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日志


La femme-fleur (2)

  
 Ils se contemplent alors longuement, lui, admiratif devant cette beauté stupéfiante, elle, heureusement surprise par cet être venu d'ailleurs ...
Le temps pour eux s'est arrêté ...
Elle l'enveloppe avec tant d'ardeur de si intenses regards aux multiples sentiments, qu'elle se fond en lui .
Totalement pénétré, jusqu'aux recoins les plus intimes de son corps par ces œillades carnivores, qui le fouillent, le mangent,  le dévorent délicatement, il tressaille, envahi de bonheur par ces yeux qui le tourmentent  sans retenue .
Son être entier jouit comme jamais auparavant il n'avait joui , parfaitement, délicieusement, tendrement  torturé par l'adorable femme-fleur .
Plongé dans une extase infinie,  Il demande à nouveau, cette exquise souffrance,  qu'elle lui inflige à nouveau, plongée elle aussi dans une extase infinie...
 
 Puis, le navigateur extasié fut amoureusement englouti par sa femme-fleur  ...
 
Juliette
 
 
 
 

La femme-fleur(1)

 

Il se pose,  après des mois de navigation spatiale sur une planète inconnue où l'accueille le plus sensationnel des êtres qu'il ait jamais vu, une femme-fleur au visage illuminé par six immenses yeux splendides,  captivants, des yeux papillons, des yeux d'améthyste,  translucides, agrémentés de longs et épais cils noirs, une femme-fleur dont la beauté surnaturelle le subjugue.  Cet incomparable visage, repose sur une longue, gracieuse,  fragile tige, entourée d'un feuillage exubérant finement dentelé ... 
L'extraordinaire apparition le regarde ...
 
 
La magnificence à l'état pur, que ni la plus éclatatante des fleurs exotiques, ni le plus précieux des bijoux ne pourra jamais égaler ...
  Extasié,  il la contemple...
 
Juliette 
 
 
 
 

Le grand incendie

 

 

 Les buches crépitent,  rongées par les gigantesques flammes qui s'élancent vers  le ciel étoilé, lèchent  la lune, belle, ronde, souriante . 
La plage illuminée est en fête, ils mangent, boivent, chantent, se trémoussent au son des guitares, djambés, flutes, accordéons, violons, pianos même   ... courent rafraîchir leurs ardeurs sous les vagues,  entre deux assiettes, deux verres, deux chansonnettes, deux pas de danse, deux embrassades, deux caresses,  sur ce lit improvisé et immense de sable blanc et moelleux.
 
Ils se déchaînent, se lâchent, se défoulent pour essayer d'oublier l' incendie qui demain ravagera la terre, décimera peut être l'humanité .
Bientôt la planète sera à feu et à sang, de nombreux pays se sont déclarés la guerre pour des enjeux incohérents ...
ça va péter ...
 
Et cette nuit,  les hommes abasourdis expriment leur colère, leur désespoir, leur épouvante, mais aussi leur amour de l'existence ... Certains horrifiés hurlent, beaucoup accablés pleurent, d'autres fatalistes se suicident, quelques irréductibles abrutis se battent ...
 
Eux, ont choisi d'exorciser leur terreur dans l'exubérance d'une fiesta grandiose, brûlante d'amour et de  vie ...
  
Saloperies de guerres !!!!
Maudites soient elles, et maudits ceux qui en décident
Nous ne sommes et ne seront toujours que des pions !
Je n'aime pas leurs commémorations ...
  
 
Juliette pacifiste à fond  ...
 
 
 
 
 

La danse de la mort

        

Madame Vie, blafarde, aussi pâle qu'une morte,  habillée comme un croque mort, erre,  la mort dans l'âme, et, croise Madame Mort, pimpante, radieuse,  vétue et maquillée comme une femme de mauvaise vie, qui danse dans la rue
Elles se dévisagent toutes deux du coin de l'œil, interloquées ...
 
Vous souriez vous à la vie aujourd'hui Madame Mort, avez vous reçu de si macabres nouvelles pour déborder ainsi de vie ?  demande sournoisement Madame Vie, envieuse, à sa mortelle ennemie pleine de vie.
 
Jamais de la vie, je n'en ai pas eu aujourd'hui, c'est pour moi jour de fête, je trouve donc la vie belle, et puis ...dans la vie, faut pas s'en faire hein !  mais vous même avec votre tête d'enterrement, paraissez être un zombi entre la vie et la mort,  n'avez vous aucune raison de vous apprécier aujourd'hui ? répond la mort ravie de voir son ennemie moribonde.
 
