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Le tombeur des profondeurs
Bernard, Don Juan de la mer, vagabonde solitaire à la recherche d'une tanière et de bonnes petites affaires. Il rencontre un crabe surfeur qui lui suggère d'aller voir une vieille coquille perlière, sympathique rentière en quête d'un "aimable" locataire . Celle-ci lui offre une assiette d'algues putréfiées qui fait son bonheur, lui propose ensuite de partager sa demeure en échange de promesses de douceurs .
Bernard termine ainsi son existence d'ermite, devient gigolo de Madame qu'il comble tant d'assiduités lubriques qu'elle en pond des perles cubiques
Et, cet insatiable gourmet croque toujours d'appétissants fruits de mer, chamboule les cœurs des midinettes des profondeurs : étoiles médusées, noix de pétoncle crédules, naïves petites crevettes, langoustines coquines, huitres romantiques, jeunes sèches bébêtes, palourdes ingénues, amandes fleurs bleues ... toutes folles de lui, passent chacune à leur tour par son épuisette ... on peut les entendre chanter inlassablement devant sa chambrette ... leur désir d'être aimées
Juliette Un chat soûl rit Mimi la chatoyante et chatouillante souricette a semé le charivari dans le cœur de Sam le chat ...
Pour elle, il chaparderait, irait au turbin, deviendrait végétarien, abandonnerait ses maîtres et ses croquettes, quitte à se faire charrier par ses copains, les chats teigneux de gouttières !
Ce grand chasseur de tendres cœurs de souris, qui un jour se contreficha qu'avec elles l'amour soit chapitre défendu, en chagrina des dizaines, chavire aujourd'hui de passion pour de grands yeux gris charmeurs .
Certain que demain, lui et sa mouse pourront en pachas se la couler douce sous la chaleur en chaloupant sur un cha-cha-cha ... Sam le chat vide la bouteille de Chablis et ... complètement soul ... rit !
Juliette
Querelle culcul![]() T'as l'air d'un perroquet avec tout ce maquillage !
T'es toujours à m'critiquer ...
Tu penses qu'à t' faire reluquer ...
Et alors, ça t'débecquette que j'sois coquette ?
Oui, parce que on est macqués ...
Allez, arrête d'me traquer !
Enlève ce paquet de peinture et change de frusques
T'es qu'un vieux quinquagénaire jaloux
T'es truquée de la tête aux pieds, on dirait une poupée mannequin !
Tu voudrais que j' ressemble à la dame de pique ?
Que tu sois pas trafiquée ma p'tite pâquerette
Mais t'es piqué, nature à quarante balais ? ça risque pas tiens !
On va m' prendre pour une antiquité
T'es qu'une inquiète qui s' planque derrière un masque...
Et toi un mec pas tranquille, qu'a peur que j' le quitte !
ton disque est rayé , allez , va trinquer au troquet sinon j'vais craquer moi j'me casse en discothèque !
Juliette
RenaissanceLe corps atrocement douloureux, il se lève dans un terrible craquement, tombe sur le carrelage, incapable de marcher, rampe comme un ver misérable, rongé depuis quelques semaines par un mal implacable qui le transforme en arbre ...
![]() Ses jambes, deux branches tordues ne le portent plus, flanchent sous le poids de l'épaisse écorce qui recouvre maintenant son torse, ses bras, de longues ronces se terminent par des épines acérées avec lequelles il tente en vain de s'agripper aux meubles, de son crâne sortent des rameaux !
Il ne lui reste de son apparence humaine que son visage terrorisé par son incompréhensible métamorphose ...
Mais, dans sa bouche coule un liquide nourricier, une sève douce et onctueuse qui lui donne la force ultime de traverser sa chambre puis les autres pièces, d'éventrer la porte d'entrée, de rouler jusqu'au jardin où il s'enracine en silence, délivré de ses souffrances, libéré de ses angoisses d'homme ...
