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Araignée du soir... sans espoir
Par une terrible nuit hivernale
tremblante comme une feuille
une araignée erre sous une pluie glaciale
espérant trouver un point d'accueil ...
Une lumière brille au fond du bois :
quelle aubaine
une habitation humaine !
elle y trotte remplie de joie ...
![]() Elle rentre en douce dans la maison consciente du danger :
" en effet la majorité des hommes n'apprécient pas les étrangers
surtout ceux qui franchissent sans permission leurs frontières sacrées "
S'ils les attrapent, ils n'ont aucune pitié ...
Elle se faufile heureuse quand soudain un balai tente de l'écraser
elle esquive aussi de peu un énorme pied !
terrorisée elle se cache dans un recoin lorqu'une main la saisit
puis la jette dans une flaque d'eau sans préavis !
![]() Juliette sur sa toile
Querelle dans le ciel![]() Notre galaxie est en crise, le soleil et la lune se disputent pour une bêtise .
La lune, très énervée jette à la face de son compère, quelques pierres, certaines ratent leur cible et virevoltent dans l'univers !
les méteorites pleuvent, s'écrasent sur quelques planètes, dont notre vieille terre !
toutes rouspètent, le soleil excédé par les gamineries de sa vieille amie lui lance un mesquin " Va voir ailleurs si j'y suis ! ",
Très vexée la lune le prend au mot, et s'éclipse illico !
Rempli de regrets, notre bel astre qui n'est plus du tout joyeux, ne tarde pas à briller de mille feux, illumine nuits et jours de ses brûlants rayons les cieux, espérant attendrir sa compagne de toujours .
La terre bouleversée par cette querelle qui lui donne très, très, très chaud, tourne sur elle même comme une girouette afin de créer des courants d'air, nous mettant la tête à l'envers !
c'est l'anarchie dans l'espace, le chaos total ... le soleil pleure des larmes de feu , la terre elle aussi est inquiète.... la lune en fuite reviendra t'elle ?
Juliette
Mon coeur artichaut !J'ai le coeur aussi tendre que celui d'un artichaut
on le dit volage car il se pâme à tout vent
brûle d'amour lorsque le frôle un sirocco
s'enflamme sur le passage d'un ouragan
une douce brise qui l'effleure l'émoustille
un fulgurant mistral suffit à l'embraser
le souffle d'une petite bise le titille
un chaud vent d'autan lui fait perdre la tête
une tramontane impétueuse le fait craquer
il devient fou devant une superbe tempête...
On le juge superficiel et frivole
car à chaque jolie rafale il prend son envol
mais il a des ailes dont je perds le contrôle ...
Pour qu'il reste fidèle je les ai un jour coupées
elles ont aussitôt repoussé
un charmant courant d'air l'avait frôlé !!!
Juliette
Tous les chemins mènent ... au turbinAprès un mois de travail en décembre,pas vraiment fatiguant , mais stressant à cause d'une employeuse insupportable, j'ai décidé de boycotter les travaux forcés cet hiver, de rester peinarde, au chaud dans mes pénates, de ne faire que ce qu'il me plaisait de faire ...
c'est à dire la cigale !Mais voilà que l'A.N.P.E s'en mêle, me convoque pour un entretien, me propose deux emplois merdiques "offerts" par les plus grands rapaces de ma vallée, que je refuse en expliquant franchement que j'en ai marre de trimer dur pour des gens qui sous payent, n'ont pas plus de considération pour toi qu'ils n'en auraient pour une éponge, un balai, ou un vieil aspirateur !
le gars est sympa , il rit et ça passe à l'as !
Et puis, il y a trois jours, le téléphone sonne, et au bout du fil , la patronne d'un grand hôtel au pied des pistes de ski, me demande si je peux venir le lendemain pour un remplacement à durée prolongée !
non !!!!!!!!!!!!!! pitié !
