine d'ardeur et sans aucune peine,  en quelques malheureux jours, d'énormes troncs que j'ai transformé en quatre stères de mini buchettes, et celà grace à mes biceps !
    Je viens à peine de terminer ce travail titanesque dont je suis rudement fière, vous le voyez, j'en ris d'orgueil. 
    Alors que l'on ne me parle plus de faibles femmes,  la preuve qu'elles ne le sont pas  : Juliette pouet pouet
     
     
     
     

    Un vent de liberté souffle...

                

    Un superbe morceau d'Hawkwind : Wind of change  de l'album  Hall of the mountain grill

     

    Le ciel et la terre sont dans un état d'effervescence indescriptible, les voies ferroviaires et aériennes bloquées  !
    Les détenus peu dangeureux du monde entier sont évacués des prisons surpeuplées qui ne suffisent plus à les loger. Il y aura bientôt plus d'incarcérés que de personnes en liberté .
    Aussi va t'on les envoyer dans l'espace, pas pour y passer du bon temps évidemment, mais pour rassurer les braves gens !
    Pour débarrasser la société d'une plaie qu'aucune nation ne veut soigner....
    Mais l'un de ces repris de justice, un type ni meilleur ni pire qu'un individu que l'on dit honnête,  réussit avant la date fatidique à convaincre tous ces exclus d'unir leurs pensées !
     Elles devinrent une seule et unique.
    Des ailes leur poussèrent ... Ils se libèrèrent ....
     

     

      Echappèrent ainsi à la cruelle justice des hommes ...
    Depuis ce jour, l'on peut apercevoir d'étranges et magnifiques zoiseaux à figure humaine parcourir le ciel ...
    Mais jamais ils ne se posent sur terre, effrayés par le sort qui leur serait réservé s'ils étaient à nouveau capturés
     
    On les mettrait encore derrière des barreaux  ....
     
     
     
     

    Sois belle ... mais tais toi !

               

     

    Lorsqu'elle surgit dans le bar sombre de cette rue lugubre par une mélancolique journée de grisaille, tous les regards se tournent vers elle, les conversations ralentissent, les voix se mettent en bémol, des sourires éclairent les visages.

    Un rayon de soleil illumine soudain la salle. Elle n'est pourtant  pas vraIment belle, mais elle éblouie ...
    Elle dégage un quelque chose de surprenant, d'indéfinissable, une impression d'heureux déjà vu, de totale sérénité, de clarté Elle représente au moment précis où elle arrive, l'événement qu'ils espéraient  tous sans y croire vraiment, celui qui survient à l'improviste, et,  brise en un instant la monotonie d'un banal après midi  ...
     
    Et puis, l'enchanteresse s'approche du bar, comme si de rien n'était,  habituée à l'effet fulgurant qu'elle produit, commande une boisson ... Et  là, c'est la consternation générale, un silence lourd tombe, les sourires s'envolent ... Sa voix de crécelle, aux notes discordantes aussi stridentes que celles d'un violon mal accordé, brise en quelques secondes la magie de son apparition ... ça aussi , elle devait s'y attendre !
     
    Du coup, la pauvrette pour se venger de l'effet dévastateur de ses cordes vocales, devint après avoir bu sa première bière , aussi vulgaire qu'une catin des quartiers latins ...
     
    Juliette 
     

    Le boulet

      
    Depuis peu, son entreprise lui a imposé un collaborateur grande langue,  lèche botte    qui se complaît dans la bêtise,  la médiocrité,  raconte à longueur de journée des niaiseries,  lesquelles l'énervent, le crispent, le rendent dingue.
    Un boulet de première !
      