Alors il s'élance vers le ciel resplendissant de vie
élève son feuillage vers les nuages
en quête d'éternelle poésie ...
Juliette
Sagouineries et bananes pourries L'énorme grappe jaune vif suspendue très haut sur le bananier attire la convoitise d'une bande de Sagouins qui passe dans le coin .
Ils se pourlèchent les babines à la vue de cette oasis de gourmandises en poussant de cris de joie.
En un clin d'oeil les bêtes grimpent sur l'arbre, se bousculent, tentent de faire tomber le monstrueux régime, mais celui ci soutenu par de vieilles et solides lianes résiste, bien accroché .
Impossible pour ces animaux pourtant réputés si malins de profiter de ses affriolantes douceurs .
Ils s'énervent dépités, se disputent, en viennent aux insultes, puis aux mains, se battent comme des hommes !
C'est un match de boxe thaie d'où les plus faibles dégagent rapidement têtes basses et cabossées .
Les quelques rares vainqueurs se ruent alors sur les plus belles bananes qu'ils dévorent comme des voraces, mangent plus qu'à leur faim, se goinfrent !
puis balancent les peaux comme consolation à la foule qui attend muette d'angoisse en bas !Dévorée par la faim, elle se déchaîne et projette à tours de bras et de jambes divers projectiles sur le régime tenace qui finit enfin par s'écrouler ...
Mais il ne reste dessus que des fruits pourris qui s'éclatent au sol, l' éclaboussant de leur puanteur ...
Juanita Banana Le pouvoir de l'amourEn auscultant à plusieurs reprises son patient qui se plaint de sensations bouleversantes au coeur, le mettant dans une totale euphorie, quelquefois très génante, car il lui arrive de l'exprimer en public par de petits cris de jouissance, le médecin entend de très légers soupirs, à peine perceptibles, qui ressemblent à s'y méprendre à une voix humaine ...
Très intrigué, peut être est il tout bonnement victime d'une hallucination auditive ? il appelle une infirmière .
Celle ci confirme sa découverte .
Ils font alors passer un scanner à l'homme stupéfait par cette annonce, et aperçoivent une liliputienne silhouette, glissée entre les ventricules de l'organe .
Elle bouge, s'agite, vit !
Après de nombreuses tentatives infructueuses, ils communiquent grace à un microscopique caméscope introduit près du coeur, avec ce petit Alien fort joli, fascinant , doté de tous les attributs féminins ...une créature de rêve ...
![]() Elle leur révéle être née dans cette poitrine, n'en être jamais sortie, s'y trouver bien, confortablement installée dans cet immense coeur aimant qui déborde tellement d'humanité, de tendresse ... tellement qu'il l'a crée , elle, sa petite fée d'amour qui lui sera reconnaissante et fidèle jusqu'à son dernier souffle ...
Ils lui recommandent quand même de calmer, de jour, ses démonstrations de passion pour son créateur, car elles ne se pratiquent pas en public sur terre, choquent les bien pensants, peuvent nuire à la réputation de l'homme qu'elle aime, le faire passer pour un déséquilibré, et, ajoutent que, secret professionnel oblige, cet amour féerique restera un secret ...
Guglietta
Clac-Clac !Monsieur Coq
caracole, fait le mac, encerclé de sa cour de cocotes en catalepsie devant sa crête écarlate et ses cocoricos cacophoniques.![]() Un cabot que ce coq, qui ne concède ses cajoleries à ses courtisanes que lorsqu'il éprouve un criant besoin congénital d'évacuer ses coucougnettes ...
Les commérages croustillants des cocotes, qui disjonctent à chaque nouvelle copulation, se répandent alors dans la basse cour aussi vite que des canards à cancans :
" Regardez cette catin qui l'asticote ... et celle ci avec ses cuisses de cochonne ...et cette crétine qui se croit un canon ...et l'autre vieille couane ridicule qui lui tournicote autour ... et celle là , qu'elle est culcul ! ."
