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    Le roi pas gaga des rats fadas

      

     
     
    Au fin fond d'une forêt se trouve une vieille bâtisse de pierre
    emmitouflée sous un immense manteau de lierre
    qui la rend invisible aux regards des hommes .
     Cette demeure est habitée par des rats
     ayant pour chef un vieux musqué juste et honnête
     jalousé par un pervers arriviste qui se la pête...
     
     
     
    Ce sale petit rat manigança sans répit
    tant et si bien si bien qu'il conquit le paisible royaume
       devint ainsi le roi de tous les fadas
    qu'avec des bla-bla- bla et  des promesses il hypnotisa !
     écrasant les plus faibles pour mener une vie dissolue de pacha
     conduisant  à sa ruine avec pertes et fracas ce petit paradis
    lequel n'est plus aujourd'hui qu'un repaire de bandits ...
     
       Juliette
     
     
     
     
     

    Là haut perchée !

     

    Comme l'a écrit le grand Boris Vian  !

     " Tout a été dit cent fois,
    Et beaucoup mieux que par moi.
    Aussi quand j’écris des vers
    C’est que ça m’amuse
    C’est que ça m’amuse
    C’est que ça m’amuse et je vous chie au nez."
     Meynet 
      Moi aussi j'aime gribouiller
    sans prendre au sérieux
    mes délires pas prétentieux  !
    et, sur ma montagne perchée 
    je fais seulement des pieds de nez
    aux moralisateurs et donneurs de leçons de vie
    en écrivant ma petite poésie !
     
     Juliette  POUET POUET
     
     
     
     
     
     

    Soupe à la grimace !

         Je viens d'apprendre que mon ancêtre était l'homme ... oui , oui,  je vous l'assure !  mes parents m'ont emmené voir quelques uns des derniers spécimens de ce drôle d'animal que l'on a mis en cage .
    Que ces animaux sont étranges ! ils se ressemblent tous, comme des gouttes d'eau , seule diffère la couleur de leur peau !
    Ils n'ont aucun poils, sont obligés de se couvrir pour se protéger du froid, et même quand il fait très chaud, ils restent vêtus : ils doivent donc être affreusement laids nus pour ne pas oser dévoiler leurs corps ? ils en ont aussi honte que ça  ?
     
     Ils perdent le goût de s'amuser lorsqu'ils sont grands, passent leur temps à réfléchir sur ce qu'ils pensent et font, sur ce qu'ils ont pensé et fait, sur ce qu'ils auraient du penser et faire, ou sur ce qu'ils devraient penser et faire, à se poser des questions sans réponses sur la vie, leurs origines,  leur ultime destination, et en ont tout simplement oublié de vivre  ...
    Ca s'appelle la philosophie, il paraît ! 
     
    Ils ont tant et si mal philosophé, qu'ils sont devenus de plus en plus fous, ont dégénéré, ont tout saccagé, se sont entretués ...
    Nous sommes issus d'une minorité de cette espèce qui est retournée vivre avec et dans la nature, et, nous avons mis derrière des barreaux  les quelques rescapés de cette dangeureuse humanité, qui s'y sont reproduits, mais n'ont toujours pas évolué : voilà ce que m'ont expliqué mes parents !
     
    Juliette
     
       
     
     
     
     

    Hippie, hippie, hippie, hourra !

        

     
     
     
    J'aime imaginer un monde de douces folies
    peuplée d'une humanité qui sourit à la vie 
     vit sans crainte du lendemain 
    vit sans avoir peur de son voisin
    s'épanouit en toute liberté dans un pays délicieux ...
    De petites fleurs poussent dans tous les yeux !
     
    Dali  Oeil fleuri
    j'aime imaginer cet univers sans frontières
    sans aucun interdit
    sauf celui d'avoir un cœur de pierre !
    sans aucune répression
    sauf contre les empêcheurs de tourner en rond !
    lesquels en seraient bien sur bannis ...
     
     J'aime imaginer ce  monde généreux
    où nous pourrions tous cohabiter égaux et  heureux
     insouciants comme des herbes folles
    nous nourrissant comme elles des fruits de la terre
     je perds surement la boussole !
      mais j'irais volontiers m'y perdre ...
     
    Juliette 
     
     
                      
     
     
     


    Mystère de blogosphère !


     

    Qui es tu toi, qui depuis plus d'un mois vient se pencher si attentivement sous mon toît, sur mon moi, sans y rajouter ton petit grain de sel de folie?

