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    Une tête à claques

     
     
     
     
    Enfermé dans son bureau totalement capitonné, isolé du monde extérieur qu'il ne connaît pas ( vivant confiné dans le sien ), dont il ignore sciemment les tragédies, il lit  son courrier, entreprend d'y répondre, malgré le peu d'envie qu'il a de travailler, quand tout à coup, une formidable gifle appliquée sur sa joue droite, le fait basculer de son fauteuil ! 
     stupéfait, à moitié sonné, il se relève en frottant son visage endolori, scrute la grande pièce d'un regard perçant  pour constater comme il le sait déjà , qu'il y est seul , puis après quelques minutes de réflexion, se dit qu'il a un peu du trop abusé de vodka hier soir, et décide de rentrer chez lui faire un somme ...
     
    Mais voilà , alors qu'il enfile son manteau, qu'une seconde magistrale gifle, cette fois sur sa joue gauche,  lui fait pousser un cri de souffrance et de rage ! 
    " qui est là vocifère t'il ? " cette fois complètement affolé par ce qu'il pense être tout de même une hallucination d'alcoolique !
     Et , alors n'en croyant pas ses oreilles il entend une voix masculine proche et nette lui répondre :
     "  non ce n'est pas un délirium tremens, je suis la main vengeresse d'un de tes employés que tu as renvoyé il y a plusieurs mois , mis au chômage ,comme tant d'autres, dont tu ne te rappelles même plus le nom , ni le visage , dont tu soucies comme de ta première chemise , et qui a fini par se suicider ... mais avant de passer de vie à trépas,  j'ai émis le souhait de revenir me venger de n'importe quelle façon, de te faire expier toutes les saloperies  que tu as commises et , il semble que mon voeu ait été entendu par  quelqu'un de très puissant , ( oui il existe des " êtres supérieurs à toi ! )...et , voilà que je me suis réincarné en main, et  ... je te claquerai le reste de ta vie ... à bon entendeur, salut  !
    tiens je t'en colle une dernière pour ce matin ! 
     
     et la main vengeresse qu'il a juste le temps d'apercevoir , avant de fermer les yeux de douleur, lui administre avec un dernier énorme et retentissant clac ! , une gigantesque baffe qui cloue contre le mur l'affreux  égoiste ...
     
     
     Juliette
     
     
     
     
     
     
        

    Ôde à Carmen

     
     
    Comme toi, Carmen Cru, j'aime la solitude
    nous avons des similitudes ...
     J'apprécie la bonne compagnie, j'adore me faire de nouveaux amis 
    J'aime rire,  je ne suis ni désabusée, ni amère ...
    Mais, je me complais, comme toi, dans la sauvagerie !
    je deviens associable
    je râle souvent contre mes semblables ...
     Pourvu que je ne devienne pas comme toi une hargneuse commère !
     
    pourtant, malgré tous ses défauts, j'aime bien Carmen : anticonformiste , anarchiste, hors la loi sincère...
    Comme elle aussi, je ne mache pas mes mots
    je porte de gros godillots avec des bas de laine
     je roule à vélo et, dans mon vin, je ne mets jamais d'eau !
     
     
     Alors, un jour, je serai peut être comme elle, une ignoble teigne
     Amen !
     
     
     
                              
     
    A mon ôde à cette vilaine, je joins un passage de l'opéra de  Bizet intitulé Carmen ( d'après une nouvelle de Prosper Mérimée ), et, chanté par la si belle Nina Hagen !
     
     
     
     
     
     
     

    Eveil !

     

        

      Ses  larmes  jaillissent à  l'improviste 
    coulent  sur ses  joues 
    s'écrasent  sur ses  lèvres  roses  bonbon !
    elle  les lèche  surprise !
    émet  un petit gloussement
    rempli  de  plaisir et  d'étonnement ...
     
    Sa  main se  pose  sur son  cou
    elle  en caresse  les  contours
    effleure  sa  soyeuse  chevelure  blonde
    descend  sur sa hanche  ronde
    pince  ses  pommes  d'amour
    alors  elle  sourit ....
     
