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Moyens faciles pour divorcer ...
Depuis quelques années, son épouse prend un malin et malsain plaisir à lui empoisonner l'existence, alors qu'il n'a rien à se reprocher, ni beuveries avec les copains le soir après le travail, ni le moindre adultère, pas même un léger flirt .
C' est un homme sérieux et gentil qui participe du mieux qu'il le peut aux travaux ménagers, ramène l'intégralité de son salaire à la maison, s'occupe parfaitement de ses jeunes enfants qu'il aime par dessus tout, est prévenant, mais rien n'y fait , la mégère persévére !
Acariâtre, jalouse, soupçonneuse à l'extrême, elle l'épie, le surveille en l'appelant au bureau, fouille ses poches, son portefeuille, épluche ses relevés d'identité bancaires, constamment à l'affût du moindre faux pas, du moindre indice .
Ils en discutent parfois, elle s'excuse, puis recommençe à le harceler . C' est maladif chez elle, une maladie qui empire au fil des jours, aussi lui demande t'il de divorcer . Elle refuse catégoriquement... le temps passe ...
Il rêve alors de se débarrasser d'elle en lui tordant le cou ...
De jour, de nuit , il imagine un tas de façons de l'éliminer, celà le hante, l'aide à supporter son calvaire, son enfer ...
Il passe à l'acte ....
Mais, toutes ses tentatives pourtant bien mijotées échouent, elle est invincible, indestructible, insubmersible, en est quitte pour seulement de petits séjours à l'hôpital ... dont elle sort ... pire que jamais ...
Rien à faire, sa poisse lui colle après ...
![]() Noir c'est noir ...
Ouais, je fume comme un pompier et je bois comme un trou aujourd'hui, mais il y a de quoi ! encore une histoire noire et écœurante pour changer de l'ordinaire, une sordide histoire qui m'donne envie de tout larguer. Un jeune gars pas méchant le p'tit Johnny, sans antécédents, mais il s'est fait embrigader par des malfrats pourraves, qui lui ont laissé faire tout le sale boulot !
il a réussi son coup en artiste, volé des millions sans tuer ni blesser personne ... Malheureusement, on l'a retrouvé peu de temps après bien amoché, délesté de son butin par ces moins que rien ... Pauv'gosse, il en réchappera , mais, écopera pour les autres ... Toujours les mêmes qui s'en sortent ... Et, bien sur, c'est moi, l'inspecteur Canardo qui doit les retrouver ...
Allez ma Lili, sers moi encore un verre, console ton pote qui en a plein les bottes de patauger dans la gadoue, de côtoyer la misère, les vauriens, les personnages glauques, malsains, qui en a marre de son boulot qui l'désespère. J'ai envie de changer d'atmosphère, de voir la mer, de gambader sur la plage, de plonger mes pattes dans l'eau, de me péter le tête pour oublier que j'suis oublier qu'un vilain canard que personne aime, tu m'aimes un tout p'tit peu toi, dis ma lili ?
" Tu tiens plus debout , t'es rond comme une bille ! et en plus tu déblatères ! arrête de picoler et de cloper, s'te plaît, tu t' bousilles ...
Allez viens mon gros canard que je t'rafistole, ta Lili va te refaire une santé ! "
Juliette
Bain de marchéPar une matinée hivernale, je pars au marché pas très bien lunée car il faut que je pédale, à part ça, ça roule !!
Voilà, que par malchance je tombe sur Mr Arrogance, un orgueilleux qui se prend pour un dieu, un de ces jours il recevra un coup de boule
Je m'enfuis en moins de deux !
Et je croise, la chaleureuse famille Bonne humeur, elle me raconte des histoires grivoises à se fendre la poire ...
un vrai bonheur !
Puis, j'entrevois Melle Désespoir, je commence en écoutant les racontars de vipère de la copine à Lucifer à broyer du noir ...
Elle me sort par les yeux !
Je la quitte avec un au revoir sec, lorsque Mme Sourire une sympathique coquine me montre du doigt les Jematuvu qui tortillent leurs culs ...
Je rigole comme une folle !
Un léger coup sur mon épaule, c'est mon pote Jementape, un gars jovial, son tarpé derrière l'oreille qui fredonne un air de rap ...
Tout un poème !
Mais, le père Fripouille s'en mèle, il a le vin mauvais, nous bafouille des obscénités ... vite fait bien fait on le zappe ...
