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    Amour et sortilèges

     
      
     Sa  tourterelle
     
     
    Il  fou  amoureux  d'elle
    Il meurt d'envie de  lui   rouler une pelle
     
    Elle  est vraiment  trop belle
    Son  adorable  tourterelle
     
    Mais  ce  soir il  tient la chandelle
    Elle  est encore  sous  la coupelle
    De  ce  type  plein  d'oseille.....
     
    Sa  passion  pour sa si  chère  demoiselle
    Il le sait est immortelle
     
    L'amour lui  donne  alors  des  ailes
    Il  lui  chante  une  ritournelle
    Caresse  sa  douce  peau de  gazelle
     
    Et  là  jaillit l' étincelle !!
    Jamais il  ne  mettra  en cage  cette  merveille ...
     
     
                                                                
     
     
     
     Le vieux Neptune dans sa demeure sous marine cherche un stratagème pour attirer dans ses filets une fort jolie sirène dont il a très envie, mais elle refuse ses avances, il est si agé et laid , elle encore presque une enfant ... lui tout puissant, lui qui règne sur les océans et mers de la terre entière, lui dont les effroyables colères font trembler le monde, lui si orgueilleux, est furieux de se voir repousser... mais ses pouvoirs sont immenses !
    Il se métamorphose  en beau jeune homme, prend la mer sur une embarcation si fragile qu'elle s'échoue sur une crique près de l'habitation sous marine de sa belle... et ce qui devait arriver arrive ... elle le sauve, a pour lui un coup de foudre " fulgurant "  " ... vous imaginez  la suite !
    Après avoir assouvi son désir primaire , épuisé en peu de temps par cette passion qui l'emprisonne, il a d'autres (poissons) chats à fouetter, le vieux séducteur satyre qui se fiche éperdument de cette Lolita des profondeurs abandonne froidement  la belle enfant  pour retourner dans ses abysses, vaquer à ses affaires divines, sans lui avouer son imposture ...
      
     Elle pousse  alors un profond soupir
    il est  happé délicatement par le vent
    Il l'emporte avec lui à travers champs, monts, forêts et océans
    le souffle sur une plage lointaine....
    On peut toujours entendre cette plainte lorqu'on s'y promène  ...
     
     

    Juliette 

      
     
     
     
     
     

    Cui ! cui !

     
     
     
     
    Je suis en plein soleil, et j'écris sur mon écran miroir.
     
    Oh ! miroir, mon beau miroir, dis moi qui est la plus belle !
    Sans aucun doute c'est toi maîtresse !
     
    Je ne vois pas grand chose, ce n'est pas bien grave, je force mes yeux à s'adapter à cette intense  lumière et Ô miracle, ils transforment ces hiéroglyphes en alphabet, les déchiffrent ...
     
    Le sirocco qui souffle macule ma toile de poussière rouge...

    Je la nettoie en rouspétant, mais c'est excellent d'être en plein air , sous ces rayons de miel qui réchauffent mes vieux os  .              

    Je me croirais presque à Accapulco !  

    Mes pensées se libèrent, s'envolent comme un pollen, tourbillonnent, s'éparpillent, puis reviennent se remettre au chaud dans ma cervelle d'oiseau, tranquilles !

    Et c'est la fin des haricots , le soleil va se cacher , je vais rentrer dans mon bungalow , mes doigts commencent à avoir froid , et se crispent, c'est dur la vie d'artiste !

    Et puis je ne vois plus rien !

    A demain si vous le voulez bien ... ou à la Saint Glinglin ...

      Juliette

     

      

    Après l' ô rage !

     
     
       
     
    Quand la vie commence à ressembler
          A une mauvaise plaisanterie
     
                                                          Que mes rêves de sérénité      
                                                                Partent en fumée
                               
              Que même un air gai
      A un goût amer de triste jour de pluie
                  Que tout est  gris
                  Que j'ai plus envie
                                                       Que de vilains personnages
                                                      Méchants comme des teignes
                                                              Avides de blesser
                                                             Gachent ma journée
                                    
                                                 Qu' une odeur de mal règne                 
                                                  Alors j'enrage !
                                                  Et je pleure un bon coup
                                                   En traitant la vie de tout
                                                   Ca soulage ...
                             Et ma rage
                            Disparaît et  passe
                          Comme un sale orage
                          Me laissant vide et lasse
     
      Je me ressaisis
      C'est l'accalmie
       Puis l'éclaircie    
     Et je remonte vite sur mon nuage ...
     
