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    En route pour la joie !


         
     
     
      Mais alors ils s'en allaient, dansant dans les rues comme des clochedingues et je traînais derrière eux comme je l'ai fait toute ma vie derrière les gens qui m'intéressent, parce que les seuls gens qui existent pour moi sont les déments, ceux qui ont la démence de vivre, la démence de discourir, la démence d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller ni sortir un lieu commun mais qui brûlent, qui brûlent, pareils aux fabuleux feux jaunes des chandelles romaines explosant comme des poêles à frire à travers les étoiles et, au milieu, on voit éclater le bleu du pétard central et chacun fait : "Aaaah!"
     
    Jack Kerouac : Sur la route
     
         Il a un affreux doute
     il doit faire fausse route
         Il va rebrousser chemin
          tout ce mal pour rien !
      Qu'importe après tout
     il vaut mieux être fou
     oser se perdre dans le brouillard
    avancer au hasard
    quitte à se casser la figure
    plutôt que de suivre la norme
    peuplée de désirs uniformes
    sans espoir d'aventure ....
     
    et ...même s'il se leurre
    même si les embûches jonchent son chemin
    même s'il se retrouve dans le pétrin
    il  restera fidèle à lui même
    gardera son identité
     trouvera son propre bonheur
    coûte que coûte ...
     Alors il poursuit sa route
    sans plus hésiter ...
     
    Juliette 
      
     
     
     
     
       

    Pétée à mort !

         
     
     
     
     

    La Mort que l'on croit à tort insensible est tombée amoureuse d'une adorable mortelle qu'elle s'est promise de couvrir de baisers de la tête aux pieds, d'emporter dans son antre aux murs peints couleur passion, en prévision de ce jour parfait qu'elle attend comme une délivrance ... Elle éprouve pour la première fois de son éternelle existence, les délices de l'amour ...elle crève d'envie de le faire ... en a marre de n'apporter que des souffrances ...
     
     Son unique désir est de jouir une fois dans sa vie, d'éprouver le bonheur de sa consoeur : la petite mort ...
     Pourquoi diable n'inspire t'elle que la terreur alors qu'elle peut être si aimante ? elle n'est pas bonne qu'à tuer !
     
     Elle se contemple alors dans un miroir acheté pour l'occasion, se trouve il est vrai un peu repoussante, mais rajeunie ...
     
     Elle séduira sa belle pense t'elle pleine d'un espoir qui tombe vite à l'eau , car le miroir horrifié par son  image pousse un grand cri et se brise  ...  elle n'a pas de peau sur les os, rien pour plaire, une tête d'enfer  ... alors elle picole pour oublier qu'elle est triste et moche ...  pétée comme un coing , elle vomit ses entrailles... et se couche malade comme un chien ... plus bonne à rien !
     
    Juliette
     
     
     
     
     

    Vivement que ...

     
     

     Vivement que le doux parfum de rebellion
    qui petit à petit se répand dans la nature
    supplante un jour l'odeur de moisissure
    d'infâmes idées déjà bien ancrées ...
     
    Vivement que le léger vent d'insoumission
    qui commence à souffler
    balaie dans un proche jour
    les pernicieux adages déjà bien installés ...
     
    Vivement qu'une nouvelle chanson
     d'espoir, de paix et d'amour
    remplace bientôt l'affreuse musique
    devenue anachronique ...
     
    Vivement que le goût amer des portions
     que l'on nous jette en patée
    devienne dans le futur suave et sucré
    car il écoeure nos palais ...
     
    Vivement qu'il y ait une bonne révolution
    si possible sans effusion de sang
    pour que dans un tout proche avenir les enfants
          vivent dans un monde rose bonbon  ...
     
     guglietta qui y croit !  
     
     
      
        
     

    Quand Mégalo croise Nympho

     
     
          
     
     
     
     
    C'est un type qui se croit sorti de la cuisse de Jupiter,  péte plus haut que son cul , pense que tout lui est dû, fait son beurre sur le dos des autres, oublie qu'un jour il quittera cette terre et ira se morfondre démuni de ses richesses dans une tombe comme un humble cloporte ...
     Il croise en cette moche après midi, sous une averse, une belle jeune femme pourvue d'une poitrine et d'un popotin qui feraient se damner n'importe quel péquin !
    Elle, qui aime assouvir son besoin de sexe, minette en mal de tendresse ... du regard le caresse , le chatouille... et , le renard pourtant aguerri, en devient soudain tout cramoisi ...en moins de deux,  il bondit sur cette proie qu'il estime facile pour la dévorer ... de baisers ...  glisse ... se retrouve fesses et couilles engluées dans l'argile...et délesté de son portefeuille par la nymphe qui lui poche également un oeil ...
     
    Juliette
     
     
                 
     
     
      

    Rencontre avec une muse !

     
     
      
    Il y a de celà belle lurette, une note de musique tourbillonnait dans les airs ...
    Elle réjouit un coeur solitaire qui à l'aide d'un filet la captura, la déposa comme un papillon dans une boite, pour faire plaisir à son chat mélancolique , lequel en fut ravi ! 
     

