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    Nausées

     
      
     

    « Tu dis que tu aimes les fleurs et tu leur coupes la queue, tu dis que tu aimes les chiens et tu leur mets une laisse, tu dis que tu aimes les oiseaux et tu les mets en cage, tu dis que tu m'aimes alors moi j'ai peur. »

     Jean Cocteau

     

    Qui a envie d'être privé de sa liberté
    Comme un petit oiseau
    Que l'on enferme
    Derrière de sinistres barreaux !
     
    Qui désire quitter contre son gré
    Le monde qu'il aime
    Capturé tel un animal exotique
    Pour finir cloitré dans un misérable cirque !
     
    Qui rêve d'être affamé
    Tel un malheureux taureau
    Avant d'être lâché brutalement
    Dans une arène où une foule en liesse
    Se réjouit de sa détresse !
     
    Qui veut vivre toute l'année
    Comme un chien enchaîné
    N'être détaché que quelques mois
    Pour chasser des proies
    Ou tirer des traîneaux !
     
    Qui a envie d'être précipité
     Vivant dans un bouillon 
    de périr desséché sous un soleil de plomb 
    Ou alors dépecé vivant
    Ni moi ni vous !

    J'arrête l'énumération de mes dégouts
    A propos des tortures inutiles infligées à la faune
    car il y en a tant de cruelles réservées à l'homme
     Que l'on nous tait c'est certain !
              
      
     
     
            Quand je pense aux amendements
           Que va pondre ce nouveau gouvernement
           J'ai la nausée
    Quand j'imagine que nos libertés
    Risquent fort d'être bel et bien amputées
    J'ai la nausée
     
    Quand je sais que ce sont les démunis
    Qui vont encore trinquer
    J'ai la nausée
     
    Quand je pense que nos vies
    Seront beaucoup plus contrôlées
    J'ai la nausée
     
    Quand j'imagine que la répression
    Par l'inévitable augmentation
    De la flicaille nous guette 
    J'ai la nausée
     
    Que le peuple se fait  berner
    Par un type qui n'est pas net
    Et respire la méchanceté
    J'ai la nausée
     
    Que nous ne progressons pas vers une société
    Sans peurs ni haines
    Mais retombons dans de l'histoire ancienne
    J'ai la nausée
     
     
     
     
     
       Son désespoir
         Est aussi sombre et noir
         Qu'une nuit sans étoiles
         Comme l'affreux voile
         Qui la dérobe petit à petit
         Aux yeux de la vie
         Ce voile horrible comme la mort
         Cache son jeune corps
         Recouvre son joli visage
         Quel ignoble camouflage !
     
         Et le désespoir plane comme un rapace affamé
         Au dessus d'elle pauvre proie désarmée
         Il lui faudra un immense courage
         Une infinie rage
         Pour fuir cette détresse qui l'envahit
         Elle est tellement démunie
     
     
      
     
     
    J'erre dans une ère
    Dont l'air me désespère
     
    Rien ne me révolte autant que l'intolérance
    Rien ne m'écœure autant que le racisme
    Rien ne m'effraye autant que l'air ambiant de fascisme
    Rien n'est pire que l'indifférence
     
    juliette
     
     
     
     
     

    En juin ... soyons libertins

     
     
         
       


    Le  fou, l'amoureux et le  poète sont farcis d'imagination.
    The  lunatic, the  lover, and the  poet,
    Are  of imagination  all compact.

    William Shakespeare " Le Songe d'une nuit d'été, "

     

     
       Quand  tu  m'effeuilles
    Je  perds mon latin
    Quand  tu me  fais des  câlins
    Je  tourne  de  l'œil
    Tes  chatouillements déments
    Me rendent tellement
    Flagada que  tell e  une glace
    Sous  un s soleil de  plomb
     Je f onds
    Mon cœur fait  boum ! boum !
    Et toi  insatiable  vorace
    Tu me dévores comme  un loukoum
     Je  me  liquéfie
    Avec de  petits  gazouillis
    Tu me sirotes  comme  du miel
     
    Tu m'as  entièrement bue
    J'ai  disparu
    Je s suis au septième  ciel
     
                    
     
     
      
     Où vas tu ? lui  demande  t'il  effrayé
     Je ne  sais pas  je  te  quitte
     Pourquoi  qu'est ce que  j'ai  fait ?
     Rien c'est ça qui m'attriste
     Si  j'avais  quelque chose  à te  reprocher
     Je  partirais sans  regrets
     Ton amour sans bavure
     Ton amour trop pur
     Ton amour parfait
     Ton amour m'asphyxie
     Il est une  prison  dorée
     Il m'engloutit
     Il m'étouffe
     Il me bouffe
     je  veux  vivre
     J'ai  envie d'être  ivre
     De  prendre un grand bol d'air frais
     C'est pour ça que  je m'en vais ... 
     
     
     
      
     Juliette