En plus, il emboucane !
Puis, soudain, un vent de douce folie m'enchante, tout dérape dans le bon sens, mon amie, la si charmante Poésie surgit au coin de la rue ...
je l'encense...
Juliette
Dédoublée
Celà arriva subitement, sans aucun avertissement, ni signe avant-coureur ... Elle se dédoubla, se vit quitter la chaise où elle était assise, écoutant parler une personne qui l'ennuyait profondément, puis quitter la pièce .
Elle tata son corps, pinca sa joue, parla, constata qu'elle était toujours là, mais divisée en deux : une moitié d'elle ne bougeait pas, contrainte de subir un monologue insignifiant, absurde, tandis que l'autre partait à l'aventure se divertir ...
Le souhait qui venait de la traverser d'être ailleurs, était devenu réalité ...
Elle alla se mêler à la foule en ville, découvrit qu'elle n'était pas invisible, puisque qu'elle conversa avec quelques personnes .
Elle passa un fort bel après midi, puis rentra chez elle, en sachant que l'enquiquinante visiteuse avait quitté les lieux !
Le soir même, attablée avec un ami au restaurant, avec lequel elle s'entretint joyeusement de tout et de rien, elle se rendit compte que fort heureusement elle demeurait unique, ne se dédoublait pas ... Puis au fur et à mesure des jours qui passèrent, elle s'aperçut que cette étrange et délicieuse expérience n'avait lieu que lorqu'elle vivait des moments banals, insipides, pénibles ...
Sa vie devint exaltante ... avoir une double existence, tout en sachant bien se partager, sans pour autant blesser ceux que l'on aime, qui ne le voudrait pas ?
quant à moi, je ne dirais pas niet...
D'ailleurs je me dédouble déjà sur le Net ....
Juliette la femme invisible !
J'ai toujours la caisse Inquiète, elle fait grise mine, voilà des jours qu'elle traîne dans ce parking, délaissée par son cher maître qui ne vient plus souvent la voir, la prend seulement pour ne pas qu'elle rouille, et compte même s'en débarrasser. Il a téléphoné devant elle à son garagiste en disant qu'il irait bientôt chercher sa nouvelle Cadillac.
Elle en a pleuré ...
Aussi , c'est décidé, elle va lui parler ... Justement , il arrive ...
Il met le contact et soudain :
Tu vas me quitter ? tu m'as pourtant aimée des années, que t'ai je fait ? ah ! j'ai vieilli, mais je suis encore capable de folies tu sais, je vais te montrer, accroche toi !
N'en croyant pas ses oreilles, il démarre ...et Vroommmmmmm, elle bondit à fond la caisse, pour un excitant, sublime petit voyage, dans lequel ils ne font plus qu'un, en lui remémorant d'une voix attendrissante tout ce qu'ils ont vécu ensemble....
Profondément ému, il se laisse mener par le bout du nez, heureux comme il ne l'a jamais autant été avec elle, en finissant par lui promettre de la promettre garder avec lui jusqu'au bout !
Juliette inspirée par " La vecchia machina " de Dino Buzzati Sois belle ... mais tais toi !
Lorsqu'elle surgit dans le bar sombre de cette rue lugubre par une mélancolique journée de grisaille, tous les regards se tournent vers elle, les conversations ralentissent, les voix se mettent en bémol, des sourires éclairent les visages. Un rayon de soleil illumine soudain la salle. Elle n'est pourtant pas vraIment belle, mais elle éblouie ...
Elle dégage un quelque chose de surprenant, d'indéfinissable, une impression d'heureux déjà vu, de totale sérénité, de clarté Elle représente au moment précis où elle arrive, l'événement qu'ils espéraient tous sans y croire vraiment, celui qui survient à l'improviste, et, brise en un instant la monotonie d'un banal après midi ...
Et puis, l'enchanteresse s'approche du bar, comme si de rien n'était, habituée à l'effet fulgurant qu'elle produit, commande une boisson ... Et là, c'est la consternation générale, un silence lourd tombe, les sourires s'envolent ... Sa voix de crécelle, aux notes discordantes aussi stridentes que celles d'un violon mal accordé, brise en quelques secondes la magie de son apparition ... ça aussi , elle devait s'y attendre !