     
     
    Et  la  petite  poupée  de  chiffon  
    s' éveille  au  monde
     ondule  sur le  rythme  de  la guitare  
    ses  pieds sautillent et elle  se  lance
    dans  la  longue  et difficile  danse 
    de  la  vie ...
     
    Abandonnée  depuis noël  dernier, seulette  dans  un  placard  ...
     
     
     
     
     
     
          

    Dégoût !

     
     
     
     
                  
      L'autre fois j'ai aperçu dans mon jardin
    un bébé écureuil roux de la queue aux oreilles 
      aussi fragile et fin qu'une aiguille de pin
      Je n'en avais jamais vu d'aussi menu, une petite merveille !
     
      Quand je pense :
      que Mr Bouffetout en mange alors que les boucheries
      regorgent de viande, mais,  un écureuil c'est gratuit
    et puis, c'est classe comme repas : on en fout plein la vue
    on montre qu'on a du goût  !
     
    Quand je vois :
       Mme Machintruc, cette vieille chouette
    portant autour de son cou ce sinistre bijou
      dans l'espoir insensé de paraître plus jolie
    et bien sur, dans celui d'épater la galerie !
     
    Quand j'imagine :
      Mr Macabre qui lui, l'apprécie empaillé :
      quel joli décor pour sa salle à manger un animal mort !
      celà ne lui coupe même pas l'envie de dîner ...
    moi, celà me donnerait envie de gerber !
     
     
     
     
     

    Quand je casserai ma pipe ...

     
     
     
       
     Quand  je mourrai  je  ne  veux pas que  l'on m'enferme  dans une  grande boite  clouée  et si  étroite  que   je  ne  pourrais  pas  même  y remuer un doigt de pied ...
    Quand  je mourrai  je  refuse  que  l'on  m'enterre  deux mètres sous terre  dans un  quelconque  cimetière, entourée  d'inconnus, je  finirais  par m'y décomposer , sentir mauvais  et  puis  je  ne  veux  pas nourrir les vers !  
    Quand  je  mourrai  je  n'ai  pas envie  que l'on fasse  des tralalas , ni  d'un curé  qui  fasse une messe  en racontant des bla-bla-bla  ...
    Je s ouhaite  que  mon  ultime  fête  soi t gaie, que  mes  invités  dansent, trinquent, s e  régalent comme si  j'étais  parmi  eux ... autrement  j'en verserais  des  larmes ....
    Quand  je  mourrai  je  désire  simplement que  ceux  qui  m'aiment composent  pour moi  un  tout petit , mais joli  poème , le  récitent en  pensée  en me  donnant un baiser sur le bout du nez ...
    Que mes cendres soient  jetées  comme des graines dans la nature , au milieu d'un pré  fleuri  et  boisé , un jour où le ciel est pur, un jour beau et chaud , un jour où  chantent les zoizeaux ..           


     
     juliette
     
     
     
     
     
       

    Après-midi Kaleidoscopique !

      
     
     
     

    Elle enfile son anorak, pose son képi kaki sur sa tignasse crépée, quitte son bunker, puis file comme une bombe, à plus de deux cent kilomètres heure, sur sa Kawasaki cramoisie, voir son copain Franky !
    Vétu uniquement d'un kilt, il fume un stick en reluquant le grand livre du kama -Sutra, dans un fond cacophonique de musique punk jouée par les Buzzcocks, au milieu d'un décor kitch à souhait !
    Convivial, il lui propose un morceau gargantuesque de cake aux kiwis qu'elle croque, gloutonne, suivi d'une liqueur captivante de raki ... qui les met tous deux dans un sacré état : s'ensuit une partie de jambes en l'air indescriptible, un micmac ponctué d'exclamations , ( un jargon que je ne retranscris pas car il scandaliserait les oreilles chastes ) ,  ponctué d'incessants cris de jouissance capables de réveiller un macabé !.



    Sur ce, la voisine choquée par cet  anticonformisme déboule en hurlant qu'elle va appeler les keufs ,  Franky  braque alors sur la commère son kalachnikov en plastique , puis lui serre le kiki en la menaçant de se faire hara-kiri ! elle s'enfuit en courant, aussi leste qu'un kangourou .

