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Invasions... Coucou !
C'est moi le grand méchant loup
Comme me surnomment les hommes.
Et pourtant je suis gentil comme un toutou
Aussi tendre qu'une verte pomme.
Ils m'accusent de décimer leurs troupeaux
Mais il faut bien que je me nourrisse moi aussi
Alors qu'ils ne me reprochent pas
De manger une délicieuse petite brebis !
Les chiens errants eux aussi tuent leurs agneaux
Eux mêmes en font des repas.
Ils adorent effrayer leurs petits bouts
En leur racontant sur nous
Des histoires à dormir debout
La bête du Gevaudan n'était pas un loup
Mais l'un d'entre eux complètement fou
Ce sonts de beaux hypocrites
Les pires prédateurs qui existent. Ils s'entretuent pour leurs dieux
Pensent que le monde n'est qu'à eux
Ils comptent m'exterminer
Mais rira bien qui rira le dernier
Je finirai peut être par en croquer
S' ils continuent à me casser les pieds !
Venise il y a des années
Etait peuplée des chats
Mais les chats sont malfaisants
Tout le monde le sait n'est ce pas ?
Ils les ont alors exterminés
Ces suppôts de Satan
Car le monde n'appartient qu'à l'homme
Et la ville voit la réapparition des rats
Bien fait pour leurs pommes !
Guglietta
Le bien être et le néantToute une vie de vols effroyables, non plus à main armée, comme les nobles aventuriers de jadis, mais en correct bandit moderne, au clair soleil de la Bourse, dans la poche du pauvre monde crédule, parmi les effondrements et la mort."
(Emile Zola / 1840-1902 / L'argent / 1891) Il faut prendre l'argent là où il se trouve, c'est-à-dire chez les pauvres. Bon d'accord, ils n'ont pas beaucoup d'argent, mais il y a beaucoup de pauvres.
Alphonse Allais
Le fric, le pèze, l'oseille, la tune, le blé...
Il y a tellement de mots pour le désigner
Et ceux pour lequels il est une obsession
Ceux qui ne pensent qu'à en accumuler
Qui en font leur principal sujet de conversation
Qui sont fous du pognon
Ils sont vraiment un pacson !
Juliette
Viva l'Italia !
Venise belle cité, belle embrumée ,bella al sole, tu m'as hébergée des années, pas dans tes palais mais sur ton sable doré, durant six mois ma tente s'y posait, devait même se cacher quelquefois dans les bosquets car les carabinieris naviguaient ...
Le reste du temps je squattais les amis Vénitiens faute de lires et sur tes ponts je vendais mes bijoux de pacotille pour me nourrir de spaghettis ... risottis, polenta ...
Ma che bella vita !
Histoires de fous ... dans un pays de fous...
Un froid faramineux ainsi qu'une foutue fanfare le tire de ses ronflements. Frigorifié il ferme la fenêtre, se fagote d'affreuses fringues fripées et fonce, tel un feu follet fendre du bois pour se réchauffer .
Affamé, il fouine dans son frigo, formidable et infect foutoir où fourmis et cafards se goinfrent de restes faisandés.
Sur un air de fado, il s'empiffre comme un fada d'une fricassée de flétans, boit un fameux Figeac, farfouille avec frénésie dans le champ de foire de ses films, puis s'affale sur son sofa afin d'y savourer une farce : la famille Adams...
Des déflagrations mettent fin à ses fous rires . Fichtre, sans même frapper des flics furieux s'infiltrent chez lui, armés ces frimeurs de leurs emblèmes phalliques : des flingues !
Ce n'est pas folichon ...
Au bord du gouffre, mais protégé par sa fabuleuse fée Fripouillette le fou farfelu furibond, fuit, félin, les rafales tirées par les fauves !
Ouf !
Flûte, dehors il flotte ferme !!!
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