Aucune bonne nouvelle vivifiante, c'est pour cela que je souffre de mille morts, quelle vie de chien !  rétorque Madame Vie .
 
 Madame Mort, hypocritement, embrasse alors du bout de ses lèvres desséchées Madame Vie, lui envoyant son haleine pourrie et puante en plein visage.
Ce repoussant baiser de la Mort horrifie cette dernière qui réplique vivement en lui envoyant dans l'estomac un fracassant crochet du droit ...
 Il s'ensuivit entre les deux vieilles dames, un sanglant et mortel combat...
 
Elles s'entretuèrent ...
 C'est ainsi, que pour le grand malheur de l'humanité, disparurent vie et mort de la surface de la  terre 
Depuis, nous vivons bel et bien un enfer !
 
Juliette
 

Amoureuse sanguinaire

 
 
 
 
 Il la désire comme jamais il n'a désiré aucune femme.  Elle le tient sous son charme . Féminine du bout de ses mignons petits pieds à celui de son joli nez,  tout en elle le fascine. 
Sa voix, son rire, sa douceur le ravissent, ainsi que ses paroles pleines d'esprit .
Deux choses pourtant chez elle l'ennuient, ses proéminentes canines acérées et son obstination à vivre dans l'obscurité .
Très inquiet quant à ses origines, il pose alors devant son visage une glace, ce qui confirme ses doutes, elle n'a pas de reflet !
 Visiblement, son geste l'agace au point qu'elle s'en  métamorphose, sa féminité, sa douceur s'envolent, elle salive, bave, crache abondamment, et violemment avec un profond dégout !
 L'ail , le crucifix ou le pieu sont, il le sait ses uniques recours.
, Mais, il  n'a pas même le  temps de crier au secours  !
Elle plante ses dents soudainement dans son cou, suce avec délectation le sang qui goutte à goutte s'en écoule, tout en lui murmurant de voluptueux  mots d'amour .
 Juliette
     
  
 

Un vent de liberté souffle...

            

Un superbe morceau d'Hawkwind : Wind of change  de l'album  Hall of the mountain grill

 

Le ciel et la terre sont dans un état d'effervescence indescriptible, les voies ferroviaires et aériennes bloquées  !
Les détenus peu dangeureux du monde entier sont évacués des prisons surpeuplées qui ne suffisent plus à les loger. Il y aura bientôt plus d'incarcérés que de personnes en liberté .
Aussi va t'on les envoyer dans l'espace, pas pour y passer du bon temps évidemment, mais pour rassurer les braves gens !
Pour débarrasser la société d'une plaie qu'aucune nation ne veut soigner....
Mais l'un de ces repris de justice, un type ni meilleur ni pire qu'un individu que l'on dit honnête,  réussit avant la date fatidique à convaincre tous ces exclus d'unir leurs pensées !
 Elles devinrent une seule et unique.
Des ailes leur poussèrent ... Ils se libèrèrent ....
 

 

  Echappèrent ainsi à la cruelle justice des hommes ...
Depuis ce jour, l'on peut apercevoir d'étranges et magnifiques zoiseaux à figure humaine parcourir le ciel ...
Mais jamais ils ne se posent sur terre, effrayés par le sort qui leur serait réservé s'ils étaient à nouveau capturés
 
On les mettrait encore derrière des barreaux  ....
 
 
 
 

Le boulet

  
Depuis peu, son entreprise lui a imposé un collaborateur grande langue,  lèche botte    qui se complaît dans la bêtise,  la médiocrité,  raconte à longueur de journée des niaiseries,  lesquelles l'énervent, le crispent, le rendent dingue.
Un boulet de première !
  
Un type hystérique, à qui il foutrait volontiers son poing sur la gueule, pour lequel il imagine même mille tortures raffinées.
 Et voilà que ce matin, ne changeant pas ses habitudes, le boulet déblatère  ...
 Ding- Dang - Dong  l'heure de la vengeance a  sonné...
 Notre homme lui colle un formidable coup de pied sur le postérieur, qui l'envoie à terre .
L'abruti stupéfait se relève, frotte ses fesses endolories, et,  poule mouillée qu'il est , implore pitié, gémit avec des simagrées de chimpanzé, aggravant son cas , déjà presque désespéré ...
Il se retrouve donc, en moins de deux la bouche scotchée puis ligoté .
Ses chaussures et chaussettes lui sont ôtées... ses plantes de pieds chatouillées méthodiquement des heures durant avec la langue fourchue de son tortionnaire au sourire diabolique, rempli d'un malin plaisir...