     
    Juliette 
     
                                                 
     
     
     

    Poèmes d'une autre époque

     
     
                                         
    Il lui offrit un écrin en velours
    D'un rouge chatoyant
    Elle l'ouvrit croyant à un bijou
    Mais fut désappointée
    Il était vide.....
    Elle ne vit pas qu'il y avait mis son coeur
    Rempli d'amour pour elle 
     
     
     
      
     
    Mon doux secret est au chaud dans mon coeur
    Il y sommeille depuis longtemps
    Je  ne veux pas le réveiller car j'ai trop peur
    Qu'il ne le quitte éternellement
     
     
     
                                                   
    Un baiser me suffirait
    Un comme tu m'en  faisais
    Avant de me cacher
    Au fond de tes pensées
    Un tendre tu me disais
    Tu sais j'ai pas oublié
    Pourtant le temps est passé
    Où tu me donnais des baisers. ..
     
      
                  
                           
    Elle l'a connu
    Il l'a émue
     
    Elle l'a aimé de tout son coeur
    Elle croyait que lui aussi l'aimait de tout son coeur
     
    Elle ne savait pas que ce n'était que du désir
    Elle le désirait aussi mais elle l'aimait tant
     
    Elle n'imaginait pas que son désir assouvi
    Il ne penserait plus à elle
     
    Elle souffre tant de cet oubli
    Elle
    Elle n'a pas oublié
    Elle essaye
    Elle ne peut pas
     
    Elle espère seulement
    Qu'avec le temps
    Sa peine foute le camp
     
     
     

    Serre moi très fort
    Ne dis rien
    Caresse mon corps
    Fais moi des calins
    Regarde moi dans les yeux
    Ecoutons les quatre saisons
    Seuls et heureux
        Et dansons ! dansons ! dansons !
    Oublions tout

    Ne pensons qu'à nous
    Seuls et amoureux
     
     
     
     
    Dis ! pourquoi t'es parti
    sans un bruit
    comme un voleur
    tu t'es enfui
    comme un malappris
     
    As tu eu peur
    de ma douleur
    de mes pleurs
    que je te supplie
     que je crie   ?
     
    Dis ! pourquoi  tu m'as quittée
    comme  ça
    sans un mot
    c'est pas jojo
    c'est bas !
     
    Dis ! pourquoi  t'as emporté
    tous nos objets
    en me  laissant que des regrets
    t'as tout pris
    je  te maudis !
     
    Dis ! pourquoi  tu me laisses ?
    tu as oublié  tes promesses ?
     nos moments de bonheur sont pour toi fanés
    comme les fleurs que tu m'offrais ...
     Dis ! tu m'as pas vraiment aimée !
     
     Dis ! tu mérites  pas de rester dans mes pensées
    T'as bien  fait au  fond de  t'en aller
    je vais vite t'oublier crois moi !
    mettre  une grande  croix
     
     
    sur toi ...
     
     

     

     
     Bientôt je t'aurai oublié
    Bientôt j'aurai plus rien pour toi
    Bientôt tu seras plus dans pensées
    Bientôt très bientôt je crois
    Bientôt mon chagrin se sera envolé
    Bientôt je serai à nouveau moi
          Bientôt je te regretterai  ...
      

     
     
    Sous un pin ils s'embrassent
    Sur le sable chaud s'enlacent
    Sous la chaleur torride se caressent
    Et monte en eux une folle ivresse
     
    Le désir les innonde
    Ils en fondent
    De joie
    S'y noient
     
    Plus rien n'existe que leur plaisir
    Ils le savourent comme un vampire
    Se délecte d'un corps
    Jusqu'à la mort ...
     
    Ils se cajôlent nus
    Sans retenues
    Avec tendresse
    Délicatesse
    En frémissant
    En soupirant
    Des mots coquins
    De galopins
     
     Puis vont se jeter assouvis
    Dans les vagues de l'océan
    Où le désir les reprend
    Infini
     
                                   
     

     
     
    Y'a un petit trou dans son coeur
    il lui donne encore du chagrin
    il en coule quelques larmes
    il les essuie  vite avec sa main
    mais ce n'est plus un drame
    seulement une vague douleur ...
     
    Juliette