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    La danse de la mort

            

    Madame Vie, blafarde, aussi pâle qu'une morte,  habillée comme un croque mort, erre,  la mort dans l'âme, et, croise Madame Mort, pimpante, radieuse,  vétue et maquillée comme une femme de mauvaise vie, qui danse dans la rue
    Elles se dévisagent toutes deux du coin de l'œil, interloquées ...
     
    Vous souriez vous à la vie aujourd'hui Madame Mort, avez vous reçu de si macabres nouvelles pour déborder ainsi de vie ?  demande sournoisement Madame Vie, envieuse, à sa mortelle ennemie pleine de vie.
     
    Jamais de la vie, je n'en ai pas eu aujourd'hui, c'est pour moi jour de fête, je trouve donc la vie belle, et puis ...dans la vie, faut pas s'en faire hein !  mais vous même avec votre tête d'enterrement, paraissez être un zombi entre la vie et la mort,  n'avez vous aucune raison de vous apprécier aujourd'hui ? répond la mort ravie de voir son ennemie moribonde.
     
    Aucune bonne nouvelle vivifiante, c'est pour cela que je souffre de mille morts, quelle vie de chien !  rétorque Madame Vie .
     
     Madame Mort, hypocritement, embrasse alors du bout de ses lèvres desséchées Madame Vie, lui envoyant son haleine pourrie et puante en plein visage.
    Ce repoussant baiser de la Mort horrifie cette dernière qui réplique vivement en lui envoyant dans l'estomac un fracassant crochet du droit ...
     Il s'ensuivit entre les deux vieilles dames, un sanglant et mortel combat...
     
    Elles s'entretuèrent ...
     C'est ainsi, que pour le grand malheur de l'humanité, disparurent vie et mort de la surface de la  terre 
    Depuis, nous vivons bel et bien un enfer !
     
    Juliette
     

    Amoureuse sanguinaire

     
     
     
     
     Il la désire comme jamais il n'a désiré aucune femme.  Elle le tient sous son charme . Féminine du bout de ses mignons petits pieds à celui de son joli nez,  tout en elle le fascine. 
    Sa voix, son rire, sa douceur le ravissent, ainsi que ses paroles pleines d'esprit .
    Deux choses pourtant chez elle l'ennuient, ses proéminentes canines acérées et son obstination à vivre dans l'obscurité .
    Très inquiet quant à ses origines, il pose alors devant son visage une glace, ce qui confirme ses doutes, elle n'a pas de reflet !
     Visiblement, son geste l'agace au point qu'elle s'en  métamorphose, sa féminité, sa douceur s'envolent, elle salive, bave, crache abondamment, et violemment avec un profond dégout !
     L'ail , le crucifix ou le pieu sont, il le sait ses uniques recours.
    , Mais, il  n'a pas même le  temps de crier au secours  !
    Elle plante ses dents soudainement dans son cou, suce avec délectation le sang qui goutte à goutte s'en écoule, tout en lui murmurant de voluptueux  mots d'amour .
     Juliette
         
      
     

    J'ai une caisse d'enfer !

     

     

     Et , voilà que demain matin j'aurai atteint l'âge indéniable de 51 balais ! J'en suis époustouflée, car il me semble être née il y a encore peu d'années. Il est vrai que 18365 jours, ne sont qu'une broutille dans l'histoire de l'humanité, de l'univers,  et pourtant,  pour moi, lilliputien grain de poussière,  c'est plus que la moitié de ma vie, la plus délirante qui s'est envolée dans l'immensité de l'espace, aspirée dans le néant d'un trou noir.

     Ah ! comme j'aimerais retrouver cette belle inconscience de ma jeunesse qui m'a fait vivre des moments si intenses ...sniff !
     Loin d'être une fleur fanée, mon cœur une souche desséchée, je suis pourtant sur le chemin automnal de cette si belle existence ...
    Jolie saison que l'automne me direz vous, oui, mais,  un peu trop calme, végétative à mon goût,  je lui préfère tant et tant l'explosif, le passionnant printemps .
     
    Pourtant, mes pensées,  un brin nostalgiques ne m'empêcheront pas d'aller chanter pouêt pouêt tout à l'heure, à une quarantaine de kilomètres, chez nos voisins Italiens, qui eux, malgré leur  Berlusconi d'opérette et ses bouffonneries trouvent toujours des occasions de réjouissances, tandis que dans notre pays le rabougri et grotesque Sarko avec ses pitreries nous empêche de plus en plus en nous cassant le moral d'aller au bal ... n'est ce pas ?
     