 
 On n'emmerde pas impunément l'un des attachés aux affaires du " Maître des ténèbres "...
 
Juliette " pas encore boulette "
 



 

Quand les appareils électriques sèment la panique

 
 
 
  
 
 
 
 
Après plusieurs jours d'absence, elle rentre chez elle, tourne la clef dans la serrure, ouvre la porte, et, découvre un chaos indescriptible, une maison sens dessus dessous qui paraît avoir été dévastée par un cataclysme ... les appareils électriques ont pété les plombs, et semé la révolution .
 
L'aspirateur, gigantesque bibendum prêt à exploser, les yeux plus gros que le sac s'est goinfré de tapis,  de bibelots jusqu'à saturation, et, a dégurgité lits , tables et fauteuils qui gisent en piteux états sous sa brosse.
La salle de bain déborde de tissus propres déchiquetés par la machine à laver .
La cuisine, amoncellement indescriptible de débris de nourriture broyés, mixés par le robot, cuits par le four, refroidis par le frigo empeste . 
La vaisselle reluisante y est éparpillée,  les couverts, l'inox et l'argenterie étincellent, assiettes et verres cassés en mille morceaux forment un énorme monticule brillant de mille feux .
La cafetière a recraché des litres et des litres de café, dégoulinant sur les murs, blancs il y a encore quelques jours
Le grille pain, faute de pain, s'est rabattu sur les biscottes qu'il a carbonisé .
 
Les dvd lus et relus par le lecteur traînent un peu partout dans le salon, la télé hurle sans discontinuer ses insupportables stupidités, tandis que l'ordinateur déverse pêle mêle des milliers d'informations dans un fond musical cacophonique ...
 
Un total capharnaüm d'où elle s'enfuit, prise d'une peur panique, poursuivie par des regards métalliques....
 
Aucune photo ne pourrait  l'illustrer  ...
 
je n'en ai pas trouvé malgré mes recherches approfondies !
 
 
 
  
 
 

Le survivant

   
  Bienvenus sur Terre , si vous venez en paix,  je vous accepte, autrement rebroussez chemin !
 
"Je suis sur cette planète le seul survivant de la pandémie de grippe qui en quelques mois a détruit l'humanité il y de celà des siècles  ... et j'en suis heureux ..."
 
Laissez moi vous expliquer : j'étais le dernier né d'une ribambelle de mouflets, le benjamin de la maisonnée, ce qui n'a pas été un bienfait car je n'ai jamais pu me débarrasser de cette étiquette de dernier, elle m'a toujours collé à la peau . 
 Le dernier de la classe, le plus souvent au piquet couvert du bonnet du nom de cet adorable animal appellé âne, le dernier gars qu'on prenait comme copain quand on avait personne d'autre sous la main, mais le premier souffre douleur, le dernier aussi des choix possibles pour une jolie fille ... Je ne suis pourtant pas un Quasimodo quoique très laid ... mais je n'ai jamais rencontré mon Esméralda !
Ma vie professionnelle a aussi été un fiasco, à cause de ma réputation d'idiot due à mon étrangeté,  on m'a toujours embauché comme roue de secours ...
 
J'étais un moins que rien, le dernier des cons, voilà pourquoi je jubile aujourd'hui d'être l' unique survivant !
 
J'ai découvert depuis la catastrophe le secret de l'immortalité,  j'ai muté pour m'adapter,  je vole comme un oiseau,  je nage comme un poisson,  j'ai pour uniques amis les animaux qui eux m'acceptent tel que je suis, vous le voyez , je suis un homme comblé .
 
Une seule chose me manque terriblement : une femme qui m'aime ... que j'essaye de créer depuis toutes ces années, en vain ... mais vous allez m'aider hein les amis ??? "
 
Juliette
 
 
 
 
 
 

Psychanalyse d'un yéti

 
 
 
Je suis un mystique,  explique le vieux et poilu yéyé, qui ne manque pas de style, au psy qui les yeux exorbités écoute sans bayer le psychopathe raconter ses délires.
" je suis né sur l'hi ma ma la la laya,  j'étais un joyeux yéti, youpi, mais une py ra ra ra mide venue de Crypton, m'a choisi comme cobaye " yoyote et bégaye le type hystérique en tournoyant comme une toupie !
 