Mais, impossible de refuser sous peine de me voir couper mes quelques vivres, j'ai seulement posé mes conditions d'horaires, vu que je n'habite pas la porte à coté... que je ne conduis pas... et, depuis, je tends de nouveau mon pouce sur le bord de la route, qui ne mène pas à Rome, mais au labeur , quelle galère !
Question salaire, je ne me leurre pas , ici comme ailleurs c'est le S.M.I G !
Que demande Juliette ?
Qu'on lui foute la paix !!!
Splendeur... et ... Déclin Délicieuse et inespérée comme un mirage, émoustillante et pétillante de vie, elle promène innocemment dans le village, ses cuisses potelées fort jolies, ses longues gambettes dorées, que Joséphine Baker lui aurait enviée, ses seins qui feraient se damner, même le plus sain des saints, ses mignonnes fesses dodues, et son visage angélique pour lequel Leonardo aurait quitté sa Joconde sans le moindre chagrin !
Jalouses les bigotes diaboliques font de longues prières, n'en pouvant plus, les maris insatisfaits trottent autour de leurs mémères, les chats en rut partout se frottent, les vieilles filles aigries commèrent , les épouses ennuyeuses se désespèrent, les adolescentes à qui mieux mieux la critiquent, les jeunes gars deviennent tout à coup très joyeux, et les petits pépés coquins et lubriques, en silence se régalent les yeux...
Un demi siècle après Lolita qui a perdu tous ses attraits , les seins desséchés, les cuisses et jambes maigrichonnes, le visage parcheminé de rides profondes, pauvre fleur fanée, arpente les rues de son village en toute tranquillité, plus personne ne la regarde, elle est devenue transparente !
Le temps qui passe lui a volé sa beauté, la vie dont elle a joui à fond l'a usée, mais elle n'a aucun regret, ses souvenirs l'aident à continuer ... et c'est elle qui maintenant contemple les splendeurs de la nature ...la roue a tourné ....
Juliette
C'est quoi la vie ? Tudor Banus : Arbre de vie
![]() C'est quoi la vie si on a pas un grain de folie ?
C'est quoi la vie si on la subit comme une maladie ?
c'est une mauvaise plaisanterie ...
C'est quoi la vie si on ne la croque pas à pleines dents ?
C'est quoi la vie si on ne croit plus aux printemps ?
c'est un sale moment...
C'est quoi la vie si on perd son coeur de môme ?
C'est quoi la vie si on aime que sa pomme ?
c'est d'un monotone ...
c'est quoi la vie si on a l'esprit riquiqui ?
C'est quoi la vie si on ne pense qu'à ses petits soucis ?
c'est tout gris...
C'est quoi la vie si on ne lui fait pas de pieds de nez ?
C'est quoi la vie si le plaisir d'exister s'en est allé ?
c'est vraiment pas gai ...
C'est quoi la vie si on se lève toujours du pied gauche ?
C'est moche ...
C'est quoi la vie sans rock and roll ?
Ce n'est pas drôle ...
![]() Le couteau !Elle l'aperçoit une nuit dans un café, attablé seul devant un jambon beurre .Il a tout du héros ténébreux, une vraie gueule d'acteur !
Un type de très grande taille, pas le genre à passer inaperçu , le crane rasé, le visage balafré, un air de férocité, une mine assez patibulaire ... quel bel homme pense t'elle ! ( chacun ses goûts me direz vous ! ), il la captive, en la regardant goûlument dans les yeux, prêt à la croquer comme une pomme !
Prise d'un coup de foudre, elle l'invite à dîner chez elle aux chandelles, mais mauvaise surprise ... la bouteille de gaz est vide !
affamé, il hurle comme un fou : " J'ai la dalle nom d'un chien !!! "
Ses gigantesques mains dont elle espère des calins et non des taloches fouillent alors rapidement ses poches, en sortent un énorme couteau de boucher affuté, brillant comme un miroir, qu'il caresse doucement en sifflotant ...