    Un type hystérique, à qui il foutrait volontiers son poing sur la gueule, pour lequel il imagine même mille tortures raffinées.
     Et voilà que ce matin, ne changeant pas ses habitudes, le boulet déblatère  ...
     Ding- Dang - Dong  l'heure de la vengeance a  sonné...
     Notre homme lui colle un formidable coup de pied sur le postérieur, qui l'envoie à terre .
    L'abruti stupéfait se relève, frotte ses fesses endolories, et,  poule mouillée qu'il est , implore pitié, gémit avec des simagrées de chimpanzé, aggravant son cas , déjà presque désespéré ...
    Il se retrouve donc, en moins de deux la bouche scotchée puis ligoté .
    Ses chaussures et chaussettes lui sont ôtées... ses plantes de pieds chatouillées méthodiquement des heures durant avec la langue fourchue de son tortionnaire au sourire diabolique, rempli d'un malin plaisir...

     
     On n'emmerde pas impunément l'un des attachés aux affaires du " Maître des ténèbres "...
     
    Juliette " pas encore boulette "
     



     

    Quand les appareils électriques sèment la panique

     
     
     
      
     
     
     
     
    Après plusieurs jours d'absence, elle rentre chez elle, tourne la clef dans la serrure, ouvre la porte, et, découvre un chaos indescriptible, une maison sens dessus dessous qui paraît avoir été dévastée par un cataclysme ... les appareils électriques ont pété les plombs, et semé la révolution .
     
    L'aspirateur, gigantesque bibendum prêt à exploser, les yeux plus gros que le sac s'est goinfré de tapis,  de bibelots jusqu'à saturation, et, a dégurgité lits , tables et fauteuils qui gisent en piteux états sous sa brosse.
    La salle de bain déborde de tissus propres déchiquetés par la machine à laver .
    La cuisine, amoncellement indescriptible de débris de nourriture broyés, mixés par le robot, cuits par le four, refroidis par le frigo empeste . 
    La vaisselle reluisante y est éparpillée,  les couverts, l'inox et l'argenterie étincellent, assiettes et verres cassés en mille morceaux forment un énorme monticule brillant de mille feux .
    La cafetière a recraché des litres et des litres de café, dégoulinant sur les murs, blancs il y a encore quelques jours
    Le grille pain, faute de pain, s'est rabattu sur les biscottes qu'il a carbonisé .
     
    Les dvd lus et relus par le lecteur traînent un peu partout dans le salon, la télé hurle sans discontinuer ses insupportables stupidités, tandis que l'ordinateur déverse pêle mêle des milliers d'informations dans un fond musical cacophonique ...
     
    Un total capharnaüm d'où elle s'enfuit, prise d'une peur panique, poursuivie par des regards métalliques....
     
    Aucune photo ne pourrait  l'illustrer  ...
     
    je n'en ai pas trouvé malgré mes recherches approfondies !
     
     
     
      
     
     

    Pin up

        

     Elle dévoile ses charmes sous un resplendissant soleil
    Sans arrière pensée, avec le plus grand des naturels
    Pas du tout pour affrioler, mais,  car elle est spontanée
    Et puis,  son jeune esprit n'est pas encore modelé ...
     
    Sans doute veut elle aussi un peu provoquer bien sur
    Car, elle s' imagine bien que certaines frustrées la traîtent de roulure
    Que des prédateurs sans scrupules convoitent son corps sculptural
    Mais l'impudique s'en fout comme de l'an quarante ...
     
    Elle se sent tellement vivante
    Sa sensualité est tellement débordante
     Et,  joyeuse libellule,  elle continue sa balade en ignorant le mal ...
     
    Pourquoi camoufler aux regards la beauté  ?
    La nature, elle, ne fait pas de simagrées ...
     
     
    Juliette 

                       

    Le survivant

       
      Bienvenus sur Terre , si vous venez en paix,  je vous accepte, autrement rebroussez chemin !
     
    "Je suis sur cette planète le seul survivant de la pandémie de grippe qui en quelques mois a détruit l'humanité il y de celà des siècles  ... et j'en suis heureux ..."
     
