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    Une mouche qui fait mouche

     

     
     
     Une mouche qui fait mouche
     
     
     
     Elle : Il ne m'a pas regardée ce matin, j'aimerais l'aborder, mais j'ai peur de l'ennuyer, il semble si absorbé par ses pensées. Qu'est ce qu'il me tente ce jeune homme !  je meurs d'envie de lui faire des calins !
      
     Lui :  Elle est  à croquer ! J'adore ses yeux de gazelle, si je ne me retenais pas je lui roulerais une pelle. Mais elle a un air si lointain !
              
             Une fine mouche qui passe dans le coin :  
                
    " Qu'est ce qu'ils sont cloches
      je peux lire dans leurs caboches . 
    Ils font des chichis sans fin pour un simple béguin !
    je vais faire un petit geste pour les sortir de leur pétrin .
     Bzzz , Bzzz, Bzzz " : elle volette de bouche en bouche !
     
     
    Les deux amoureux prennent alors très vite la mouche contre celle qui les pîque,  mais les réunit pourtant dans un bourdonnant baiser lyrique,  dans lequel le pauvre petit insecte héroique périt écrasé,  victime de sa trop grande générosité !
     
      Juliette 
     
     
     
     
     
     

    Un velouté d'amour rafraîchissant...

     
     
     
     
    Un océan de tendresse
              Une mer de douceur
    Un  fleuve de caresses
               Un lac de patience
    Des eaux de bonne humeur
    Un  étang de confiance
             Un torrent de liberté
    Des ondées de folie
          Des ruisseaux de clarté
    Des giboulées de gamineries
     
    Mettre le tout à feu vif, sans oublier une pluie d' additifs : compréhension, mots  doux et bien  entendu ... du  piment, il doit avoir du  goût !
     
    Consommez le brûlant
    c'est un velouté excellent  !
      
          Une gourmandise vitale       
    un régal 
    parole de Juliette !
     
     
     
     
     
     
          

    Vélo, boulot ... peu de dodo !

     
     
     
     
     
     
    Une vitamine C, deux cafés, puis j'enfourche non pas un pur sang mais ma bicyclette qui cliquette ( elle a perdue comme sa maîtresse quelques boulons ),  grince malgré mes douces caresses huileuses et nous nous envolons à fond la caisse sur des chemins de montagne, prêtes à affronter une nouvelle folle journée de calvacade !
     

    Le vent souffle, me pousse à contresens mais j'arrive quand même, en sueur, au camping où m'attendent mes heures de labeur ainsi que des touristes stressés !

     J'entre alors en piste et entre deux parties de dame de pique ou de freecell, je saute sur ma monture suivie de ces romanichels d'un été à la recherche d'un havre de paix, que je place dans des espaces assez restreints, je peux même dire que je les y entasse !
    Mais la majorité d'entre eux sont satisfaits d'avoir un coin à eux, en pleine nature, même s'ils sont cernés de toutes parts par d'autres fugitifs des villes.
     
    Ma course continue jusqu'au crépuscule, quelques aventuriers paumés déboulent souvent à l'heure où le soleil se couche et après leur avoir trouvé un nid, nous leurs servons des pizzas cuites au feu de bois dont l'odeur alléchante met l'eau à la bouche, puis ...je repars les jambes coupées et à un train beaucoup plus léger sur mon fidèle engin .
     
    Quelques centaines de coups de pédales plus loin ... plus deux bons kilomètres de marche à pied ( mon vélo fatigue et mes petits mollets refusent à cette heure tardive de gravir les côtes ) j'arrive enfin au bercail ...où je tarde à trouver le sommeil ... trop surexcitée !
     
    Alors aujourd'hui ... jour de repos ...après avoir écrit ce petit texte je retourne faire dodo....
     
     
    Juliette crevée !!
     
     
     
          

    Quand j'étais petite ...

     
     
     
     
         
    Quand j'étais petiote
    J'étais réservée
    maintenant j'suis débauchée
     
    Quand j'étais mioche
    Je tétais des biberons
    maintenant je bois des canons

    Quand j'étais enfant
    Je rêvais au prince charmant
    maintenant j'ai plein d'amants 
     
    Quand j'étais gosse
    j'avais peur de Belphégor
    maintenant je regarde du gore
     
     Quand j'étais pitchoune 
    J'étais honnête et sage
    maintenant je ferais volontiers des braquages
     
     
    Quand j'étais merdeuse
    Je disais des conneries
    maintenant j'en écris
     
    Quand j'étais môme
    j'aimais pas l'odeur de la cigarette
    maintenant je roule en experte
     
    Quand j'étais mouflette
     j'étais jolie comme une fleurette
    maintenant j'ai l'air d'une chouette
     
    Quand j'étais gamine
    je rêvais de bourlinguer en Harley
    maintenant je vais au boulot en VTT
     
    Quand j'étais minotte
    j'écoutais Led Zep et son rock 'n' roll
    maintenant j'écoute toujours du rock 'n 'roll
     
     
    Juliette
     
     
     
     
     
      
     

    Et si on nous laissait le temps de vivre !

     

           

    La saison d'été vient tout juste de commencer, et je suis déjà fatiguée de voir les vacanciers arriver doucement mais sûrement ... pour nous grignoter notre temps de vivre ... celui que l'on peut passer dans le farniente en écoutant, par exemple, l'eau d'une fontaine s'écouler doucement devant sa fenêtre grande ouverte avec des glou- glou hypnotisants, relaxants, tout en laissant ses pensées vagabonder et en les tapotant sur son clavier ...

    pourquoi toujours s'activer et trimer ? 

     

    OUI , je suis une paresseuse de nature comme tant d'autres, qui n'aime pas faire ce que la société l'oblige à faire ... je déteste me forcer et pourtant je le fais comme tant d'autres  ..

    Et la foule de ces satanés touristes d'ici quelques jours va envahir notre tranquillité, hurler dans le supermarché , nous bousculer dans la rue piétonne , nous obliger à faire des queues sans fin sur la route et dans les magasins, klaxonner, rouspéter, râler, nous harceler du matin jusqu'au soir pour que l'on contente ses désirs, nous stresser, s'accrocher à nos baskets ...

    ah ! j'adore l'été mais vivement cet automne que je parte dans quelque lointaine contrée ... me dépayser ... mais aussi...casser les pieds de quelques autochtones !!!

      Juliette sauvageonne

     

     

          

    Tueuse

     
     
         
    Il entend malgré le tonnerre qui gronde un vacarme qui s'amplifie très vite, semble venu d'outre tombe et aperçoit du haut de sa tour d'ivoire où il vit en ermite, par désespoir mais aussi misanthropie, une horrible rumeur noire de méchanceté et d'ignorance qui galope avec fureur, épouvante tous les êtres vivants sur son passage, la terre elle même tremble sous la course affrenée de la hyène ...
     
     
    Rumeur assassine Epouvanté il ferme la lourde porte, sécurité illusoire car elle la traverse .Il prend ses jambes à son cou, à travers la forêt, espèrant ainsi échapper à sa cruauté mais elle le rattrape et sans gloire lui assène de son épée un terrible coup sous lequel il tombe et jamais ne se relevera, persécuté et blessé à mort par l'infâme rumeur tueuse aussi maligne qu'une tumeur, plus rapide que le meilleur des sprinters !
     
      Juliette sinistre