    Réconforté , il propose à sa copine de partir  illico à Katmandou pour un trekking , faire des balades en kayak,, contempler des yaks ... Un peu kamikase , car elle le connait , elle accepte mais avant de partir, lui pique en  bonne kleptomane : ses bouquins de Kundera, Bukowski, Kérouac, le K de Buzzati , sa collection de Kubrick , ses kleenex , ses noix de kola, ses steaks congelés , et ...même ses derniers kopecks qui traînent sur le canapé ...


     

       

    Quand les poules auront des dents ...


     

    Quand les poules auront des dents
    Y'aura encore de la misère et des spéculateurs
    Quand les poules auront des dents
    Y'aura encore de sales guerres et des gens qui en font leur beurre 
    Quand les poules auront des dents
    Y'aura encore des empêcheurs de vivre ...
     
     
     
    Mais il y aura toujours des rêveurs 
    Mais il y aura toujours des hommes libres
    Mais il y aura toujours du bonheur
    Mais il y aura toujours de l'amour
    Mais il y aura toujours des révoltés du coeur
    Oui , il y aura toujours de beaux jours !
     
     
    Juliette pouêt ! pouêt  ...
     
     
     
     

    Pauvre Diable !

       
     
     
     
    Le Diable sollicité depuis des centaines et des centaines d'années par les hommes qui ont sans arrêt besoin de lui, leur a toujours refusé son aide, sauf à ceux qui lui vendaient leur âme ! 
     Mais, aujourd'hui, il en a assez des âmes ! il ne les supporte plus : leurs complaintes l'épuisent, leurs lamentations l'agacent, leurs mensonges l'exaspèrent, leurs futilités l'ennuient  ...
     

    Et lui aussi aimerait que quelqu'un se préoccupe de ses états d'âmes : ce n'est pas un mauvais bougre au fond, oui, autrefois il était ange et Dieu l'a déchu pour sa révolte, ses actes rebelles, mais celà fait si longtemps ... il devrait y avoir expiration de sa peine et puis, il a tellement souffert ... nom de Dieu ! 

    Pourquoi tant de haine pense t'il ?
    Pourquoi lui attribuer tous les maux du monde ?
      Sa sordide réputation lui colle désormais à la peau malgré qu'il soit aujourd'hui un repenti ...
    L'humanité a trouvé en lui le coupable à sa cruauté !
     

    Il cherche donc un avocat pour défendre sa cause, qu'il paiera bien entendu royalement pour ses services, il est certain d'en trouver un, car sur terre même les hommes ayant commis les pires méfaits en ont toujours bénéficié ...certains individus, il le sait, ne reculent devant rien, vendrait pères et mères, pour obtenir gloire et richesse et se faire l'avocat du Diable ...

     Il cherche aussi un docteur, oui, pour sa queue qui comme son moral est dans un piteux état, à moitié déchiquetée par des êtres humains avides de bonheur, de puissance, recouverte de pansements qu'il a posé lui même n'ayant personne pour la soigner, sa pauvre queue de Diable que les hommes aiment tant tirer...
    Il a donc mis des petites annonces dans différents journaux de différents pays et attend à son tour de l'aide !
     
     
    Il  dépérit de solitude ce pauvre diable , a grand besoin d'une petite diablesse  ...
     
     Il sait bien que pour la trouver il devra aller au Diable Vauvert ...
     
     
    Juliette
     
     
     
     
     
     

    Emanations

     
     
     
     
    Pour la première fois, depuis qu'ils se connaissent, quelques jours à peine, ils se retrouvent tous deux enfin seuls , enfin tranquilles, plus personne autour d'eux pour les empêcher d'assouvir leur désir qui enfoui au plus profond de leur ventre les tenaille ... les fait souffrir . 
    ils se sentaient tellement mal au milieu de tous ces gens, ne pouvaient pas s'isoler pour se caresser, devaient se comporter dècemment  sous peine d'être considérés comme des exhibitionnistes ... et oui, ils ont leur pudeur malgré leur folle envie, ne veulent pas étaler leur amour sous les yeux de voyeurs pervers ...
     