Du coup, la pauvrette pour se venger de l'effet dévastateur de ses cordes vocales, devint après avoir bu sa première bière , aussi vulgaire qu'une catin des quartiers latins ...
Juliette
![]() L'habit ne fait pas la soeur ! Soeur Marie Thérèse des Batignolles, en pétard ce matin, à cause de la mère supérieure, cette vieille bique pleine de tics, qui la harcèle pour sa tenue négligée, ses idées de femme libérée, ses propos dévergondés, la traite même d'hérétique, s'asseoit sur un banc public et se roule un stick pour tracer, car nom de Dieu elle à besoin de rêver un peu ... son herbe a bien poussé cet été, la récolte est bonne, de quoi être euphorique !La brave soeur réconfortée par les effluves de fumée bienfaitrice et le rock gai qu'elle savoure, va voir sa copine Carmen Cru, la trouve comme de coutume en rogne, attablée devant du gros rouge, qui grogne dans son franc-parler de charretier, contre tout ce qui bouge !
Nos deux vieilles coquines hilares papotent, ragotent tout en faisant la popote, puis déjantées, partent faire une virée au troquet, où ce soir, jouent leurs potes !Juliette pouet pouet W StorySon kawa arrosé de Whisky bu , il met les watts pour écouter des CD , il en a un wagon : de Bowie, des Who, des Wings, de Wishbone ash, des Sweet, de Hawkwind, des White stripes, et même un swinguant Wampas !
il lit ensuite les news sur le web, colle son chewing gum sur la toile, mate un western spaghetti, il déteste ceux " au white spirit Hollywoodien " avec les gentils cow boys, publie en vitesse W son billet du week end sur Windows live, enfile son sweat, et saute dans son Wrangler qui n'a pas fait Waterloo mais seulement Woodstock ...
![]() Puis, sa squaw sous un bras, son tomahawk sous l'autre, le chiwawa dans le sac, il sort de son wigwam prendre le tramway : the show must go on , it's a wonderful world ...
Bière, bière, bière ... Le barman interpella l'homme qui s'en allait, désabusé, après avoir consommé une quantité prodigieuse de bières: " Monsieur au fond de votre verre vous oubliez votre chagrin, il va s'y noyer c'est certain " Le buveur laissa tomber quelques larmes qui honteuses allèrent se cacher dans sa poche.
" Ce n'est pas un grand drame, juste un chagrin d'amour, une histoire comme il en arrive tous les jours, qu'il se noie donc cet affreux, il me rend si malheureux ... "
" Monsieur pardonnez moi d'insister mais votre chagrin n'est pas anodin, j'en ai vu de toutes sortes vous savez, des riquiquis sans saveur, des mesquins pleins de rancoeur, mais le votre resplendit de vie !!!
Emportez le je vous en prie, ne le laissez pas mourir ici, il ne mérite pas cette triste fin ... qu'il expire dans la douceur ...choyez le il en a besoin, c'est un si beau chagrin .
Il s'endormira tout naturellement au fond de votre coeur, croyez moi , et , bientôt vous serez à nouveau un homme libre et serein !!!
Juliette
zélé de l'amour
Infiniment mélancolique, il rêve à ses sirènes ...qui lui chantent, tant et tant de refrains langoureux, qu'ils titillent ses oreilles ... émoustillent son envie obsessionnelle d'elles ... Le matelot fait alors demi tour, et vaille que vaille, fend à grands coups de rame les flots, entièrement possédé par le fou désir de proches retrouvailles avec ses amours... Juliette
L'amour vache ... Elle jacasse à tort et à travers, déblatère, le saoûle encore de ses paroles qui rentrent par une de ses oreilles, pour ressortir par l'autre, vocifère des phrases sans queue ni tête ... le coince même contre le mur, telle une vipère, pour mieux lui injecter son venin ...Alors, il recule, aussi doucement qu'il le peut, tout en restant muet comme une carpe, car un seul mot suffirait il le sait à faire dégénérer son absurde monologue déjà suffisamment hallucinant !
Mais elle le rattrape, hurle de plus en plus fort, de plus en plus méchamment, lui crache son discours incohérent à la figure en même temps que ses postillons , son haleine empeste le vin...
![]() Il s'essuie le visage, et, prenant son courage à deux mains, hurle son dégoût et sa rage, puis, s'enfuit en claquant la porte ... ouf !! il est seul et tranquille maintenant .