 
 
Effrayé, le psy hypnotise donc le mangeur de psilocybes avec un tableau hyper psychédélique,  lui crayonne un régime vitaminé à base de papayes, puis,  après avoir été payé en monnaie de ... yéti, reprend son apparence de hyène, et se tord les boyaux de rire ...
 
 
  qui devrait peut être aller consulter !
 
       
 

Existons ... et ... Rions

      

 

 Riez, mes enfants, riez ! ça n'a rien de tragique ! dans cent ans, chacun de nous n'y pensera plus !
 Boris Vian
 
 

Fait ce que tu as envie de faire parce l'instant arrivera où tout finira, où le monde explosera, s'est il toujours répété ... Alors, il a vécu comme il l'entendait, a profité de chaque instant, de chaque journée, ne s'est pas contenté de végéter, mais a existé, en regardant autour de lui, en observant, en écoutant, en apprenant , et surtout en aimant  ce qu'il voulait et qui il voulait, en restant  lui même, en ne se laissant pas bouffer par les rabats joies, les envieux, les moralistes ...

 Il a joui de la vie, chanté, aimé, pleuré et  ri,  encore et encore ...
 
La vie vaut quand même encore la peine d'être vécue se dit il maintenant en contemplant le chaos d'un monde dont il est  l'un des quelques  rescapés ... et, il continue sa route, repart à zéro,  vers de nouvelles découvertes, à la recherche de nouveaux êtres à aimer ...
Juliette
 

 Moebius

 

Pauv' vieux ...

                                                                                                     
 Il est si vieux qu'il est aussi transparent qu'une glace, beaucoup de regards indifférents le traversent sans s'arrêter sur lui, mais, la plupart, méprisants et méchants,  lui reprochent d'exister, d'être une bouche à nourrir, une charge pour la société, un parasite qui vit à ses crochets  ... il se sent agresser par le monde entier, n'ose plus sortir de chez lui  !
Il ne délire pas,  ce n'est pas de la paranoïa ...
Il sait pertinamment qu'ils veulent l'éliminer, comme ses voisins agés l'ont récemment été . Partis faire quelques achats, ils ne sont jamais rentrés.
 La rumeur court qu' une fois capturées,  les vieilles personnes sont envoyées sur une île perdue au fin fond du monde, puis, abandonnées avec quelques vivres, de quoi subsister peu de  jours ... Elles doivent ensuite se débrouiller pour survivre,  mais bien entendu , elles y laissent leurs maigres peaux ...
Alors,  il reste calfeutré chez lui ...
 
Juliette
   
 
 



Ultimatum rock and roll de la lune

                      L'autre matin,  la Nasa reçut un mail lunaire :
" Voilà plusieurs années que j'ai, enfoncée dans l'oeil, une fusée qui me rend cinglée, ainsi que divers engins éparpillés par vos soins sur ma vieille carcasse ... Ce n'est pas parce que je suis une ancêtre qu'il faut me maltraîter, décharger sur moi vos horribles déchets, polluer mon atmosphère, me faire des misères ... Comme vous en faîtes à vos grand-mères !
 
Vous vous vantez de m'avoir conquise , mais vous n'avez fait que me mutiler ... Votre planète est basse ...
 
Bons à faire la morale, mais pas à l'appliquer voilà ce qui vous perdra ... Alors s'il vous plaît, détruisez, mécréants que vous êtes, vos  encombrants chez moi, puisque vous commencez à le faire sur votre planète ... Et, n'oubliez pas que je ne suis pas un désastre, mais un astre !
 
Sans réponse de votre part dans un bref délai, je ne prendrai pas de gants pour vous réexpédier vos tonnes d'ordures sans les trier, et bon vent ... Adieu aussi mes éclipses, mes clairs de lunes qui inspirent vos poètes, mes lunes de miel, les promesses de m'offrir ( sans me demander mon avis ) que s'échangent vos amoureux ...
 
   Pas si con que ça la lune !!!
 
 
Juliette toujours dans la lune .... 
          
 
 
 
 
 
 

Une petite pilule ?

 Moebius
 Une ombre gigantesque lui fait lever les yeux, éberlué, il voit un nuage interminable d'hommes traverser lentement le ciel, monter toujours plus haut dans un silence total ... l'immense marée humaine déferle dans les airs, le temps semble s'être arrêté !
 