    Laissez moi vous expliquer : j'étais le dernier né d'une ribambelle de mouflets, le benjamin de la maisonnée, ce qui n'a pas été un bienfait car je n'ai jamais pu me débarrasser de cette étiquette de dernier, elle m'a toujours collé à la peau . 
     Le dernier de la classe, le plus souvent au piquet couvert du bonnet du nom de cet adorable animal appellé âne, le dernier gars qu'on prenait comme copain quand on avait personne d'autre sous la main, mais le premier souffre douleur, le dernier aussi des choix possibles pour une jolie fille ... Je ne suis pourtant pas un Quasimodo quoique très laid ... mais je n'ai jamais rencontré mon Esméralda !
    Ma vie professionnelle a aussi été un fiasco, à cause de ma réputation d'idiot due à mon étrangeté,  on m'a toujours embauché comme roue de secours ...
     
    J'étais un moins que rien, le dernier des cons, voilà pourquoi je jubile aujourd'hui d'être l' unique survivant !
     
    J'ai découvert depuis la catastrophe le secret de l'immortalité,  j'ai muté pour m'adapter,  je vole comme un oiseau,  je nage comme un poisson,  j'ai pour uniques amis les animaux qui eux m'acceptent tel que je suis, vous le voyez , je suis un homme comblé .
     
    Une seule chose me manque terriblement : une femme qui m'aime ... que j'essaye de créer depuis toutes ces années, en vain ... mais vous allez m'aider hein les amis ??? "
     
    Juliette
     
     
     
     
     
     

    Croa, Croa, Croa !

     
     
     
         Il y a sur terre une espèce d'affreux corbeaux !
     De rapaces qui aspirent à voler toujours plus haut
    Prêts à sacrifier plein de petits zoziaux
    Pour s'assurer une splendide vie de château ...
     
    Ils savent manipuler les petits passereaux
    Croassent de superbes mots
    Promettent de somptueux cadeaux ...
     

     

    Terrorisent pourtant beaucoup d'animaux
    Conscients de la cruauté cachée sous leurs noirs manteaux !
     
     Mais, de nombreux crédules les aident à grimper jusqu'au sommet le plus haut
    Et,  une fois parvenus au paradis qu'est le Kilimandjaro
    Les corbeaux taillent leurs ailes à grands coups de ciseaux
     Puis se rassasient de leurs pauvres corps encore tout chauds
     
    Méfions nous de ce genre de dingos
    Capables du pire pour satisfaire leur soif d'égo
    N' écoutons plus leurs chansons de mégalos  
    Sinon nous nous retrouverons  ... le bec dans l'eau !!!!
     
     
    Juliette
      
     
     
     
     
     

    Psychanalyse d'un yéti

     
     
     
    Je suis un mystique,  explique le vieux et poilu yéyé, qui ne manque pas de style, au psy qui les yeux exorbités écoute sans bayer le psychopathe raconter ses délires.
    " je suis né sur l'hi ma ma la la laya,  j'étais un joyeux yéti, youpi, mais une py ra ra ra mide venue de Crypton, m'a choisi comme cobaye " yoyote et bégaye le type hystérique en tournoyant comme une toupie !
     
     
     
    Effrayé, le psy hypnotise donc le mangeur de psilocybes avec un tableau hyper psychédélique,  lui crayonne un régime vitaminé à base de papayes, puis,  après avoir été payé en monnaie de ... yéti, reprend son apparence de hyène, et se tord les boyaux de rire ...
     
     
      qui devrait peut être aller consulter !
     
           
     

    L'habit ne fait pas la soeur !

     Soeur Marie Thérèse des Batignolles, en pétard ce matin, à cause de la mère supérieure, cette vieille bique pleine de tics, qui la harcèle pour sa tenue négligée, ses idées de femme libérée, ses propos dévergondés, la traite même d'hérétique,  s'asseoit sur un banc public et se roule un stick pour tracer, car nom de Dieu elle à besoin de rêver un peu  ... son herbe a bien poussé cet été, la récolte est bonne, de quoi être euphorique !
    La brave soeur réconfortée par les effluves de fumée bienfaitrice et le rock gai qu'elle savoure,  va voir sa copine Carmen Cru,  la trouve comme de coutume en rogne, attablée devant du gros rouge, qui grogne dans son franc-parler de charretier, contre tout ce qui bouge !
     
