Juliette's profileMes divagationsPhotosBlogListsMore ![]() | Help |
Un pote pas ordinaire ...Un criquet qui vivait dans la promiscuité
Entouré de milliers de ses semblables
Eprouva un matin un immense désir de tranquillité
Et décida de fuir cette existence intenable
De partir à l'aventure en pélerinage
Il prit avec lui pour seul bagage
Le violon hérité de son père bien aimé
Se laissa emporter par le vent qui soufflait
Traversa de magnifiques contrées
Fit un merveilleux voyage
Un jour de terrible orage
Epuisé il aperçu un oasis de paix
Un superbe palmier
S'y posa et y resta
Pour le plaisir du mâitre des lieux
Qui immédiatement l'adopta
Lui enseigna des " Blagueàla con "
Et apprit à jouer du violon
Ils devinrent très bons potes
![]() lequel des deux compères est le plus chanceux
Le criquet sur son arbre pépère
Où bien son hôte
Enchanté par ce visiteur peu ordinaire ?
Allez donc poser la question à Mister Sabreliner
Qui l'a joliment photographié
Grognements et chants guerriers !Les ronchonnements sont le lot de ces journées de fin de saison, c'est à qui mieux mieux , à qui râlera le plus, on s'en donne à coeur joie, dès le matin frigorifiés on arrive au boulot et on grogne, on se plaint ... du temps, des nouvelles, de la paye , des conditions de travail, des touristes que l'on supporte de moins en moins bien ...on s'échauffe et on se réchauffe par la même occasion : prêts au combat ... prêts à tuer la journée !
On s'accroche, rien de méchant, des petites hausses de tension, des frictions que souvent je calme en disant des bêtises inopportunes qui font diversion et détendent l'atmosphère électrique ...mais je pousse moi aussi mes petites gueulantes dans mes moments de rebellion...
On se raconte bien entendu des blagues plus ou moins salaces, étant l'unique nana j'en entends des vertes et des pas mûres , les collègues essayent de me choquer, mais je suis assez blindée et quelquefois mes réparties les estomaquent ...
De temps en temps il y a des cris de douleur : l'un d'entre nous qui tombe, se brûle, se coupe, fait un faux mouvement et reste bloqué...je fais alors office d'infirmière, je panse ... je masse même les dos endoloris avec mon baume magique du tigre ...
On chante aussi, notre grand répertoire s'étend des ritournelles populaires, à l'eau de rose à des refrains hard-core, anarchistes et l'on esquisse même des pas de danse sur le carrelage détrempé de la cuisine à nos risques et périls
Un petit jeune m' a appris ceux du cha- cha -cha et du tango et je lui ai montré ceux du ska et du pogo !
Enfin ce sont des journées chaudes, dont je sors patraque, en miettes, presque à ramasser à la petite cuillère ...
mais finalement je me marre bien ...
Juliette
Bientôt le temps des cerises et ... des bêtises ...Oui, je vais plus vite que la musique mais je languis goûlument le temps des cerises, que l'on s'accroche aux oreilles, des framboises, fraises et groseilles, des baies juteuses et sucrées dont je raffole, qui fondent dans la bouche, la parfument, rougissent les lèvres qui en deviennent ... à croquer de baisers ! Oui le Printemps est enfin arrivé et va expulser, il lui en faudra du temps chez moi, ( pour expulser certains locataires par contre ça ne traîne pas ) cette saleté d'hiver et hop ! les bourgeons éclateront, les oiseaux piailleront , les marmottes sortiront de leur hibernation pour aller se prélasser sur les rochers ensoleillés, et nous chanterons des paillardises , et nous roucoulerons des bêtises... Mais ce n'est qu'une date officielle, la météo nous annonce encore de la neige pour ce week end Pascal, nom d'un chien ! il finira bien par exploser un de ces quatre matins et nous en mettre plein la vue , le nez et les papilles ... Vivement cette belle saison que l'on chante : " Les sourires éclatants des violons du printemps réjouissent mon coeur d'une chouette chaleur " et non plus, comme l'a si mélancoliquement écrit Verlaine " Les sanglots longs des violons de l'automne blessent mon cœur d'une langueur monotone "
I'm back !Oui ! je vais à nouveau vous souler de mes mots tristes , rigolos , idiots , mais spontanés qui sortent de mes pores comme la sueur à cause du labeur !
Je me livre et me délivre ainsi même si je crois que tout a déjà été écrit ...
Mon espoir est de me libérer, VIVA LA LIBERTA ! de me faire plaisir, d'essayer de faire plaisir , d'écrire des mots qui en disent long, des mots pour rire et médire, qui me et nous feront rêver divaguer et nous rencontrer .
J'ai besoin de les envoyer à tous vents, de les cuisiner à toutes les sauces, je ne suis pas une grande causeuse, plutôt une rêveuse qui s'enchante , rit et pleure facilement d'un rien , d'un chagrin même anodin, j'aime écouter les autres parler, se raconter et leur mijoter de bonnes réparties plus ou moins gratinées pour qu'ils se régalent s'ils les aiment ou alors qu'ils s'en aillent s'ils elles les indiffèrent !
Bref j'aime communiquer de n'importe quelle façon, tous les moyens sont bons , la parole , le toucher , le regard , la pensée !
Et ça porte ses fruits, i'am a lucky woman ! des personnes que je ne connais ni d'Adam ni D'êve me prennent en stop et dévient de leur trajet pour me ramener chez moi par pure sympathie, et en quelques minutes nous avons de courts mais authentiques échanges !
Il y a pas mal de gens biens sur cette terre, oui, oui ! , il suffit de les rencontrer , d'être là au bon moment , n'est ce pas ?
Et si quelques mots parfois suffisent pour se comprendre , même sans un mot on le peut ...
Chut ...Souvent le soir, après mes pérégrinations en stop pour rentrer chez moi du boulot, et une dure montée à pattes, je m'assoie sur le banc de la mignonne petite chapelle attenante à ma bergerie en dégustant une roulée avec pour unique bruit le murmure de l'eau qui s'écoule de la vieille fontaine .
Ma tête se repose après ces journées passées entre le tintamarre de la cuisine où les casseroles s'entrechoquent, les assiettes se cognent et se cassent parfois, la cuisinière et le four grondent, le steam fulmine, la machine à laver la vaisselle râle fatiguée et le vacarme du restaurant où les clients crient leurs commandes au chef lequel les retransmet en hurlant à son second, où le caissier énumère d'une voix de ténor les mets sur les plateaux : une compote d'opium , un caca collé , un steak haschich, une cochonnerie, un repas d'éléphant ... tandis que le barman vocifère, tout celà sous un fond de musique à reveiller les morts !!!
Une totale cacophonie dont Frank Zappa , ce grand compositeur, aurait pu s'inspirer !
Ouf ! hier jour de repos, j'ai pu savouré ce silence que j'aime calfeutrée dans ma tanière !
Juliette sortie de son antre !
Frank Zappa
Qu'il est joli ce chemin
Qui longe la rivière
Tout enneigé ce matin
j'aime marcher
Sur cette douceur blanche
M'y enfoncer
La sentir crisser sous mes pieds
La toucher
Il suit le cours de mes pensées
Elles s'apaisent
Tout au long de ce petit sentier
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