Et commencent d'incroyables prises de bec !
Le Casanova de pacotille se contorsionne comme un clown, excite la convoitise de ses congènères qui craquent complètement ... la conjuration bien concoctée éclate en insurrection !
La coupe des rancoeurs accumulées pète sec ... et le coq peu coriace doit faire ses clics et ses clacs, éjecté à grands coups de becs, malgré ses supplications qui cassent ses cordes vocales, sous les clac-clac de la communauté .
Il est actuellement encore en cavale ...
Juliette pas cocote
Bizarroïde !Accoudé au Zinc, il termine sa treizième Zubrowska parfumée d'un zeste de citron, ferme les zips de son blouson et zappe de payer, de toute façon il n'a pas de pèze !
![]() L'air d'un zombi complètement naze, il zigzague, et sa tête vraiment zarbie effraye les petites gazelles et les zoizeaux qui ne gazouillent plus!
Il arrive au zoo, saute droit chez les zébus , y fait le zouave, danse le zouk ... s'asseoit , met de la zique ... récite en zozotant pendant une dizaine de minutes des poèmes de Zenzile ... puis il s'endort Zzzzzzzzzzzzzzzzzzz....
" Zut alors , zieutez ce drôle de zèbre, il est complètement zinzin ! "
" je le connais ce zigoto, il ne zigouillerait pas une mouche tzé-tzé ...c'est un zonard très très zen, il tient un bazar de puzzles dans la Z.U.P ! "
Il fait seulement une petite crise de schizophrénie ... allez, zou ! laissons le !
Zuliette
Un moment parfait ! Roy Lichenstein
Je le croise une nuit d'été, beau, sombre, captivant, pétillant, resplendissant de vie sous la lumière des étoiles ...Il se pose sur moi, direct et franc, me parcourt sans aucun détour, m'enveloppe entièrement, me parle doucement, se raconte et me lit, me caresse tendrement, se livre, m'électrise , me pénètre impudiquement, m'apporte un total bien être ...
Puis, tout à coup, il hésite, se maîtrise et ...fuit ... pour se perdre ailleurs ... je ne sais où ... ce regard éclair d'un inconnu ... qui m'a aimée quelques minutes ... parfaitement ...
Guglietta romantica
La mort revit ...
Une mort assez revêche en quête de chair fraîche
trouve dans une discothèque les jeunes spécimens qu'elle cherche
leur propose un voyage pour l'éternel.
Mais ils se moquent royalement d'elle ...
Elle insiste ... leur vante les mérites d'un paradis " inconnu "
personne n'en est en effet jusqu'à présent revenu
leur fait miroiter les bienfaits d'une existence spirituelle
détachée de toute misère et souffrance !
Ils rétorquent qu'ils veulent savourer à fond tous les plaisirs qu'il y a sur terre
que la vie vaut la peine d'être vécue même si tout y est éphèmère
lui content des histoires de joies époustouflantes
d'amours limpides et sincères ...
Tant et si bien que l'être de désespoir subjugué quitte sa longue robe noire se met en beauté et transfiguré par l'espoir
![]() déclare à ses nouveaux amis :
" Vous m'avez converti
je veux dès maintenant savourer les bonheurs de la vie
m'amuser et aimer !
j'abandonne ma triste besogne et laisse les hommes en paix !
Ils pourront désormais choisir à quel moment s'endormir à tout jamais ... "
Juliette
Balade à Barjols La petite blondinette, balancée comme une barbie, bondit de la bécane flambloyante que son beau barbu bichonne comme un bébé ... il en est barjot !!
Après beaucoup et beaucoup de bécots dans un bois, ils décident d'aller becter à Barjols, un bled Varois, tombent sur un boui-boui, mais manquant de biftons, ne sont pas bégueules !