    Et voilà , la voiture de mes rêves , une Deuch rouge offerte par Michel , youpiiiiiiiiii

     
     
     
      

    J'ai toujours la caisse

     
     Inquiète, elle fait grise mine, voilà des jours qu'elle traîne dans ce parking, délaissée par son cher maître qui ne vient plus souvent la voir, la prend seulement pour ne pas qu'elle rouille, et compte même s'en débarrasser.
    Il a téléphoné devant elle à son garagiste en disant qu'il irait bientôt chercher sa nouvelle Cadillac.
    Elle en a pleuré ... 
    Aussi , c'est décidé, elle va lui parler  ... Justement , il arrive ...
     Il met le contact et soudain :
    Tu vas me quitter ? tu m'as pourtant aimée des années, que t'ai je fait ? ah ! j'ai vieilli, mais je suis encore capable de folies tu sais, je vais te montrer, accroche toi !
     
    N'en croyant pas ses oreilles,  il démarre ...et Vroommmmmmm, elle bondit à fond la caisse,  pour un excitant, sublime petit voyage, dans lequel ils ne font plus qu'un, en lui remémorant d'une voix attendrissante tout ce qu'ils ont vécu ensemble....
    Profondément ému, il se laisse mener par le bout du nez,  heureux comme il ne l'a jamais autant été avec elle, en finissant par lui promettre de la promettre garder avec lui jusqu'au bout !
     

     Juliette inspirée par " La vecchia machina " de Dino Buzzati

            
     
     
     

    Vous allez voir de quel bois je me chauffe !

    Les premières gelées sont arrivées, alors, malgré mon grand crin dans la main, j'ai pris ma machette, et bien que pas épaisse, vraiment loin d'être une athlète, j'ai fendu pleine d'ardeur et sans aucune peine,  en quelques malheureux jours, d'énormes troncs que j'ai transformé en quatre stères de mini buchettes, et celà grace à mes biceps !
    Je viens à peine de terminer ce travail titanesque dont je suis rudement fière, vous le voyez, j'en ris d'orgueil. 
    Alors que l'on ne me parle plus de faibles femmes,  la preuve qu'elles ne le sont pas  : Juliette pouet pouet
     
     
     
     

    Un vent de liberté souffle...

                

    Un superbe morceau d'Hawkwind : Wind of change  de l'album  Hall of the mountain grill

     

    Le ciel et la terre sont dans un état d'effervescence indescriptible, les voies ferroviaires et aériennes bloquées  !
    Les détenus peu dangeureux du monde entier sont évacués des prisons surpeuplées qui ne suffisent plus à les loger. Il y aura bientôt plus d'incarcérés que de personnes en liberté .
    Aussi va t'on les envoyer dans l'espace, pas pour y passer du bon temps évidemment, mais pour rassurer les braves gens !
    Pour débarrasser la société d'une plaie qu'aucune nation ne veut soigner....
    Mais l'un de ces repris de justice, un type ni meilleur ni pire qu'un individu que l'on dit honnête,  réussit avant la date fatidique à convaincre tous ces exclus d'unir leurs pensées !
     Elles devinrent une seule et unique.
    Des ailes leur poussèrent ... Ils se libèrèrent ....
     

     

      Echappèrent ainsi à la cruelle justice des hommes ...
    Depuis ce jour, l'on peut apercevoir d'étranges et magnifiques zoiseaux à figure humaine parcourir le ciel ...
    Mais jamais ils ne se posent sur terre, effrayés par le sort qui leur serait réservé s'ils étaient à nouveau capturés
     
    On les mettrait encore derrière des barreaux  ....
     
     
     
     

    Sois belle ... mais tais toi !

               

     

    Lorsqu'elle surgit dans le bar sombre de cette rue lugubre par une mélancolique journée de grisaille, tous les regards se tournent vers elle, les conversations ralentissent, les voix se mettent en bémol, des sourires éclairent les visages.

    Un rayon de soleil illumine soudain la salle. Elle n'est pourtant  pas vraIment belle, mais elle éblouie ...
    Elle dégage un quelque chose de surprenant, d'indéfinissable, une impression d'heureux déjà vu, de totale sérénité, de clarté Elle représente au moment précis où elle arrive, l'événement qu'ils espéraient  tous sans y croire vraiment, celui qui survient à l'improviste, et,  brise en un instant la monotonie d'un banal après midi  ...
     