    Nos deux vieilles coquines hilares papotent, ragotent tout en faisant la popote, puis déjantées, partent faire une virée au troquet, où ce soir,  jouent leurs potes !
    Juliette pouet pouet
           

    C'est la saison des poires !

     
     Certains cherchent malheureusement un emploi, sans le trouver, par contre, moi, qui ne suis pas une passionnée  " des boulots très ingratement rémunérés " de ma vallée, qui râle sur les conditions de travail des saisonniers, lorsque j'épluche mes fiches de paye, dont le poil dans la main devient coriace... Le travail m'aime à la folie, et, malgré que je l'ai pris depuis longtemps en grippe, me court encore et encore après, et ... me rattrape toujours !
     
    La tyrannosaure qui m'employait l'hiver dernier a donc fait sonner mon téléphone tôt ce matin, pour me demander très gentiment si je voulais aller trimer dès demain jusqu'à la fin du mois ... je n'ai pas refusé par solidarité pour une bonne amie sous ses griffes, qui n'aurait plus eu sans ça de jours de congé, mais aussi par crainte des représailles de la méchante Anpe !  Et oui ...
     
    Certains patrons ne trouvent que des poires dans mon genre pour accepter leurs jobs merdiques ....
     
    Juliette  pouet pouet
     
     
     
     
     
     

    Le romantisme disparaît t'il ?

      
     
    Il lui prenait  tendrement la main
    Il lui colle une grande claque sur les fesses
     
     Il l'aimait plus que sa vie
    Il la kife à mort
     
    Son adorable tourterelle 
    Sa meuf au look d'enfer
     
     Elle est jolie comme une fleur
    Qu'est ce qu'elle est bonne
     
    Ils se promenaient souvent au clair de lune 
    iIs vont boire un canon au troquet du coin
     
    Elle adorait ses petits bouquets de pâquerettes
    elle aime qu'il lui ramène des milliardaires à gratter
     
    Il  lui parlait d'une nuit d'amour
    Il lui dit qu'il crève d'envie de se la faire
     
     De couvrir ses lèvres de baisers
    De lui rouler des pelles
     
     En lui murmurant des mots doux
    En lui racontant des histoires salaces
     
     Et si nous passions une soirée en amoureux ?
    ça te branche d'aller dans une soirée échangiste ?
     
    Et, si nous dinions aux chandelles en tête à tête ?
    Allez on file au Mc do : j'ai la flemme de cuisiner !
     
    Tous les dimanches ils faisaient de jolies balades
    Tous les dimanches vautrés sur le canapé ils regardent la télé
     
     Ils rêvaient d'aller à Venise roucouler comme des toutereaux 
    d'y faire " una passegiata romantiqua " en gondole
    Ils rêvent de s'acheter une super bagnole
    pour aller dans d'énormes centres commerciaux ...
         
     Juliette 
     
          
        

    W Story

     
     
     
    Son kawa arrosé de Whisky bu , il met les watts pour écouter des CD , il en a un wagon : de Bowie,  des Who, des Wings, de Wishbone ash, des Sweet, de Hawkwind, des White stripes, et même un swinguant Wampas !
    il lit ensuite les news sur le web, colle son chewing gum sur la toile, mate un western spaghetti, il déteste ceux " au white spirit Hollywoodien " avec les gentils cow boys, publie en vitesse W son billet du week end sur Windows live, enfile son sweat, et saute dans son Wrangler qui n'a pas fait  Waterloo mais seulement Woodstock ...
     
     
    Puis, sa squaw sous un bras, son tomahawk sous l'autre, le chiwawa dans le sac, il sort de son wigwam prendre le tramway : the show must go on ,  it's a wonderful world ...