Ils prennent une biture à la bière, avec d'autres bikers, et ... quelques barils de ce breuvage plus loin, bourrés comme des coings, s'attablent devant des biftecks bleus .
"C'est de la bar ... bar... bar ...baque ton ...ton boeuf, tu crois ...pas que j' vais ban.. ban ...banquer pour de la bou..ffe ..ffe qui me file envie de ger...gerber " beugle en bégayant et en brandissant son tabouret le barbu beurré .
Le barman, un bougre bien baraqué, blanchit et bafouille en le bousculant :" He , toi ! la banane ! qu'est c'que tu baves ? met là en bémol, aboule le blé et barre toi sinon j'vais faire une bavure " !!
Le biker lui balance alors bestialement sa bavette plus une double paire de baffes sur la bobine .
Pas de bol ! la beuverie à Barjols, dégènera en un impitoyable baston !
Juliette encore un peu beurrée de sa bringue !
ExerciXMoebius
Expulsé temporairement de sa galaxie, dans le fin fond du Texas pour " exhibitionnisme ", un extravagant extra-terrestre, exagérément extraverti, expédie aux dirigeants de sa planète un exprès, dans lequel il s'excuse et exige la fin de son exil !
Une extrème anxiété saisit en effet l'expatrié, lorsqu'il voit les yeux, à l'expression extraordinairement xénophobe, des terriens qui l'examinent !
il perd tout à coup toute exubérance pour son exceptionnelle expérience exotique, face à ces esprits si exigus, face à cet échantillon de civilisation désaxée, et c'est inoxérable, prête à expirer asphyxiée ... qui ne lui offre même pas son excellent petit excitant : l'expresso ! ... il en devient alors furax et au paroxysme de l'exaspèrement, explose de colère !
Juliettix
Un vilain petit cafard !
Alors, puisque vous êtes sages comme des images, je vais vous raconter l'histoire d'un cafard, pas un affreux cafard, non ! , un cafard normal, un peu teigneux quand même, qui va, de temps en temps pour s'amuser, la saleté, emmerder de braves et de moins braves gens !
Le paisible dormeur visité contre son gré, se réveille patraque, en vrac, pensées et cœur chamboulés, bouleversé par l'incroyable capharnaüm qui règne dans son esprit presque aussi noir que l'insecte, accablé d'une subite tristesse, abattu par la perspective de devoir affronter une journée grise. .. D'où l'expression avoir le cafard, ou avoir un vague à l'âme ...qui ne le quittera que s'il le désire intensément, que s'il chasse en y mettant toute sa volonté, toutes ses forces, la bête, ne la laissant pas s'incruster plus encore dans ses idées, en allant les éclaircir ... sous un rayon de soleil par exemple ... Le cafard qui adore l'obscurité se sentira alors à son tour très mal à l'aise, sous la lumière.
Indésiré et rejeté, il repartira, vite fait, car il n'est pas un aussi cruel squatteur que l'horrible animal nommé Désespoir, juste un peu espiègle à ses heures !
![]() Scénario catastrophe Imaginez un monde...
Mes pompes !Elles sont chouettes mes nouvelles pompes non ?
Plus blanches comme neige, il est vrai, mais, vu que n'étant pas fée du logis, que je n'aime pas cirer les pompes ( je ne suis pas du genre lèche botte ) , ni briquer comme Cendrillon sans arrêt ma maison, j'ai tendance en ce moment à laisser la poussière des vieux murs crépis qui s'effritent, et celle des feux de cheminée s'accumuler un peu partout , et puis j'ai un petit coup de pompe printanier ! En tout cas là, je suis bien dans mes pompes et pas à coté ... j'ai vraiment trouvé chaussure à mon pied pour aller danser le rock dans la gadoue... pas en grandes pompes bien sur ... bon j' arrête de vous pomper l'air avec mes histoires de pompes pas funèbres, peut être, mais sans queue ni tête ... allez, je vous lâche les baskets !
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