    Alors il l'a invité chez lui pour y finir cette  soirée .
    Il tremble de désir, déboutonne lentement sa tunique, car il ne veut pas brusquer ce prélude à l'amour, tout en suçotant furieusement son cou doux, parfumé . 
     Mais ,il crève d'envie d'elle, aussi il précipite ses gestes, tripote goûlument et embrasse ses jolis seins nus  ...
                                                               

    soudain, après l'avoir elle aussi déshabillé, embrassé, caressé, elle a un recul, se retire brusquement avec une parfaite grimace de dégout ...

     Oui, il cocote, il sent le fauve, a une odeur tellement puissante, sa peau un goût si fort, celle d'une viande sauvage, que elle, chochote habituée à s'asperger d'eaux parfumées, elle, qui vit confinée dans son monde aux senteurs chimiques de fruits et plantes , elle s'enfuit le laissant complètement désemparé ...

    Merde, merde, merde , j'aurais dû me laver se met il à crier,  écoeuré ,complètement frustré ,en se tapant la tête contre le mur !!!
     
     Juliette
     
     
     

        

    Ils prolifèrent ...

     
      
     
     
    Les interdits prolifèrent de nos jours, poussent aussi vite que des champignons, sinon plus car les champignons cet automne nous n'en avons guère vu la couleur !
    Il risque d'être défendu maintenant pour un conducteur de téléphoner même à mains libres, il paraît qu'il peut y perdre la vie, mais on peut également se tuer en voiture sans téléphoner, alors peut être vaudrait il mieux interdire aux gens de conduire ...celà serait la  solution  radicale, plus personne ne trouverait la mort sur la route !
     Il est notoire qu'il est dangereux de travailler, certains se tuent au travail, alors qu'ils ne nous imposent plus cette corvée !  je ne m'en porterais pas plus mal et vous ?
    On court aussi un énorme risque en mangeant, une arête de poisson, un petit os traître peuvent rester coincés dans notre gorge,  un haricot vert passé dans notre nez nous étouffer, nous pouvons avaler des spaghettis de travers et nous étrangler  et ... si l'on défendait  tout simplement aux gens de manger, celà éviterait à un grand nombre d'y rester !
    Fumer tue alors prohibez la vente du tabac ! 
    L'air que nous respirons en ville est  pollué nous le savons tous et peut nous donner un cancer, lequel nous enverra à l'hôpital avant de nous faire passer de longues vacances au cimetière ... alors empêchez nous aussi de respirer ! ! !
     
     
     
    Certains se meurent d'amour, interdisez nous donc d'aimer !
    On  peut se tuer dans la vie, interdisez nous de vivre !
     
     
     Guglietta
     
        
     

    Piqûres de mouche ...

     
     
      
     C'est moi la mouche ...
                          Tsé-Tsé  
    ... J 'aime bien pîquer ...
     
     
     
     
      Il a tellement reçu de claques qu'il  en est devenu paranoïaque
                             et ne quitte plus son masque                                                        
     
      Elle rumine tristement comme une vache
    mache et remache ses regrets d'une vie sans taches 
     
     
                               Il a toujours bavé d'envie devant les gens sans soucis
                         il adore pleurer sur lui
     
     
     
     Quelle  bonne poire pensent ses copains il a le coeur sur la main          
                 Il est un peu crétin !
     
     
         C'est un rapiat ridicule 
      comme Picsou sans cesse il accumule
       compte et recompte son pécule  
     
    Elle adore contempler son reflet
       ne vit que pour sa beauté 
    a même décidé de se faire clôner 
     
                                           
                                                                                                      Obsédée par la propreté
                                                                         sa maison est un musée sans âme et tristounet
     
     
       
    Elle s'écoute parler et se raconter ... des autres peu lui importe    
                                  elle seule compte
     Elle est toujours fourrée à la messe
    son mari ne lui caresse plus les fesses
     
     
    Ils vivent au dessus de leurs moyens
          pour épater les voisins
     
                                                                                                   C'est un sale bourricot
                                                                                 il s'engraisse sur le dos 
                                                                                        des pauvres gogos
     
                                                                                                                           
                                                                                                         Juliette