Paralysé par la stupéfaction, il contemple cette apparition ... soudain une voix retentit : " Viens avec nous " , puis un petit sachet tombe alors à ses pieds .
 Il l'ouvre ... y découvre une pilule ... hésite quelques secondes ...intrigué, mais l'absorbe, curieux de savoir ce qui va se passer ... et s'envole ...
 
" Mesdames et Messieurs, vous venez d'expérimenter avec succès la pilule capable de réaliser le fantasme le plus fou de l'être humain : voler !
Mais, s'agissant d'un produit illicite, vous êtes tous en état d'arrestation pour usage de stupéfiant, et expédiés sur une planète de rééducation où votre envie d'évasion sera totalement éradiquée !! "
 

Juliettix
    
  
 

Du bonheur à en revendre ...

 
 
 
Elle lit la petite annonce suivante :  " Je nage dans le bonheur mais je lui cherche un acheteur car je m'y noie ! Il est trop grand pour moi...
Je revends l'excédent  ...c'est  un bonheur de très grande valeur . Avis aux amateurs ... "
 L'occasion est inespérée, elle meurt d'envie de le connaître, de respirer son parfum, de s'en énivrer ...
 
 
 
Euphorique elle omet de lire, ne pensant qu'à son désir d'être heureuse, le post-scriptum quasiment illisible :
 En acquérant ce bonheur, vous en achetez aussi les faces cachées: mes peurs, mes soucis, mes insomnies, l'immense fatigue qu'il m'a coûté, mes souffrances, mes méchancetés, toutes les angoisses de mon existence ...
 
 Elle court donc, vole même chez ce vendeur de bonheur hors du commun ...et repart avec dans son coeur le sentiment si précieux, et voilà qu'elle entend  : " Je suis un bonheur volé,  je ne t'apporterai que des joies souillées de remords, des plaisirs au rabais ... Tu t'es faites avoir en beauté , naive que tu es ! Ne sais tu pas que l'argent n'achète pas le bonheur  ?
 Le bonheur n'a pas de prix
Le bonheur c'est de vivre, le bonheur c'est d'aimer ...."
 
Juliette  
        
 
 
 
 
 
 
 

La main dans le sac (2)

   
La main soignée, dorlotée, choyée, par son hôtesse, passe d'agréables journées à se laisser vivre dans le farniente...
Elle devient aussi jalouse qu'un amoureux possessif, ne supporte plus les amis masculins de sa maîtresse, qui doit même se débarrasser de son petit chat car elle essaye de l'étrangler... et, ressort lacérée de coups de griffes de cette tentative d'homicide ...
 
Pardonnée, elle prend de mauvaises habitudes, se montre si hargneuse avec les visiteurs, que plus personne ne vient , par peur des représailles de cet ennemi invisible .
En effet, elle en pince violemment plusieurs jusqu'au sang, fouille dans les poches d'autres pour y voler leurs téléphones,  leurs portefeuilles, joue de sales tours mesquins à tous .
 
La jeune fille, a force de demandes, de suppliques et de larmes,  l'emmène à présent partout avec elle !
Elle ne peut plus sortir seule, n'a plus aucune vie privée, aucune intimité ...
Si elle l'oublie, la main se glisse dans une de ses poches, ou s'accroche derrière sa nuque ...c'est un véritable boulet !
La situation devient au fil des jours insupportable , intolérable , infernale ...
 
 Si bien, qu'elle finit par l'abandonner, enfermée dans son sac, dans un compartiment du métro...espérant ne plus jamais la revoir ... jusqu'au jour où ... elle entend frapper à sa porte ...
 
 Juliette
 
 
 
 
 

La main dans le sac (1)

     

Elle ouvre son sac à main, et, horrifiée, y découvre emprisonnée, une main verte qui la regarde fixement ! 

Elle se souvient avoir été tripotée quelques secondes par une de ces habituelles baladeuses, qui traînent, en quête de chair pulpeuse, dans le métro aux heures d'affluence ...et avoir rapidement refermer son sac ouvert.
 
La main, se précipite alors hors de la sacoche, et d'une petite voix suppliante lui demande de la garder, lui affirmant qu'elle appartenait il y a quelques jours encore à un homme, maintenant décédé, qui avait le coeur sur la main, que sa chétive existence est désormais entre ses mains, qu'elle serait toujours respectueuse si elle consentait à l'adopter !
 
Charmée et attendrie par ce plaidoyer qu'elle pense sincère, elle en mettrait sa main à couper, la jeune fille pour lui prouver sa confiance,  la serre, puis la lave, car elle est très sale, ce qui ne lui met pas la puce à l'oreille !
 