    Qui es tu toi le personnage assidu et discret qui effeuille quotidiennement mon espace, lit quasiment tous mes textes farfelus en ne me laissant comme seule trace de ton passage que des insignifiants :
     sur une page impersonnelle de statistiques ?
     je te remercie de parcourir mes phrases, de prendre le temps et la peine de feuilleter mes pages d'écriture, d'éprouver le plaisir de lire mes délires, d'écouter, peut être, des musiques qui m'enchantent  et me délassent  !
     
    jj'en suis toute flattée et mon inséparable copine la petite fée fétarde Plume, qui ne me quitte plus, encouragée à continuer à divaguer joyeusement avec moi , yeah !!!!
    Merci à toi lecteur ou lectrice inconnu , et, qui sait peut être un de ces quatre te dévoileras tu, en nous envoyant un message privé, puisque tu n'aimes pas écrire en public, car là, notre curiosité est bien éveillée ... je t'en remercie,  ma petite fée aussi , nous en serions réjouies ... vraiment !
     Juliette pouet pouet
     
     
     
     
     

    L'orchestre de squelettes

             
    Hier soir, accoudée au balcon de ma résidence Véronèse, j'attendais, en parfaite Juliette romantique que la fidèle guitare de Roméo vienne me conter fleurette, comme elle le fait depuis des siècles ...
    Mais, quelle ne fut pas ma surprise de voir installé à sa place, un orchestre farfelu de squelettes qui attaqua le " Whole lotta love  " mythique d'un groupe nommé  Led Zeppelin ... j'en suis restée bouche bée, heureuse de ce singulier imprévu qui cassait , avec son rythme déjanté, la routine de ma vie d'héroïne ingénue ...
     
    " Roméo, à court d'inspiration,  nous a embauchés pour le remplacer quelque temps,  me dirent les joyeux musiciens ( tout en jouant un répertoire capable de faire se trémousser des morts ), mais ne t'inquiète pas, il est juste parti pour un stage intensif afin d'améliorer ses performances musicales, afin de se mettre au goût du jour , pour ne pas lasser ton amour ..."
     
    "J'en suis fort aise, répondis -je,  je commençais à m'encroûter à force d'écouter les vieilles ritournelles que Roméo me déclamait depuis toutes ces années, je n'osais pas lui en parler de peur de le vexer, et puis, votre musique me fait tourner la tête, me donne envie de faire des pirouettes ...Roméo ne m'a jamais invitée à danser !  "
    Juliette
     
      

     

     
     

    Amoureusement...

     

      Hendrix : foxy lady

     
     
    Elle s'est glissée, féline, dans mon existence, aussi  inattendue qu'un été précoce .
    Elle apporte à ma vie jusqu'alors si fade un parfum surprenant d'exotisme... m'ouvre la porte d'un univers érotique dont j'ignorais les secrets  ... je revis dans ses bras , je revis dans son moi ...
    Douce et mutine, elle me prend par la main, m' emmène avec elle sur le chemin de ses désirs clairs, et, coquine, mais sincère, m' enveloppe de sa sensualité débordante .
    Je me noie dans la cascade de son amour ! 
    Elle se donne entièrement à moi, ma fleur orientale, dont je caresse passionnément un à un  tous les pétales .
    Ne change pas ma belle sauvageonne, reste la petite fille spontanée et tendre que j'adore aimer ...
     Juliette
     
     

     

     

     

    Lucky cat man...

         
    Guarnido : Sadblack
    C'est une étrange journée, je ne suis pas à l'endroit où je voudrais être.
    Cette ville me semble sinistre avec ses immenses tours, ses rues embouteillées, le bruit incessant des voitures, le brouhaha de la foule  me martèlent la tête, les visages froids que je croise me regardent vraiment très, très bizarrement  ... j'ai peur !!!
     
    Et, une furieuse envie de solitude, de calme,  de nature, de me mettre au vert, d'aller me ressourcer dans un coin de campagne pour y écouter le silence, y retrouver ma sérénité qui m'a quitté ... je me sens tellement différent d'avant !
    Je me retrouve dans un bar, essaye de m'isoler à une table, mais pas moyen de rester tranquille ...
    Une fille vient m'accoster, me questionner, me reluquer de tous les cotés comme un animal de foire ... me proposer une aventure, dont je ne veux pas ! Elle est pourtant bien roulée, mais je n'ai même pas envie de ça !
     
    J'ai un bon boulot, de l'argent, une chouette petite amie, .. mais tout me manque aujourd'hui, c'est inexplicable .
    Soudain un immense désir d'enlever mes vêtements, de courir, me prend  !
    Ah! comme j'aimerais être un animal ...
    Un chat , pourquoi pas  ? 
    eux, au moins, ne se posent pas de questions ...
    voilà, mon souhait s'est réalisé ! 
    je suis métamorphosé en matou noir qui ronronne, couvert de câlins, dans les bras de son adorable maîtresse
    J'en redemande !!
    miaou! miaou !
    Juliette pouet pouet
     
     
     
     
     
     
     

    Agoraphobie

             
     
     Une immense cohue me cerne
     j'essaye de me frayer un chemin dans cette marée humaine
    " Ecartez vous ! du large ! "
    L'angoisse m'étreint, une bête rampe dans mon ventre
    une terreur grandissante !
     " Ecartez vous ! du large ! "
     Ma vie s'échappe 
     je perds mon souffle 
     comme pris dans une trappe
     peu à peu je m'étouffe ...
     " Ecartez vous ! du large ! "
    Le visage décomposé
    les yeux exorbités
    les bras tendus je pousse
    comme si un démon était à mes trousses
    " Ecartez vous ! du large ! "
    Je  tente de fendre la houle 
    je suis en nage
     je déteste les bains de foule
    ils m'oppressent !!!
     