    Et puis, l'enchanteresse s'approche du bar, comme si de rien n'était,  habituée à l'effet fulgurant qu'elle produit, commande une boisson ... Et  là, c'est la consternation générale, un silence lourd tombe, les sourires s'envolent ... Sa voix de crécelle, aux notes discordantes aussi stridentes que celles d'un violon mal accordé, brise en quelques secondes la magie de son apparition ... ça aussi , elle devait s'y attendre !
     
    Du coup, la pauvrette pour se venger de l'effet dévastateur de ses cordes vocales, devint après avoir bu sa première bière , aussi vulgaire qu'une catin des quartiers latins ...
     
    Juliette 
     

    Le boulet

      
    Depuis peu, son entreprise lui a imposé un collaborateur grande langue,  lèche botte    qui se complaît dans la bêtise,  la médiocrité,  raconte à longueur de journée des niaiseries,  lesquelles l'énervent, le crispent, le rendent dingue.
    Un boulet de première !
      
    Un type hystérique, à qui il foutrait volontiers son poing sur la gueule, pour lequel il imagine même mille tortures raffinées.
     Et voilà que ce matin, ne changeant pas ses habitudes, le boulet déblatère  ...
     Ding- Dang - Dong  l'heure de la vengeance a  sonné...
     Notre homme lui colle un formidable coup de pied sur le postérieur, qui l'envoie à terre .
    L'abruti stupéfait se relève, frotte ses fesses endolories, et,  poule mouillée qu'il est , implore pitié, gémit avec des simagrées de chimpanzé, aggravant son cas , déjà presque désespéré ...
    Il se retrouve donc, en moins de deux la bouche scotchée puis ligoté .
    Ses chaussures et chaussettes lui sont ôtées... ses plantes de pieds chatouillées méthodiquement des heures durant avec la langue fourchue de son tortionnaire au sourire diabolique, rempli d'un malin plaisir...

     
     On n'emmerde pas impunément l'un des attachés aux affaires du " Maître des ténèbres "...
     
    Juliette " pas encore boulette "
     



     

    Quand les appareils électriques sèment la panique

     
     
     
      
     
     
     
     
    Après plusieurs jours d'absence, elle rentre chez elle, tourne la clef dans la serrure, ouvre la porte, et, découvre un chaos indescriptible, une maison sens dessus dessous qui paraît avoir été dévastée par un cataclysme ... les appareils électriques ont pété les plombs, et semé la révolution .
     
    L'aspirateur, gigantesque bibendum prêt à exploser, les yeux plus gros que le sac s'est goinfré de tapis,  de bibelots jusqu'à saturation, et, a dégurgité lits , tables et fauteuils qui gisent en piteux états sous sa brosse.
    La salle de bain déborde de tissus propres déchiquetés par la machine à laver .
    La cuisine, amoncellement indescriptible de débris de nourriture broyés, mixés par le robot, cuits par le four, refroidis par le frigo empeste . 
    La vaisselle reluisante y est éparpillée,  les couverts, l'inox et l'argenterie étincellent, assiettes et verres cassés en mille morceaux forment un énorme monticule brillant de mille feux .
    La cafetière a recraché des litres et des litres de café, dégoulinant sur les murs, blancs il y a encore quelques jours
    Le grille pain, faute de pain, s'est rabattu sur les biscottes qu'il a carbonisé .
     
    Les dvd lus et relus par le lecteur traînent un peu partout dans le salon, la télé hurle sans discontinuer ses insupportables stupidités, tandis que l'ordinateur déverse pêle mêle des milliers d'informations dans un fond musical cacophonique ...
     
    Un total capharnaüm d'où elle s'enfuit, prise d'une peur panique, poursuivie par des regards métalliques....
     
    Aucune photo ne pourrait  l'illustrer  ...
     
    je n'en ai pas trouvé malgré mes recherches approfondies !
     
     
     
      
     
     

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     Elle dévoile ses charmes sous un resplendissant soleil
    Sans arrière pensée, avec le plus grand des naturels
    Pas du tout pour affrioler, mais,  car elle est spontanée
    Et puis,  son jeune esprit n'est pas encore modelé ...
     
    Sans doute veut elle aussi un peu provoquer bien sur
    Car, elle s' imagine bien que certaines frustrées la traîtent de roulure
    Que des prédateurs sans scrupules convoitent son corps sculptural
    Mais l'impudique s'en fout comme de l'an quarante ...
     
    Elle se sent tellement vivante
    Sa sensualité est tellement débordante
     Et,  joyeuse libellule,  elle continue sa balade en ignorant le mal ...
     
    Pourquoi camoufler aux regards la beauté  ?
    La nature, elle, ne fait pas de simagrées ...
     
     
    Juliette