Il tient l'arme, se dirige vers elle lentement ...et, sans un mot, écrase sa bouche sur ses lèvres , puis, espiègle lui murmure à l'oreille : " Pourquoi as tu peur poupée ? Fais moi un sandwich maintenant ... j'ai faim mon petit oiseau ! "
Finalement elle a du goût ... il a de l'humour !
Juliette
Convoitise ...Dès qu'il l'aperçut, longue et fine, sa peau ambrée gorgée de soleil, resplendissante de vie, pourtant entourée de nombreuses belles amies, aussi affriolantes qu'elle, d'âge mûr, mais tellement désirable, avec ses jolies rondeurs qui débordaient, il eut une envie folle d'elle, envie de la déshabiller doucement de sa robe, envie de goûter sa chair tendre et parfumée, envie de croquer ses appâts , envie d'assouvir sa gourmandise... avant qu'un autre ne le fasse !
elle attirait en effet les regards remplis de convoitise de tous les passants, mais la jalousie le rendit plus leste que le plus leste des singes !
il fut le plus rapide, et sans lui faire la cour, sans un seul mot de tendresse, il la cueillit, l'arracha à sa vie paisible, l'éplucha, et dévora lentement et goûlument son corps doux et fruité...sans lui demander son avis ...
Puis après s'être régalé de sa chair, soulagé de son désir,
il se lécha les babines, jeta les restes, désormais inutiles de la pauvrette, au milieu des herbes folles ! miam ! miam ! qu'elle était bonne !
Guglietta
![]() Chanson d'amour ...Effleure moi
effeuille moi
fais moi perdre mes moyens
sous tes calins
Brûle ma peau
de baisers infernaux
fais moi défaillir
de plaisir
![]() Envoie moi au septième ciel
sirote moi comme du miel
dévore moi toute crue
fais moi partir... vers l'inconnu
Aime moi tout court
sans détours
envahis moi de toi
de ton amour sans loi
ça y est j'ai disparu
pour l'absolu ...
Juliette
Adieu veaux, vaches et cochons !Il arriva un jour d'hiver dans ce petit village de montagne, très haut perché, qui perdu au fin fond du monde vivait presque complètement en autarcie, difficilement accessible à cause d'une unique route tortueuse, verglassée, où rien ne pouvait attirer le touriste, si ce n'est la beauté intacte et sauvage de la nature .
La population avait compris que pour vivre heureux, il valait mieux vivre caché !
Les habitants surpris virent tout de suite qu'ils n'avaient pas affaire à un homme commun, il alla directement s'installer, sans saluer personne, à une table de l'unique auberge du hameau, et après avoir commandé et mangé un repas gargantuesque, paya en espèces, étalant aux yeux de tous un énorme portefeuille en peau de serpent , dégorgeant de billets !
![]() Moebius
Puis il alla rendre visite au maire déjà averti de sa présence qui accepta de recevoir cet étrange personnage sur le champ !
Quelques longues heures d'attente après, ils ressortirent bras dessus, bras dessous, l'étranger hautain, méprisant, affichant un sourire de conquistador ... ainsi qu'une immense langue de reptile, qu'il tira arrogamment, outrageusement à la foule des curieux, réunis sur la place, plus que stupéfaits par cette attitude cynique .
Le maire penaud, honteux, tête basse, le présenta d'une voix chevrotante comme le nouveau propriétaire du village et de ses montagnes, qui allaient être prochainement transformés en une gigantesque station de ski ultra moderne, que les touristes rejoindraient grâce à une future autoroute, un aéroport ou bien par voie ferroviaire .
Puis, le bourgmestre s'enfuit à grandes enjambées, sans demander son reste, sous les huées et les pierres de la population furieuse et abasourdie, qui n'osa pas s'attaquer à l'étranger... lequel du haut de ses deux mètres continuait à les narguer !
