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    Déconnexion

     
     
                                  
    Frankie Goes To Hollywood - Relax
     
     
     
     
    Relaxons nous dans ce monde de fous ... 
    On peut très vite déconnecter
    de ce qu'on appelle la réalité
    devenir si ce n'est un schyzo
      mais un barjot !
    pêter les plombs 
    ou bien un cable
     
    Bof , et puis on s'en tape ...
    du qu'en dira t'on ! non ?
    soyons avant tout nous !
    et dansons la vie sur un air de rap
    ou de charleston
    comme il nous plaira
    tout en restant aimables
     
    Je suis la reine des pommes
    je n'aime pas les normes
    ni les préméditations
    c'est ça le pire
        je préfère vivre et rire ...
    sans faire de tralalas
    et à bas les cons  !
     
    Je ne sais pas quand je reviendrai
    vous saluer copains et copines du net
     en attendant vous resterez
    bien au chaud dans ma petite tête
    parole de Juliette
     qui sous peu change de maison
     et déconnecte ...
     
    Mais ce sera pas à perpète !
     
     
     
     
     

    Buffet montagnard !

     
     
     
             
     
     
    je n'ai pas d'inspiration en ce moment, car tout le monde sait qu'un boulot tel que serveuse, plongeuse, éplucheuse de patates, de carottes, d'oignons et de gousses d'ail ... ne favorise pas l'activité cérébrale.
     
    je pratique ces excitantes disciplines dans une cuisine perchée à mille sept cent mètres d'altitude dans laquelle des milliers de gouttes d'eau suspendues au plafond percutent doucement mais sûrement nos crânes, au milieu d'un tel brouillard que quelquefois je m'imagine être dans une ruelle de Venise en hiver, et malgré mes chaussures adhérantes je me tape de fabuleuses glissades sur le carrelage innondé, dignes d'une patineuse expérimentée, car je ne tombe jamais ni ne lache tout l'attirail que je trimballe ! 
     
    En moins de deux, tous les matins après avoir cassé à grands coups de rouleau à patisserie les restes de glace sur le buffet des salades et desserts ( je me délivre de mes instincts sanguinaires ), trimballé comme Cosette de grands seaux de pilée pour le retaper, les doigts ankylosés, je coupe tartes et gâteaux en parts inégales, je remplis des saladiers de fromage blanc agrémenté de myrtilles, et de divers produits chimiques, je prépare des îles flottantes ( quand viendra donc mon tour de contempler de près la beauté de l'une d'elles ? ) sous les incessants " Juliette où tu en es ? " ou "  Juliette n'oublie pas çi et ça " du chef adorable mais très nerveux qui nous dirige ... il se fait beaucoup trop de bile !
     
    je dois toujours prendre soin de ne pas déraper dans l'incessant va et vient entre chambre froide, cuisine et self, car je suis armée de couteaux, chargée comme un baudet de divers ustentiles...
     
    Tout celà en surveillant l'heure parce qu'à midi, les sangliers sont lachés et le buffet pris d'assaut par ces skieurs chevronnés qui glissent entre salades et gâteaux ...avec plus ou moins de dextérité...
     
    Quelquefois l'un d'entre eux s'étale ...et il m'incombe de ramasser les reliquats de ce crabe téméraire et de ses pots cassés ...
     
    Jusqu'à quinze heures je navigue ensuite sans cesse de la terrasse froide mais ensoleillée où je récolte les résidus parsemés du festin gargantuesque jusqu'à la cuisine tropicale ...au milieu de la foule affamée  et de son brouhaha !
     
    Puis s'ensuit le nettoyage à grande eau bouillante de ce gigantesque champ de bataille avant la fermeture du télésiège qui nous emportera à toute allure vers le repos bien mérité de guerriers de l'apocalypse dans un vrombissement de joie ...
     
     
    Juliette au turbin
     
     
     
     
     
     

    Hauteurs et froideurs

     
                         
     
     
    Voilà  une  musique  reposante
    Qui  n'inspire  que  la  paix
     
    Voilà  l'immaculée  blancheur 
    Des  hauteurs  qui  m'entourent
     
    Voilà  la  sérénité  que  j'éprouve 
    En  allant  trimer tous  les  jours
    Sous  des  températures  frigorifiantes
     
    Voilà  un  aperçu des cimes
    Qui  donnent  le  tournis
    Me  rendent  louve
    Me  font quelquefois  peur
     Moi  qui  crains les abîmes
     
    Voilà  les sommets  enneigés
    Sur des  kilomètres  à  la  ronde
    Qui  font  partie  de  mon monde
     
    Voici  mon  univers  glacé !
     
     
    Juliette   congelée