Il faudra bien pourtant que la peur qu'il a d'elle le quitte un jour, qu'il se décide à mettre les choses au point ...
Juliette
L' heure H Sous un soleil qui cravache, i! enfourche sa Norton, la démarre sauvagement, comme un fou, furieux et tellement malheureux ...
Il pense à elle, elle, qui vient de le quitter sans un mot, lâchement, bassement, après toutes ces années ...
Combien de moteurs ont ils coulés tout deux sur le chemin ? combien de jours heureux et de folles aventures ont ils vécus ensemble ? tant et tant, presque une existence !
Garce ! hurle t'il chienne de vie !
Il fonce, se grise de vitesse pour se vider la tête, ne plus penser à elle ...
Il sait que c'est son heure , l'heure H .
Et maintenant , Je m'arrache ! hurle t'il encore !
Soudain, une biche traverse ... plus que quelques mètres avant le choc fatal ... alors, il freine de toutes ses forces pour éviter l'animal innocent ...
Même lorsque l'on croît avoir atteint le fond du désespoir, il reste enfoui en nous l'amour de la vie qu'une jolie petite biche peut faire ressurgir... non ?
Juliette
Marche et rêve ... Roxy Music : Love is the drug
Petit bonhomme, pas plus haut qu'un gnome dort comme un dieu dans des draps soyeux , à coté de celle qu'il aime désormais pour le meilleur comme pour le pire ...Elle l'a sorti du ruisseau où il traînait ses souliers usés, ses vêtements rapiécés, son corps, son coeur, son esprit meurtris par la méchanceté de la vie ... l'a ramené chez elle, l'a cajolé, l'a invité à partager son lit, son existence ... que demander de mieux ?
Rien !
c'est déjà immense !
Si ce n'est que ce ne soit pas un rêve qui s'écroule comme un château de cartes ...
Marche et rêve ... Marche et aime ...
Juliette
Qui n'aime pas les coeurs en meurt ! Elle grignote avec délice la fine fleur des douceurs
Un cœur transi d'amour pour ses beaux yeux
Elle savoure entièrement ce fruit onctueux
Se régale de ce met aussi tendre que du beurre
Gourmette elle n'en perd pas une miette !
Il est vrai qu'elle vient d'une autre planète ...
Les femmes y croquent les hommes
Sans pour autant les prendre pour des pommes
Une planète où sont permises toutes les gourmandises
Qui ne blessent personne ni n'en défrisent
Sur terre nous la surnommerions lèvres en feu Sur sa planète on l'appelle petite fleur bleue ... Juliette pouet pouet
Elle s'est enfuie ... Pourquoi s'est elle enfuie ?
Logée, nourrie, blanchie
elle n'avait pas la nécessité de travailler
faisait à volonté au téléphone la causette
allait au cinéma les dimanches et jours de fête
recevait autant qu'elle le désirait sa sœurette !
Je comblais tous ses désirs
elle n'avait plus besoin de sortir
achetait ce qu'elle voulait sur Internet
vivait dans un palace sans aucun stress !
Je la tenais pourtant bien à l'œil cette diablesse ...
![]() J'en avais accroché un dans chaque pièce
je surveillais ses moindres faits et gestes ...
Je craignais tellement qu'elle ne se fasse la belle
mais elle est tout de même partie l'ingrate traîtresse ...
Où est elle allée la perfide cruelle ?
Juliette
Un bourdon qui a le bourdon Après avoir butiné de très longues heures, tant et tant de belles fleurs aux magnifiques couleurs, aux douces senteurs, Mr Bourdon , anéanti par son dur labeur, les ailes endolories, le corps brisé, rentre enfin au bercail y déposer le fruit de son travail, prendre un repos bien mérité, et se faire cajoler par sa douce moitié Mme Abeille ...
Celle ci lui a promis de tapisser de pétales de coquelicots, merveille des merveilles, leur joli nid d'amour , de conconcter un fabuleux hydromel, qu'il a hâte de savourer en lui faisant d'énivrantes caresses !!
Il arrive donc chez lui et trouve sa belle, misère de misère ... en train de faire une joyeuse partie de pattes en l'air , la traîtresse, avec leur voisin .... le bidochon frelon !
Pauvre Mr Bourdon, pris pour un couillon !!