Le maire, contre la promesse d'une existence luxueuse venait de vendre le village et sa tranquillité au diable personnifié!
Juliette
Rien n'est aussi ... Dali : fleur de paix
![]() Rien n'est aussi précieux que la vie
Rien n'est plus monstrueux que de tuer
Rien n'est aussi vivifiant que le rire
Rien n'est plus malheureux que de sangloter
Rien n'est aussi radieux qu'un sourire spontané
Rien n'est plus triste qu'un visage fermé
Rien n'est aussi beau que l'amour
Rien n'est plus malsain que la haine
Rien n'est aussi apaisant que la sérénité
Rien n'est plus inquiétant que le stress
Rien n'est aussi ravissant que de rêver
Rien n'est plus alienant que le manque de liberté
Rien n'est aussi réconfortant que l'amitié
Rien n'est plus désespérant que la solitude
Rien n'est aussi vrai que la sincérité
Rien n'est plus laid que l'hypocrisie
Rien n'est aussi grand que la générosité
Rien n'est plus vilain que l'égoisme
Rien n'est aussi doux que la tendresse
Rien n'est plus dur qu'un coeurde pierre
Rien n'est aussi parfait que la paix
Rien n'est plus horrible que la guerre ...
Gavée comme un oie ...L'étalage exubérant de nourriture durant les fêtes m'a gavée ... comme une oie !
mais ils n' ont pas dévoré mon foie, qui de toute façon trop imbibé est avarié ... et mon portefeuille n'a pas participé à cette orgie idiote de dépenses indécentes... pour tellement de gens qui n'ont pas grand chose à se mettre sous la dent ni sur le dos !
Non, je ne parlerai pas de la misère mais des faux-culs qui m'exaspèrent, ceux, faux-jetons, qui pour les fêtes, deviennent tout à coup bons, altruistes, et le reste de l'année, oublient leurs belles paroles, ceux, horripilants qui ne pensent qu'à remplir leur déjà gros compte en banque en vendant tout et n'importe quoi, ceux je-m'as- tu -vu, genre quelques bigots de mon patelin, qui se mettent sur leur trente et un pour courir à la messe ...
Noël et ses festivités, je m'en fiche comme de l'an quarante, je n'ai guère mieux mangé que d'habitude ... ni fait de folies, juste quelques repas simples et joyeux, avec des amis ...
j'ai écouté le pape formuler ses voeux désuets à la télé, lui aussi n'en a pas grand chose à faire du malheur des plus démunis, j'ai entendu Sarko débiter sa mensongère rengaine, j'ai vu aux infos un reportage honteux le soir du réveillon, où l'on nous montrait des chalets à Méribel loués 42 mille euros " la semaine" juste après nous avoir parlé de personnes qui elles se régalaient d'un petit festin offert par une association ...
j 'ai bossé en décembre pour un salaire ridicule dans un magasin de sport, et j'ai quitté ce boulot, hier soir avec plaisir, trop stressée par une patronne hystérique, obnubilée par le fric ...
Juliette " plus oie blanche "
Bonne année mes potes et potesses !Alors, comme nous sommes maintenant interdits de photos et dessins érotiques, même à peine sensuels, sur nos espaces, sous peine d'en être bannis,( ce qui me fait penser à une nouvelle ère fasciste), que notre époque devient dégueue, hypocrite, que certains commencent à en dénoncer d'autres par mesquinerie, jalousie ... voici les voeux d'une Juliette naturelle ( ci dessous) et toujours rebelle ...que l'on ne pourra pas incriminer de lubricité ...
pas vraiment sexy ni alléchante , qui n'est pas allée se faire de lifting depuis belle lurette ... un matin du 1 janvier de l'an 2009 ... et qui vous bise ...Elle vous souhaite potes et potesses ....du bonheur à ne plus savoir qu'en faire ... d'innombrables moments d'intense tendresse ... beaucoup de pépètes ... et une forme d'enfer !
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