    Mais elle murmura qu'elle avait besoin de compagnes, des ribambelles d'autres notes voletaient partout dans les campagnes, portées par  le vent,  la rivière ... qu'il suffisait d'écouter attentivement l'univers pour entendre leurs voix éphèmères, mais éternelles !
    Certaines nostalgiques attristent, d'autres gaies donnent envie de danser, d'autres encore blessent les oreilles délicates, mais toutes ont  leur charme ajouta t'elle !
     
    C'est ainsi que l'homme apprivoisa les notes, créa ensuite des instruments de bois, de pierre, de verre et de fer pour honorer ses fidèles amies , les mit aussi en chansons ... et ne put jamais plus s'en passer !
    La musique l'accompagne encore aujourd'hui à chaque moment de sa vie...
     
     Juliette          
     

    Genesis : The Musical Box -
     
     
           

     

    Détestables religions !

                  
     
     
     
     
    Le représentant du christianisme, d'une religion soutenue par des milliards d'hommes, qui choisit pour évèque un type qui nie l'une des plus horribles atrocités du siècle dernier, le génocide le plus effroyable qu'ait connu l'humanité, un génocide qui a ôté la vie à des millions d'êtres humains dans d'inimaginables et d'infinies souffrances,  un génocide reconnu par le monde entier : la Shoah, l'holocauste , l'extermination de millions d'enfants, femmes et hommes innocents,  ne mérite plus à mon avis de représenter cette religion, ne mérite plus ce titre de pape !!!
     
     Mais qui croient ils être ces gens là ?
     Pour qui se prennent ils ?
    Comment osent ils ?
     
     
     Quand je vois et j'entends de tels représentants d'une religion qui ne devrait être qu'amour, paix et respect de l'autre,  proliférer de telles monstruosités,  je me dis que ma foi, mon manque de foi n'est pas tout à fait incongru, celà fortifie mon athéisme, et je continue à penser que les religions quelles qu'elles soient n'engendrent que mésententes, haines, guerres et massacres !!!!
     
     
     
                              
     

    Je me languis ...

     
     
     
     
     
    Je me languis de voir cette saleté d'hiver trépasser, l'épais tapis de neige disparaître, la glace fondre sur les chemins,  le printemps succèder à cette glaciale saison,  le soleil revenir nous dorloter, taper sur la maison ...
    Je me languis d'arrêter de grelotter, d'essuyer ma perpétuelle goutte au nez, d'éternuer, de tousser comme une dératée !  
     je me languis de ne plus avoir une tête de déterrée, d'enlever le carcan de vêtements qui emprisonne mon corps et l'empêche de respirer, d'ôter collants et chaussettes qui étouffent mes gambettes, de troquer mes gros godillots contre mes sandalettes coquelicot, de retirer ces secondes peaux, de n'avoir presque plus rien sur le dos, de me débarrasser de mon plumage hivernal pour ne m'habiller que de quelques légers chiffons ...
    Loisel
     
    Je me languis d'ouvrir du matin au soir mes fenêtres, d'aérer mes pensées, d'entendre gazouiller les zoziaux, de découvrir les premières fleurettes, d'observer amusée les premiers insectes, de marcher pieds nus dans l'herbe, de sentir des gouttelettes de sueur perler sur mon visage, couler dans mon cou , d'être en nage sous un soleil de plomb, d'entendre et de contempler l'explosion printanière de couleurs et de sons ...
     
     
    Juliette qui craque !
     
     
     
     
     
     
          
     

    Toujours la même musique ...

     
     
          
     
     Il rentre chez lui dans un état second, il ne sait plus exactement ce qu'il a fait, la tournée des bars, ça il s'en souvient, bu comme un pochtron, dragué quelques filles qui l'ont envoyé valser, refait le monde en chansons avec trois ou quatre autres piliers de comptoir aussi imbibés de bière que lui, et s'est finalement fait viré  par le patron excédé par ses percussions remplies de fausses notes sur le zinc et sa voix de ténor, ponctuée de rots ...
     
     Il est trois heures du matin, la lassitude l'envahit, le met lui et son moral déjà à zéro, complètement k.o ...
     Sa vie n'a plus d'harmonie, elle n'est que cacophonie, les accords sonnent faux, il n'est plus au diapason ...
    Et ce sale hiver qui comme un disque rayé , perdure et continue à jouer sa triste ritournelle !
     il a envie de foutre le camp ...
     Il noircit en silence et en pleurant des pages  !
    Et puis soudain le jour se lève avec de nouvelles gammes et là c'est le déclic, il ne veut plus partir, non !
     c'était seulement un gros nuage qui passait ..
     Il doit absolument changer l'air et le rythme de la musique ... repartir sur un autre tempo ... s'inventer une autre mélodie , et mettre un bémol à sa consommation d'alcool !
     
     
     
    Guiglietta