    Mais je reconnais au loin le visage
    de ma belle diablesse ... 
     
    Guglietta
         

     

     

     

    Pressentiment

     

     

    Je me réveille en sursaut ce matin, très mal à l'aise : un pressentiment me dit que la journée sera mauvaise ! 

     je saute du lit , me fais en vitesse un café, que je renverse !
    la mauvaise humeur qui commence à s'insinuer doucement en moi, s'accroit avec une douche , qui va savoir pourquoi,  coule froide ... . Mais, bon gré, mal gré, je pars travailler ...
    En chemin , j'évite de passer sous une échelle plantée en plein milieu d'un trottoir, ce qui me vaut une glissade sur une belle crotte de chien, un chat noir en profite pour me regarder en ricanant, sournoisement ...
    Le bus me file bien sur sous le nez malgré ma course folle, ce qui me rapporte,  un rappel à l'ordre de mon patron qui n'attendait que ça pour faire valoir sa toute puissance  !
    Ma mauvaise humeur grimpe,  je fais un tas d'erreurs,  je perds un temps fou pour essayer, en vain,  de les rattraper ... j'en bave toute la journée !
     Tim Burton
     Puis, sonne enfin l'heure heureuse de la délivrance ... 
    Je rentre chez moi où m'attend un message de ma petite amie qui m'annonce qu'elle ne viendra pas ce soir ...
    J'en pleurerais, mais n'étant pas homme à me laisser abattre, le frigo vide,  je pars à pied , à la recherche d'un endroit joyeux où essayer de terminer dans la bonne  humeur cette belle journée  ...
    L'orage éclate alors , il tombe des cordes ... trempé, désemparé, je rentre me coucher ... et m'endors ... sans envie de me réveiller ...
     
         Un pressentiment m'avait prévenu que cette  journée serait pourrie
    j'aurais du l'écouter et rester au lit ...
     
      Juliette
     
                 
          
     
     

    Fantasmagorie


     
     

    Fatigué d'un voyage fastidieux, l'homme débarque dans l'affreuse gare : infâme foutoir de ferrailles, empesté d'odeurs fétides, enfumé, sans hommes, ni femmes, ni enfants, ni flicaille ( fichtre ) ?
    bref, un endroit digne d'un film de science fiction !
    Il est vrai qu'il fume un joint, d'afgan pas trafiqué ... mais a toute sa réflexion ...
    Pétrifié de stupéfaction, il se frotte les yeux, s'éponge le front ... tout ceci frise la folie .
    En effet, le dépliant affriolant représentait une gare luxueuse, à coté d'un paysage féerique ... il a dépensé une petite fortune pour ces vacances qui promettaient d'être un festin !
     
    Et puis soudain, avant qu'il ait le temps de dire ouf, de fantastisques petits fantasmes féminins ailés, parfumés d'une odeur de fête jaillissent d'une affiche flétrie ... et l'emportent avec eux, très, très loin de l'endroit infernal ...
    Juliette
     
    Moebius

     

       

     

    Vé !

     
     

     
    Le véhicule garé devant l' Evêché * , près du vieux port, le fait baver d'envie !
    " Vé !  *   vise ça !!  une vraie merveille !  on va le voler ..". 
     " Tu pars en live Vincenzo , tu rêves éveillé ?  il est virtuel .. "
    " Et alors ? Vincenzo est un vainqueur, même en cavale, il vole tout ce qu'il veut,  le virtuel aussi ,  allez viens ! "
     Et d'un coup de tournevis vigoureux, il ouvre, vite fait,  l'une des vitres de l'espèce de voiture .
     
    Mais, vert de peur, le copain,  voyou vantard, sans envergure, s'est volatilisé, ventre à terre sur sa vespa, vers d'autres aventures .
     
    Vroommmmmmm ! Vroommmmmmm !
     le moteur vrombit,  vomit ses gaz ... Vincenzo s'envole à tombeau ouvert, dans  l' O.V.N.I  qui s'évapore loin de la ville, devant les yeux aveugles de policiers, ivrognes invétérés, cuvant avachis, devant leur Provencal *.
     Et le vétéran ventripotent de la malavita se retrouve voyageant avec une Vénusienne lascive véritable chef d'oeuvre, qui, au fur et à mesure d'une sauvage vadrouille dans l'univers, lui dévoilera les avantages invraisemblables d'une vamp .
    Il en abandonnera même son Viagra ...
     
         * Vé  : regarde en Marseillais
        *Evêché : caserne de police à Marseille
        * Provencal : journal
     
    Juliette