Elle ne s'imagine pas encore que sous cette apparence de main gantée de velours, douceureuse, se cache une main de fer, pas nette, une main sur laquelle commence à pousser un poil qui deviendra gigantesque, une main qui sera leste, trompeuse, voleuse, vicieuse, une main qui demain lui en fera voir de toutes les couleurs ... 
 Le cauchemar commence ...
 
Juliette
 

 

 
 
 
  

Le roi pas gaga des rats fadas

  

 
 
Au fin fond d'une forêt se trouve une vieille bâtisse de pierre
emmitouflée sous un immense manteau de lierre
qui la rend invisible aux regards des hommes .
 Cette demeure est habitée par des rats
 ayant pour chef un vieux musqué juste et honnête
 jalousé par un pervers arriviste qui se la pête...
 
 
 
Ce sale petit rat manigança sans répit
tant et si bien si bien qu'il conquit le paisible royaume
   devint ainsi le roi de tous les fadas
qu'avec des bla-bla- bla et  des promesses il hypnotisa !
 écrasant les plus faibles pour mener une vie dissolue de pacha
 conduisant  à sa ruine avec pertes et fracas ce petit paradis
lequel n'est plus aujourd'hui qu'un repaire de bandits ...
 
   Juliette
 
 
 
 
 

Soupe à la grimace !

     Je viens d'apprendre que mon ancêtre était l'homme ... oui , oui,  je vous l'assure !  mes parents m'ont emmené voir quelques uns des derniers spécimens de ce drôle d'animal que l'on a mis en cage .
Que ces animaux sont étranges ! ils se ressemblent tous, comme des gouttes d'eau , seule diffère la couleur de leur peau !
Ils n'ont aucun poils, sont obligés de se couvrir pour se protéger du froid, et même quand il fait très chaud, ils restent vêtus : ils doivent donc être affreusement laids nus pour ne pas oser dévoiler leurs corps ? ils en ont aussi honte que ça  ?
 
 Ils perdent le goût de s'amuser lorsqu'ils sont grands, passent leur temps à réfléchir sur ce qu'ils pensent et font, sur ce qu'ils ont pensé et fait, sur ce qu'ils auraient du penser et faire, ou sur ce qu'ils devraient penser et faire, à se poser des questions sans réponses sur la vie, leurs origines,  leur ultime destination, et en ont tout simplement oublié de vivre  ...
Ca s'appelle la philosophie, il paraît ! 
 
Ils ont tant et si mal philosophé, qu'ils sont devenus de plus en plus fous, ont dégénéré, ont tout saccagé, se sont entretués ...
Nous sommes issus d'une minorité de cette espèce qui est retournée vivre avec et dans la nature, et, nous avons mis derrière des barreaux  les quelques rescapés de cette dangeureuse humanité, qui s'y sont reproduits, mais n'ont toujours pas évolué : voilà ce que m'ont expliqué mes parents !
 
Juliette
 
   
 
 
 
 

L'orchestre de squelettes

         
Hier soir, accoudée au balcon de ma résidence Véronèse, j'attendais, en parfaite Juliette romantique que la fidèle guitare de Roméo vienne me conter fleurette, comme elle le fait depuis des siècles ...
Mais, quelle ne fut pas ma surprise de voir installé à sa place, un orchestre farfelu de squelettes qui attaqua le " Whole lotta love  " mythique d'un groupe nommé  Led Zeppelin ... j'en suis restée bouche bée, heureuse de ce singulier imprévu qui cassait , avec son rythme déjanté, la routine de ma vie d'héroïne ingénue ...
 
" Roméo, à court d'inspiration,  nous a embauchés pour le remplacer quelque temps,  me dirent les joyeux musiciens ( tout en jouant un répertoire capable de faire se trémousser des morts ), mais ne t'inquiète pas, il est juste parti pour un stage intensif afin d'améliorer ses performances musicales, afin de se mettre au goût du jour , pour ne pas lasser ton amour ..."
 
"J'en suis fort aise, répondis -je,  je commençais à m'encroûter à force d'écouter les vieilles ritournelles que Roméo me déclamait depuis toutes ces années, je n'osais pas lui en parler de peur de le vexer, et puis, votre musique me fait tourner la tête, me donne envie de faire des pirouettes ...Roméo ne m'a jamais invitée à danser !  "
Juliette