Il en a perdu depuis ses gaies couleurs, est devenu tout noir, non d'ivresse, mais de colère ...
Juliette
Agoraphobie Une immense cohue me cerne
j'essaye de me frayer un chemin dans cette marée humaine
" Ecartez vous ! du large ! "
L'angoisse m'étreint, une bête rampe dans mon ventre
une terreur grandissante !
" Ecartez vous ! du large ! " ![]() Ma vie s'échappe
je perds mon souffle
comme pris dans une trappe
peu à peu je m'étouffe ...
" Ecartez vous ! du large ! "
Le visage décomposé
les yeux exorbités
les bras tendus je pousse
comme si un démon était à mes trousses
" Ecartez vous ! du large ! "
Je tente de fendre la houle
je suis en nage
je déteste les bains de foule
ils m'oppressent !!!
Mais je reconnais au loin le visage
de ma belle diablesse ...
Guglietta
Pressentiment
Je me réveille en sursaut ce matin, très mal à l'aise : un pressentiment me dit que la journée sera mauvaise ! je saute du lit , me fais en vitesse un café, que je renverse !
la mauvaise humeur qui commence à s'insinuer doucement en moi, s'accroit avec une douche , qui va savoir pourquoi, coule froide ... . Mais, bon gré, mal gré, je pars travailler ...
En chemin , j'évite de passer sous une échelle plantée en plein milieu d'un trottoir, ce qui me vaut une glissade sur une belle crotte de chien, un chat noir en profite pour me regarder en ricanant, sournoisement ...
Le bus me file bien sur sous le nez malgré ma course folle, ce qui me rapporte, un rappel à l'ordre de mon patron qui n'attendait que ça pour faire valoir sa toute puissance !
Ma mauvaise humeur grimpe, je fais un tas d'erreurs, je perds un temps fou pour essayer, en vain, de les rattraper ... j'en bave toute la journée !
Tim Burton Puis, sonne enfin l'heure heureuse de la délivrance ...
Je rentre chez moi où m'attend un message de ma petite amie qui m'annonce qu'elle ne viendra pas ce soir ...
J'en pleurerais, mais n'étant pas homme à me laisser abattre, le frigo vide, je pars à pied , à la recherche d'un endroit joyeux où essayer de terminer dans la bonne humeur cette belle journée ...
L'orage éclate alors , il tombe des cordes ... trempé, désemparé, je rentre me coucher ... et m'endors ... sans envie de me réveiller ...
Un pressentiment m'avait prévenu que cette journée serait pourrie
j'aurais du l'écouter et rester au lit ...
Juliette
Un chat soûl rit Mimi la chatoyante et chatouillante souricette a semé le charivari dans le cœur de Sam le chat ...
Pour elle, il chaparderait, irait au turbin, deviendrait végétarien, abandonnerait ses maîtres et ses croquettes, quitte à se faire charrier par ses copains, les chats teigneux de gouttières !
Ce grand chasseur de tendres cœurs de souris, qui un jour se contreficha qu'avec elles l'amour soit chapitre défendu, en chagrina des dizaines, chavire aujourd'hui de passion pour de grands yeux gris charmeurs .
Certain que demain, lui et sa mouse pourront en pachas se la couler douce sous la chaleur en chaloupant sur un cha-cha-cha ... Sam le chat vide la bouteille de Chablis et ... complètement soul ... rit !
Juliette
Querelle culcul![]() T'as l'air d'un perroquet avec tout ce maquillage !
T'es toujours à m'critiquer ...
Tu penses qu'à t' faire reluquer ...
Et alors, ça t'débecquette que j'sois coquette ?
Oui, parce que on est macqués ...
Allez, arrête d'me traquer !
Enlève ce paquet de peinture et change de frusques
T'es qu'un vieux quinquagénaire jaloux
T'es truquée de la tête aux pieds, on dirait une poupée mannequin !
Tu voudrais que j' ressemble à la dame de pique ?
Que tu sois pas trafiquée ma p'tite pâquerette
Mais t'es piqué, nature à quarante balais ? ça risque pas tiens !
On va m' prendre pour une antiquité
T'es qu'une inquiète qui s' planque derrière un masque...
Et toi un mec pas tranquille, qu'a peur que j' le quitte !
ton disque est rayé , allez , va trinquer au troquet sinon j'vais craquer moi j'me casse en discothèque !
Juliette
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